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dimanche 4 mars 2018

La Mariée de Ceylan ; Dinah JEFFERIES.


Édition : Milady
Prix : 18,20 €
Sortie : 14/02/2018
Pages : 576
Ebook : Oui - 9,99 

La Mariée de Ceylan
Dinah JEFFERIES.



Résumé.

À dix-neuf ans, Gwendolyn Hooper débarque à Ceylan pleine d’espoir et impatiente de rejoindre son nouvel époux, un riche planteur de thé. 

Mais l’homme qui l’accueille se révèle rapidement très différent de celui dont elle est tombée amoureuse à Londres. Sombre et distant, Laurence se consacre à son travail, laissant sa jeune épouse découvrir seule la plantation. 

Lorsqu’elle tombe enceinte, Gwen est folle de joie à l’idée d’avoir des jumeaux. 

Mais lors de l’accouchement, la jeune mère se retrouve face au plus terrible des dilemmes et doit faire un choix… 

Si un jour la vérité éclate, Laurence parviendra-t-il à comprendre et à lui pardonner ?















Avant de commencer, je souhaite remercier Babelio et Milady qui, grâce à une masse critique, m’ont offert l’opportunité de découvrir ce titre.

« La Mariée de Ceylan » va vous plonger dans les années 1920-1930. 
Nous allons suivre Gwendolyn, une jeune femme de dix-neuf ans qui va quitter son Angleterre natale pour aller vivre avec son mari, Alexander, à Ceylan. Ce dernier est un riche planteur de thé et sa vie est bien différente du quotidien qu’a toujours connu Gwendolyn.
Alors qu’en arrivant elle découvre un nouveau monde et une nouvelle culture, elle se rend compte que son mari est bien différent de celui qu’il était en Angleterre. Ici, il est distant et délaisse peu à peu sa femme.
Lorsqu’elle tombe enceinte, Gwendolyn attend avec impatiente l’arrivée de ses jumeaux.. Sauf qu’à leur naissance, elle doit prendre une terrible décision qui changera à jamais sa vie.

Le résumé me tentait énormément. Avec ce titre, je m’imaginais voyager, ressentir des émotions et m’imprégner de la culture de l’époque.
On peut dire que c’est chose faite. Dinah JEFFERIES réussit avec brio à nous plonger dans cette époque et à nous faire vraiment croire que nous y sommes. Son texte est riche, étudié, le travail de fond a dû être vraiment colossal. On a vraiment l’impression de sentir les odeurs des épices, la chaleur étouffante de la mousson. J’ai vraiment apprécié cette immersion dans l’univers de l’auteur, univers qui paraît plus que réel.

L’histoire est quant à elle bien mystérieuse.
Avant même de rencontrer Gwendolyn, nous faisons la connaissance d’une mystérieuse femme. Son identité nous sera révélée que bien plus tard dans le livre, mais nous nous doutons de qui elle est. Elle est très présente dans le récit, du début à la fin, et même si son évocation est taboue, elle plane comme un fantôme, comme une malédiction sur les têtes de tous nos personnages. 

Ce côté un peu mystique, un peu surnaturel est aussi souvent présent durant tout le livre. Cela emmène de la noirceur, mais aussi du stress et de la peur. Cet aspect est relevé notamment par le côté psychologique de cette histoire. Il y a comme une descente aux enfers que les personnages vont subir et l’on ne sait pas s’ils vont réussir à revenir à eux. A revoir la lumière. Cette tension est particulièrement oppressante et ajoute une dimension au récit que je n’imaginais pas. 
En lisant le résumé, je ne m’attendais pas à lire une histoire aussi sombre, aussi particulière, avec une ambiance parfois même malsaine.

J’avoue que même si l’histoire m’a plu dans son ensemble, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages.
J’ai trouvé Gwendolyn bien trop jeune et son comportement immature m’a parfois agacé. Même si elle a beaucoup de courage et de la force de caractère, son côté naïf m’a souvent dérangé.
Laurence, le mari de Gwendolyn, n’est pas le personnage qui est fait pour être aimé du lecteur. Il est distant, a des défauts et ne fait rien pour rassurer et aider sa femme. Par contre, j’ai agréablement été surprise par son évolution, notamment à la fin du livre.
Les autres personnages secondaires sont tous un peu détestables à leur manière. On a presque l’impression qu’ils ont tous un mauvais fond, mais je pense que cette impression est due au fait que l’histoire est narrée du point de vue de Gwendolyn et qu’à travers son regard, les autres personnalités sont perçues négativement à cause de son côté un peu psychotique. Exception faite de la soeur de Laurence, Verity ( qui porte d’ailleurs plutôt bien son nom ), qui est vraiment détestable au plus haut point.

L’histoire tourne beaucoup autour de deux thématiques.
La première est la grossesse de Gwendolyn qui va la mettre au pied du mur et qui va la mener à prendre des décisions qu’elle regrettera. Jusqu’au bout, on est tenu en haleine et l’on est surpris par l’ultime révélation. Franchement, je ne m’y attendais pas et ce retournement de situation est vraiment inattendu et plaisant.
La deuxième est la production de thé, avec tous les autres aspects qui en découlent. La question du travail, des droits du travail, du racisme, des révolutions, des castes,.. On pourrait continuer longtemps à énumérer cette liste. Ce côté historique est vraiment bien fourni et on apprend beaucoup de choses. C’est sûr que, parfois, c’est assez dense, mais je pense que ceux qui recherchent un contexte qui semble véridique en seront satisfaits.




En conclusion, « La Mariée de Ceylan » est une lecture qui m’a surprise. Dinah JEFFERIES a réussi à me plonger dans son histoire, à me faire croire en sa véracité, à me faire voyager et ressentir des sensations. J’ai également été étonnée de me plonger dans une histoire plus sombre que ce que je pensais, que ce que le résumé pourrait faire croire. Loin d’un récit historique classique, on s’approche beaucoup plus du drame. 
Alors oui, c’est une histoire dense qui se savoure et qui mérite d’être lue. Cependant, il faut s’accrocher car certains passages sont vraiment durs. 





Un livre à lire si vous aimez les fictions qui mélangent histoire et drame.









Avez-vous lu ce livre ? 

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samedi 17 juin 2017

Coup de foudre à Manhattan, tome 1 : Nuit blanche à Manhattan ; Sarah MORGAN.

Édition : Harlequin
          Collection &H.
Prix : 14,90 €
Sortie : 01/03/2017
Pages : 486

Coup de foudre à Manhattan, tome 1 :
Nuit blanche à Manhattan
Sarah MORGAN.



Résumé.


Un nouveau projet, une nouvelle vie, et le ciel de Manhattan pour seule limite. 

Même si l’entreprise d’événementiel qu’elle vient de lancer avec ses deux meilleures amies est encore au point mort, Paige veut y croire. Mieux, elle a un plan : ne plus jamais laisser la peur de l’échec la paralyser, manger sainement et se tenir aussi loin que possible de Jake Romano – mieux  connu sous le nom de « Celui qui lui brisa le cœur ». 

A partir d’aujourd’hui, Paige ne pense plus au passé, seulement à l’avenir. Sauf que, dès sa première commande, son passé et son avenir se télescopent violemment. 
















Avant de commencer, je tiens à remercier Babelio car c’est grâce à l’une de leurs masses critiques que j’ai eu l’occasion de lire ce livre. Je remercie également les éditions Harlequin et la collection &H pour l’envoi.

« Nuit blanche à Manhattan » est le premier tome de la nouvelle série de Sarah MORGAN : « Coup de foudre à Manhattan ». Cette saga va mettre en avant un trio de femmes et chacune aura son propre tome. 
Dans celui-ci, nous rencontrons donc Paige. Elle travaille dans une société spécialisée dans l’événementiel et habite dans le même petit immeuble que ses deux meilleures amies, Frankie et Eva. Elles travaillent également dans la même entreprise et viennent toutes les trois du même petit village. Elles ont partagé leur passé ensemble, vivent le présent soudées et voient le futur à trois.
Sauf que cet équilibre si parfait s’effondre lorsqu’elles se font virer de leur travail. L’incompréhension, la colère et la tristesse sont leurs mots d’ordre, jusqu’au jour où Jake, le meilleur ami du frère de Paige, vient mettre son grain de sel : pourquoi Paige ne lancerait-elle pas sa propre entreprise ?
Motivée comme jamais, elle va se lancer dans ce plan ambitieux. Cependant, elle va devoir être obligée de voir plus souvent Jake, ce chef d’entreprise sexy qui est son premier amour.. Mais aussi son premier gros chagrin.

J’ai déjà lu un livre de Sarah MORGAN, le premier tome de sa série « Les frères O’Neil » que j’avais adoré. C’était une romance tendre, belle et tellement simple. 
Ici, avec cette lecture, je retrouve tous les éléments que j’avais déjà adorés avant. 

« Nuit blanche à Manhattan » est une romance comme on les aime.
Sarah MORGAN nous offre dans son livre une histoire d’amour simple à lire, à comprendre, à ressentir les sentiments par lesquels vont passer les personnages.
Toute cette sensibilité est bien mise en valeur par les protagonistes qui sont vraiment attachants.
Paige est une femme drôle, pleine de charme, intelligente et surtout très courageuse. On se prend d’affection très rapidement pour elle et plus la lecture avance, plus nous en savons sur son passé, et plus nous l’aimons.
Jake est quant à lui un homme comme beaucoup de femmes en rêveraient. Il est fort, il sait ce qu’il veut, a réussi dans la vie alors qu’elle ne lui avait pas donné les meilleures cartes. Il est sexy et très protecteur avec les personnes qu’il aime. Croyez-moi : plus d’une fois vous allez fondre devant lui.
Le fait qu’ils partagent un passé ensemble les rapproche et les sépare à la fois. Ils ont des secrets communs qu’ils cachent aux autres et, pour ma part, j’ai trouvé que cela rendait leur relation touchante.
De plus, Sarah MORGAN a vraiment un don pour développer ses romances, tout en douceur et en finesse. On passe par beaucoup d’émotions avant d’arriver aux points culminants de la relation et de développer ces histoires d’amour avec cette patiente-là rend le lecteur accro.

Le point fort de ce livre est également la présence très importante d’un autre thème : l’amitié.
Le trio que forme Paige, Frankie et Eva est parfait. Elles ont chacune leurs caractères, leurs idées, leurs envies, mais ce que l’on peut dire c’est qu’elles sont des amies, des vraies. Elles sont là les unes pour les autres, quel que soit le problème et rien que pour ça, on aimerait faire parti de ce petit groupe.

En dehors de cela, l’histoire de « Nuit blanche à Manhattan » est parfois un petit peu longue, notamment au début lorsque les filles se font licencier. 
Le processus de création d’entreprise est un peu long. Le fait que les personnages ne bougent pas vraiment puisqu’elles n’ont ‘rien à faire’ rend le début de ce livre un peu ennuyant. 
Heureusement, ce détail s’envole très rapidement.

La fin est quant à elle superbe.
Pour moi, c’est l’apogée de l’histoire. Oui, c’est cliché et même les personnages en rigole. Mais au moins, ça a le mérite de nous mettre le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux.




En conclusion, « Nuit blanche à Manhattan » est une belle surprise. Sarah MORGAN a réussi à m’envoûter de nouveau avec cette histoire d’amour remplie de tendresse, de passion et d’amitié. Presque tout est parfait : les personnages, la romance, les thèmes abordés. C’est une romance comme on les aime, dans laquelle on plonge avec une facilité déconcertante et dont on ne veut plus en sortir.







Un livre à lire si vous aimez les histoires d’amour sans chichi, mais pleines d’émotions.













Avez-vous lu ce livre ? 

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jeudi 15 décembre 2016

Comment j'ai appris à voler ; Kathryn HOLMES.

Édition : Hugo&Cie
          Collection New Way.
Prix : 17 €
Sortie : 03/11/2016
Pages : 360

Comment j'ai appris à voler
Kathryn HOLMES.



Résumé.

Sam rêve depuis toujours d'être une ballerine professionnelle. Mais c'était avant que son corps ne s'en mêle, à s'arrondir à des endroits inappropriés... Bientôt, la jeune fille qui la regarde dans le miroir devient une étrangère. 

Après une série d'attaques de panique, sa mère – qui ne fait qu'accentuer ses complexes – décide de l'envoyer dans un centre de traitement pour jeunes filles rencontrant des problèmes d'acceptation de soi. 

Obligée de se livrer devant de parfaits étrangers, Sam n'a plus le choix. Si elle veut participer au ballet dont elle rêve tant depuis des mois, elle doit aller jusqu'au bout du programme. Elle trouve du réconfort auprès du bel Andrew, l'un des animateurs, et apprend peu à peu à dompter ses démons. 

Mais alors que les désillusions et les trahisons s'enchaînent, Sam trouvera-t-elle la force d'accomplir ses rêves?
















Un grand merci à Babelio et à sa Masse Critique, ainsi qu’aux Editions Hugo&Cie et à la collection New Way pour ce moment de lecture.

« Comment j’ai appris à voler » est le premier New Way que je lis. Je n’ai jusqu’à alors entendu dire que du bien de cette collection et j’étais donc ravie de pouvoir enfin découvrir leur univers.
Dans ce roman, nous allons suivre Sam, une jeune fille de 16 ans passionnée de danse. Cependant, depuis plusieurs mois, sa santé mentale et physique se dégrade. En cause : sa perte de confiance en soi suite aux transformations de son corps. 
Elle va alors intégrer, pendant plusieurs semaines, le centre ‘J’Optimise mes Performances’ qui vient en aide aux jeunes sportifs et artistes à canaliser leurs angoisses. 
Sam va y faire la connaissance des autres participants, mais aussi d’un ancien qui revient en tant qu’animateur, Andrew, qui ne va pas la laisser indifférente.

Je n’ai jamais été une grande sportive et je ne connais pas vraiment ce monde particulier où l’on doit constamment donner le meilleur de soi-même. 
Par contre, je peux dire que je me suis prise une grande claque en terminant ce livre. 
Kathryn HOLMES réussit avec brio à nous dépeindre cet univers si particulier, à nous faire ressentir toutes les sensations et le stress que peuvent vivre les jeunes sportifs. J’avais vraiment l’impression de faire partie de cet univers, d’être à la place de Sam.

Alors que l’on se doute plus ou moins de ce que peut se faire subir notre danseuse, l’aspect psychologique reste perturbant, déstabilisant et étranger à toute personne ‘saine d’esprit’. 
Tous ces passages dans lesquels sa ‘petite voix’ lui susurre toutes ces méchancetés, qui la plonge plus profondément encore dans la noirceur et qui la rend encore plus malheureuse sont vraiment atroces. J’en ai encore le souffle coupé et l’estomac noué de savoir que des jeunes filles sont dans cette situation. 

Même si ces dures thématiques sont les principaux thèmes abordés, « Comment j’ai appris à voler » a quand même des aspects lumineux. L’amitié, l’amour, l’acceptation de soi, le pardon sont mis en avant. Des petites touches qui redonnent espoir aux personnages, mais aussi à nous lecteurs.

Sam est une jeune fille qui m’a fait passer par tous les stades émotionnels possibles. J’avais envie de la prendre dans mes bras, du début à la fin du roman. Son évolution est spectaculaire, intense, même si elle est plutôt en montagne russe qu’ascendante. 
J’ai eu par contre un peu de mal à m’attacher aux autres personnages, pas assez mis en avant dans cette histoire et qui avaient pourtant l’air tout aussi intéressants que Sam. 

La fin est lumineuse et m’a un peu surprise. 
Je suis particulièrement sensible à la conclusion qu’a choisi l’auteur. J’ai été convaincue du début jusqu’à la fin par cette histoire, mais j’aurais quand même aimé savoir ce que devenait notre Sam quelques années plus tard.




En conclusion, « Comment j’ai appris à voler » est un livre qui m’a laissé sans voix, le souffle coupé. Kathryn HOLMES arrive à nous faire ressentir une multitude de sentiments différents grâce à sa plume et son univers bien travaillé. Les thématiques abordées sont dures et paraissent parfois un peu sombres pour le public touché par la collection New Way. Cependant, il délivre également de beaux messages qui mettent du baume au coeur et nous font croire en l’espoir.






Un livre à lire si vous aimez les récits riches en émotions, intenses, poignants.









Avez-vous lu ce livre ? 

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