dimanche 21 mai 2017

Nick and Sara, tome 2 : Rédemption ; Pauline LIBERSART.

Édition : Hachette Romans
          Collection BMR
Prix : 9,99 €
Sortie : 27/04/2017
Pages : 342

Nick and Sara, tome 2 :
Rédemption
Pauline LIBERSART.



Résumé.


Plus de trois ans se sont écoulés depuis le cauchemar que Sara-Jane Delaney a vécu avec le mystérieux Nick Volkonsky. Pour la fille du sénateur, tout cela est derrière elle, elle a refait sa vie.

Quand une vidéo de son agression au Mexique surgit de nulle part, et que son père se retrouve accusé de corruption, Sara décide d’appeler son ange à l’aide. Elle n’avait pas prévu que l’anonymat et la vie de Nick seraient menacés, qu’il serait rattrapé par ses ennemis, par son passé et ses secrets.

Alors que les événements s’accélèrent, que le danger est plus présent que jamais, Sara se refuse à perdre une nouvelle fois son ange. Elle est prête à tout pour le sauver, quitte à traverser l’enfer, une nouvelle fois…
















Je remercie Hachette Romans, BMR et Pauline LIBERSART pour m’avoir offert l’opportunité de lire ce livre.

Dans ce second et dernier tome de « Nick & Sara », nous retrouvons notre cher duo plus de trois années après les derniers évènements du premier tome. Ils ont tous les deux continué leurs vies chacun de leur côté, tout en gardant en mémoire ce qu’ils ont vécu ensemble.
Alors que Nick enchaîne les missions, Sara a repris ses études et s’est même réorientée dans le droit pour faire une carrière en relation avec les évènements tragiques qu’elle a vécus. Elle est fiancée et tout semble lui réussir, jusqu’au jour où ressurgit une vidéo d’elle lorsqu’elle était capturée par Montoya. 
Sara va alors recontacter Nick pour enquêter sur cette affaire, mais surtout pour l’épauler une nouvelle fois.

Le premier tome était une véritable bonne surprise et j’étais plus que ravie de savoir le fin mot de cette histoire. Comme le tome 1, nous avons un livre divisé en deux parties à savoir les saisons 3 et 4, chacune ayant sa propre intrigue principale même si tous les évènements se suivent et se complètent.

Dans la saison 3, nous allons donc voir comment Nick et Sara vont essayer de retrouver la trace de la mystérieuse personne qui a fait ressurgir une vidéo compromettante de Sara, entachant ainsi la campagne électorale de son père. 
De nouvelles intrigues apparaissent, touchant principalement le patriarche de la famille de Sara. 
En opposition à cette problématique, nous sommes également spectateur de l’attirance entre Nick et Sara. Ils essaient de ne pas le voir, de ne pas y prêter attention, mais les évènements qu’ils ont vécus ensemble rendent leur relation plus forte que tout. Le fait que Sara soit fiancée ajoute une tension bienvenue car nous retrouvons le Nick des débuts, celui qui est dur, froid et calculateur.

La saison 4 quant à elle se centre plus sur le personnage de Nick, sur son passé qu’il a voulu cacher à tout le monde, même à Sara. A travers une mission qui va éloigner Nick tant de Sara que de son équipe, ils vont petit-à-petit apprendre à le découvrir, à le voir d’un autre oeil.
Cette saison est touchante dans la découverte de ce personnage masculin qui nous est toujours apparu fort et sûr de lui. Ici, il nous dévoile ses faiblesses et j’ai trouvé qu’un peu d’humanité le rendait touchant.

Comme à son habitude, Pauline LIBERSART a réussi à me plonger dans son histoire avec beaucoup de facilité. Je suis toujours sous le charme de son style d’écriture : c’est toujours un plaisir de la lire. Elle sait alterner les instants d’action et les moments moins intenses de telle sorte que nous ne nous ennuyons jamais. 

Malheureusement, le côté négatif de ce tome est que parfois l’histoire va trop loin à mon sens. Plusieurs éléments me semblent surréalistes et j’ai eu du mal à y croire. Je parle notamment de la transformation de Sara entre la saison 3 et 4 : changer autant en si peu de temps ( sans compter le fait qu’elle n’était pas ‘maîtresse de son corps’ pendant quelques temps à cause d’un évènement particulier.. ). En fait, c’est plus l’accumulation d’évènements tragiques qui font que l’histoire devient finalement moins plausible.

Quant au final, j’étais contente des choix de l’auteur. 
C’était une bonne manière de clore sa série de façon aboutie et j’étais vraiment touchée par tous les sentiments qui sont véhiculés dans les derniers chapitres.




En conclusion, « Nick & Sara, tome 2 : Rédemption » est un second opus qui clôt plutôt bien cette série. Pauline LIBERSART a toujours le don de nous plonger dans son histoire, de nous rendre accro. Cependant, quelques éléments m’ont un peu dérangés parce qu’ils m’ont semblé un peu irréalistes. J’ai quand même été très satisfaite par l’ensemble de cette série, par ces personnages et son intrigue qui m’a vraiment tenue en haleine jusqu’à la fin. Découvrir Pauline LIBERSART dans un autre genre de romance a été une belle expérience que j’espère très vite renouveler avec ses prochains livres !






Un livre à lire si vous aimez les romances sombres, avec des complots, des enquêtes et du danger.









Avez-vous lu ce livre ? 

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vendredi 19 mai 2017

Un palais d'épines et de roses ; Sarah J. MAAS.

Édition : De la martinière jeunesse
          Collection Fiction J.
Prix : 18,90 €
Sortie : 09/02/2017
Pages : 525

Un palais d'épines et de roses
Sarah J. MAAS.



Résumé.


En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.

Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?

A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?

Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.
















Un grand merci à Babelio car c’est grâce à leur fameuse Masse Critique que j’ai eu l’occasion de lire ce livre. Je remercie également les éditions De la martinière jeunesse pour cet envoi.

« Un palais d’épines et de roses » est le premier tome d’une trilogie de Sarah J. MAAS. 
Nous faisons la connaissance de Feyre, une jeune femme vivant dans la misère avec son père et ses deux soeurs. Devant chasser toute la journée pour avoir de quoi nourrir sa famille, la jeune femme commet un jour l’erreur de tuer un Fae, un immortel. 
Car son monde n’est pas comme le nôtre : divisé en deux parties par un mur, il sépare les humains des immortels. Les uns ne doivent pas pénétrer dans le royaume des autres. C’est l’une des nombreuses autres règles qui ont été éditées au moment du Pacte pour que toutes les espèces puissent cohabiter.
Seulement, en tuant un Fae, Feyre se doit de payer sa dette en devenant la prisonnière de Tamlin, un Grand Fae. S’attendant au pire, la jeune femme est plus que surprise lorsqu’elle se rend compte qu’elle ne vivra pas dans une prison ou dans des cachots, mais plutôt dans un château digne des plus beaux contes de fées. Pire : tout le monde la traite comme une invitée. 
Ne comprenant plus ce qu’elle fait en ces lieux, Feyre va se rendre vite compte que de lourds secrets se cachent entre ces murs. Pourquoi Tamlin et les autres habitants portent-ils tous un masque ? Pourquoi la traitent-ils ainsi ?

C’est un livre qui a fait beaucoup parlé de lui sur la blogosphère. J’en ai lu des avis positifs à son égard et j’avais un peu peur de me lancer dans cette histoire, peur de ne pas aimer comme les autres, de passer à côté de ce récit, de m’ennuyer.
Ce fût tout le contraire !

Dès les premières lignes, nous sommes immédiatement plongé dans l’univers de Feyre. Son quotidien est difficile, froid et sans sentiment car pour elle chaque nouvelle journée est passée à survivre. On apprend petit-à-petit les bases de son univers qui est bien évidemment surréaliste et a donc ses propres règles.
En opposition au ‘monde des humains’, nous avons celui des Fae, les immortels. Plus grand, plus riche, merveilleusement fantastique, il contraste de manière évidente avec l’univers dans lequel Feyre a évolué. Tout est beau, riche en couleur et en vie, mais aussi en danger. Chaque nouvelle découverte était une surprise, un émerveillement, une frayeur. Je ressentais absolument toutes les émotions par lesquelles passait Feyre en découvrant ce nouveau monde et cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été aussi impliquée dans un roman fantasy. 

Alors oui, « Un palais d’épines et de roses » est une réécriture de « La belle et la bête ». Avant de commencer ma lecture, je ne le savais pas et pourtant les références n’ont cessé de me sauter aux yeux, si bien que j’ai très vite compris où l’auteur a voulu en venir.
Un charmant jeune homme qui peut se transformer en un énorme loup et qui est sous le joug d’une malédiction qui l’empêche d’ôter le masque qu’il portait lors d’un bal. Il vit dans un château magnifique qui inclut un beau jardin de roses que son père avait offert à sa mère pour lui rappeler son amour. Je pourrais continuer encore et encore, mais je vous laisse le soin de découvrir les références lors de votre lecture.
Cependant, même si Sarah J. MAAS a voulu reprendre les éléments classiques de ce conte, elle a également pris un grand virage par rapport à l’histoire originale. Ici, le récit devient vite sombre et mystérieux. L’histoire contient énormément de secrets et plus on avance dans le récit, plus on se rend compte de la complexité et de la noirceur de cette intrigue. Les personnages qui campent les rôles des méchants sont vraiment sombres et toute cette horreur est parfaitement dépeinte à travers les yeux d’humains de Feyre.

Sarah J. MAAS a une plume addictive qui arrive à décrire avec beaucoup de facilité cet univers qui nous est étranger. Pas un seul instant on se sent perdu dans son monde, les descriptions réussissent à être toujours parfaitement dosées de sorte qu’elles ne soient ni trop imposantes, ni trop peu existantes. 

La relation entre Feyre et Tamlin est vraiment intéressante à suivre. Dès les premiers instants, Feyre se conduit comme une véritable sauvage avec ce Fae qui l’a enlevé de sa famille. De son côté, Tamlin s’efforce à être cordial et poli. On sent que tous les deux ne supportent pas cette situation, mais qu’ils doivent faire avec. Entre les deux, nous avons Lucien, un Fae qui accompagne toujours Tamlin et qui joue les entremetteurs. Nous suivons donc avec beaucoup d’amusement les échanges entre ces trois personnages et j’ai pris énormément de plaisir à les suivre. 
L’évolution de la relation entre Feyre et Tamlin est menée de manière subtile et délicate. Ils passent par beaucoup d’étapes avant d’arriver à un semblant d’intrigue amoureuse et j’ai particulièrement été touchée par le fait qu’ils soient avant tout respectueux des valeurs que chacun véhicule. Malgré son apparence, cette histoire est terriblement romantique et regorge de petits instants de tendresse et de beauté.

Il y a également beaucoup d’autres personnages qui gravitent autour, tous avec une présence plus ou moins importante. Ils ne sont pas tous gentils, loin de là, et certains profitent clairement de certaines situations pour intriguer de leur côté, comme Rhysand. 
Ils ont chacun leurs histoires, leurs passés et leurs propres combats à mener et toute cette complexité rend l’univers encore plus fourni.

La fin est quant à elle vraiment surprenante.
Je ne pensais pas que la deuxième moitié du livre serait si palpitante et si riche en action. L’intrigue du récit avance beaucoup et de façon soudaine, nous rendant vraiment très accro à la dernière partie du livre. On a du mal à se détacher de l’histoire et l’on y revient très vite quand on doit laisser le livre de côté. Chaque chapitre à son importance et fourmille d’éléments qui nous aident à comprendre la fin, mais aussi d’autres qui présagent de nouvelles problématiques qui seront abordés dans les prochains tomes.
J’avoue, j’ai un petit pincement au coeur depuis que j’ai refermé ce livre. C’est vraiment une histoire qui me restera en tête et dont j’ai hâte de connaître la suite.




En conclusion, « Un palais d’épines et de roses » est une revisite vraiment plaisante, fantasy et sombre du conte de « La belle et la bête ». Sarah J. MAAS nous plonge dans son univers, nous rend dépendant de son histoire et nous fait ressentir une myriade d’émotions qui nous font passer des rires aux larmes. L’intrigue amoureuse dans ce livre est très présente, mais j’ai vraiment apprécié les différentes étapes par lesquelles vont passer les personnages, rendant leur relation plus légitime et plus mature que ce que l’histoire pouvait laisser présager.
Alors oui, même s’il y a quelques petits défauts, que l’auteur choisit parfois la facilité pour arriver à ses fins, je ressors de cette histoire véritablement conquise. Que l’attente va être longue avant d’avoir le second tome entre mes mains ! Un beau coup de coeur !





Un livre à lire absolument si vous aimez les univers fantasy, les romances et « La belle et la bête ».









Avez-vous lu ce livre ? 

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mercredi 3 mai 2017

Le Groupe ; Jean-Philippe BLONDEL.

Édition : Actes Sud Junior
          Collection Roman Ado.
Prix : 13,50 €
Sortie : 08/03/2017
Pages : 128

Le Groupe
Jean-Philippe BLONDEL.



Résumé.


Un roman polyphonique – un groupe de lycéens dans un atelier d’écriture – qui touche au coeur et dépeint avec une grande justesse les préoccupations de l’adolescence et le pouvoir de l’écriture.

François Roussel, professeur d’anglais et écrivain, se laisse convaincre de monter un atelier d’écriture pour les terminales de son lycée. Il se demande tout de même qui cela pourrait bien intéresser. Et puis les premiers inscrits arrivent : Léo, Émeline, Nina… et même Boris, le rigolo de la terminale ES. Ils seront douze au total, dix élèves et deux profs, réunis une heure par semaine dans un monde clos pour écrire. Pour tous, c’est un grand saut dans l’inconnu. Les barrières tombent, ils seront tous au même niveau, à découvert. Un groupe à part. Avec des révélations, des révoltes, des secrets qu’on dévoile. Des chemins qui se dessinent…
















Le prologue annonce la couleur et, surtout, nous captive : on va lire de vrais écrits d’adolescents.
Ce n’est pas une fiction comme l’on pourrait s’y attendre de prime abord, même si ce n’est pas tout à fait la réalité non plus.

Nous assistons donc à chaque séance du fameux comité d’écriture que va organiser Jean-Philippe BLONDEL, ou plutôt François ROUSSEL ( son double dans l’histoire ). Vont y assister, en plus de lui-même, une professeur de philosophie et dix élèves de terminales. Ils sont tous volontaires et viennent tous y chercher quelque chose de différent. 

Chaque séance a son exercice. D’abord simples et impersonnels, comme remplir des textes à trous, jusqu’à des exercices plus intimes comme lorsqu’ils doivent emmener l’objet qu’ils préfèrent le plus au monde. 
« Le Groupe » est un texte très court et dans cette fugacité nous voyons qu’à travers cet atelier chaque participant va évoluer. Ils vont réfléchir, se questionner, s’ouvrir au monde et surtout à soi-même et tout cela grâce au pouvoir de l’écriture. Chaque intervention est touchante et intense, nous montre un problème que tout un chacun a dû relever ou relèvera un jour. 

Beaucoup de thèmes d’actualité sont abordés à travers ces pages. Des intemporels comme les relations amoureuses, la vie familiale ou le fait de grandir, tout simplement. Il y a également des sujets plus lourds, comme la différence ou la trisomie. En fait, de ce livre se dégage beaucoup de noirceur qui finalement devient lumière grâce au regard presque enfantin de ces jeunes adultes. Oui, le lycée est la fin de l’enfance, le début de ‘la vie de grand’ avec toutes les responsabilités que cela englobe et ça fait peur. C’est également un saut vers l’inconnu qui peut nous apporter de belles choses. Jean-Philippe BLONDEL et tous ses élèves soulèvent des questions de la vie et nous font sourire, espérer, nous souvenir. 

Malgré tous ces aspects positifs, je suis presque déçue de ne pas avoir tous les écrits des participants de cet atelier d’écriture puisque certains ont tout simplement refusé qu’ils soient publiés. Je trouve cela dommage car il se dégage de ce livre une impression de ‘pas fini’,  comme s’il manquerait des pages. Nous ne comprenons pas tout le jeu de relations entre ces adolescents et j’aurais vraiment trouvé cela plus intéressant de découvrir tout dans son intégralité et pas simplement juste une partie. Ce livre aurait presque mérité d’être édité que si l’ensemble des textes étaient mis à disposition. 
De plus, le fait que les textes aient pu être retouchés par ces élèves m’a un peu déçue car je trouve que le texte perd de son authenticité. On voit bien, au fil des pages, que certaines phrases n’auraient pu être écrites par des élèves de terminale. A dix-sept ans, on a le droit d’écrire des phrases simples, voir maladroites et même à tout âge. Bref, j’ai trouvé que cela manquait de vraisemblance.
Enfin, je suis restée un peu de marbre en lisant les derniers textes car tout se termine de manière abrupte.




En conclusion, « Le Groupe » est un texte à plusieurs voix prenant. Jean-Philippe BLONDEL nous montre la vie, la vraie, à travers les voix d’adolescents qui se questionnent sur leur avenir avec des yeux d’enfants. C’est beau, c’est intense et l’on a plus d’une fois les tripes serrées. Que ça soit pour les jeunes ou les moins jeunes, ce texte visera juste à chaque fois. 
Cependant, le fait que tous les écrits ne soient pas réunis dans cet ouvrage et qu’ils aient été retouchés rendent l’ensemble moins vrai, moins complet.





Un livre à lire et à partager avec tous les membres de votre famille.









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