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dimanche 29 mars 2020

Swan River, tome 2 : Cassandra et ses soeurs ; Anna JACOBS.






Édition : L'Archipel
Prix : 22 €
Poche : Oui - 8,95 €
Sortie : 09/01/2020
Pages : 372 - 456
Ebook : Oui - 8,49 €


Swan River, tome 2 :
Cassandra et ses soeurs
Anna JACOBS.



Résumé.

Réunies dans l’outback australien, les quatre sœurs Blake se réjouissent d’être à nouveau ensemble.

Pour Cassandra, qui a retrouvé Reece, l’homme qu’elle aime, la colonie de Swan River apparaît comme un refuge inespéré. Surtout depuis qu’elle attend un enfant, fruit d’un viol, mais que Reece décide d’accepter comme le sien.

Lorsqu’un émissaire arrive d’Angleterre pour annoncer qu’un héritage considérable attend les sœurs, Pandora, la plus jeune, y voit la chance de retrouver son Lancashire natal.

Mais le chemin du retour pourrait être plus rude que prévu. Pour rejoindre le bateau à Outham, elle devra en effet traverser des contrées hostiles, avant de franchir sur les mers une moitié du globe. Épreuves qui ne seraient rien, sans l’apparition d’un ennemi inattendu… et déterminé.

Un amour aussi neuf que soudain éveillera-t-il en elle le courage d’affronter son destin ?















Je remercie les éditions de l'Archipel et les éditions Archipoche pour cette lecture.


Après avoir passé un très bon moment de lecture avec le premier tome, j’avais hâte de me plonger dans la suite des aventures des soeurs Blake.

Dans ce second opus, nous allons nous focaliser cette fois-ci sur Pandora.
Malgré le fait que les quatre soeurs vivent plus ou moins près en Australie, Pandora ne s’acclimate pas à la vie dans ce nouveau pays. Elle ne rêve que d’une chose : retourner dans son Lancashire natal, même si elle sait que c’est un rêve qui ne réalisera probablement jamais.
Pourtant un beau jour, un émissaire prénommé Zac venu de sa ville vient la chercher elle et ses soeurs. Elles ont hérité du magasin de leur oncle, ainsi que de ses maisons.
Pandora décide alors de retourner là où elle a toujours vécu, bravant les dangers et les nombreuses épreuves. Mais un mystérieux ennemi n’attend pas son retour avec joie…

Comme avec le premier opus, j’ai passé un bon moment de lecture. Je dois dire que j’ai peut-être une préférence pour ce livre, l’histoire de Pandora m’ayant davantage tenue en haleine.

Pourtant, le début est plutôt long à se mettre en place. Comme avec le premier tome, j’ai trouvé que l’auteur mettait du temps à démarrer son récit. Je ne sais pas si cela à voir avec le résumé qui en dit peut-être un peu trop, dévoilant des évènements qui arrivent plus tardivement dans l’histoire. Du coup, on est impatient d’en arriver à un certain moment, notamment l’arrivée de l’émissaire… Mais il a fallu que je prenne mon mal en patience puisque l’on suit tout son voyage avant.

Pandora est une jeune femme sympathique à suivre, à laquelle on s’attache rapidement. Elle est bien plus qu’une femme un peu rêveuse et romantique. Les apparences sont trompeuses et au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, au plus on se rend compte qu’elle a un caractère bien plus trempé que ce que l’on aurait pu imaginer.
Zac est quant à lui plutôt intéressant. Il est bien plus complexe que ce que l’on pourrait croire, mais il représente le parfait héros qui est droit dans ses bottes. Par contre, qu’il soit parfois trop « parfait » pourra certainement ne pas plaire à tous les lecteurs.

Même si l’on suit en grande partie les aventures de Pandora et de Zac, il y a quelques chapitres qui sont du point de vue des autres soeurs. J’ai beaucoup aimé que Anna JACOBS ne laisse pas les autres soeurs de côté et qu’elle nous dévoile également un peu leur évolution.

Alors que dans le premier opus nous assistions à l’exil des soeurs Blake et donc d’un voyage de l’Angleterre à l’Australie, ici c’est tout le chemin inverse que nous faisons. C’est un vrai retour aux sources, l’auteur arrive à nous donner autant envie que Pandora de retourner chez elle.
Le voyage est donc une thématique très présente et je me suis totalement laissée porter par cette aventure et ces nouveaux paysages que l’on découvre.

Il y a également une enquête qui est menée dès le retour de Pandora dans sa ville natale. L’auteur insuffle presque du policier dans son histoire, avec l’histoire concernant les vols dans le magasin de Pandora. J’ai adoré cette intrigue qui changeait vraiment de tout ce que l’on a pu lire auparavant dans cette série.

La fin est quant à elle pas surprenante, mais amplement satisfaisante car on s’attendait à ce final. Je suis curieuse maintenant de savoir ce que l’auteur réserve aux dernières soeurs Blake, Maia et Xanthe, les jumelles qui sont bien différentes de leurs aînées.


En conclusion, « Swan River, tome 2 : Cassandra et ses soeurs » est un tome qui m’a fait voyager. Anna JACOBS nous plonge de nouveau dans son histoire, mais en reprenant tout l’inverse de ce que l’on a pu lire dans le premier opus : au lieu de fuir Lancashire, nous y retournons. C’est donc un retour aux sources pour Pandora et Zac, l’émissaire qui est venu la chercher.
J’ai autant adoré Pandora, qui est un personnage intéressant à connaître que Zac, qui est son parfait binôme.
Entre les paysages complètement dépaysants qu’ils vont découvrir, les nombreux obstacles qui vont jalonner la route du retour et l’enquête qu’ils vont devoir mener lorsqu’ils seront arrivés, autant dire que les personnages sont plutôt malmenés. J’ai adoré ce récit riche en action et rebondissement, qui était pour moi plus prenant que le premier opus.








Avez-vous lu ce livre ? 

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lundi 20 janvier 2020

Swan River, tome 1 : Le destin de Cassandra ; Anna JACOBS




Édition : L'Archipel
Prix : 22 €
Poche : Oui - 8,95 €
Sortie : 04/09/2019
Pages : 372 - 461
Ebook : Oui - 4,99 €



Swan River, tome 1 :
Le destin de Cassandra
Anna JACOBS.



Résumé.

1861.

Le Lancashire subit la crise. Privées de coton, les filatures ferment une a une en Angleterre, plongeant la population dans la misère.

Cassandra Blake, ses trois sœurs cadettes et leur père Edwin tentent malgré tout de faire face à l’adversité. Mais la mort du patriarche vient tout bouleverser.

Leur oncle Joseph décide de prendre ses nièces sous son aile, malgré l’opposition de son acariatre épouse, qui commandite en secret l’enlevement de Cassandra. Elle menace alors ses sœurs de faire subir à la jeune femme les pires sévices si elles ne quittent pas le pays…

Contraintes de dire adieu à leur Lancashire natal, elles embarquent pour l’Australie.
Les quatre sœurs parviendront- elles à se retrouver à l’autre bout du monde, et à construire une vie nouvelle ?















Je remercie les éditions de l'Archipel et les éditions Archipoche pour cette lecture.


« Le destin de Cassandra » est le premier tome de la série « Swan River ».
Cassandra est l’aînée d’une fratrie de quatre soeurs. Elles habitent dans le Lancashire, une région d’Angleterre reconnue pour son travail du coton. Sauf qu’en 1861, les filatures subissent une pénurie de coton, causant leurs fermetures et plongeant les habitant dans la misère.
Cassandra, son père Edwin et ses petites soeurs vont tout faire pour réussir à survivre, jusqu’au jour où le patriarche décède.
Les filles vont alors encore plus subir la colère de leur tante qui va tout faire pour les faire partir de leur ville, voir les faire quitter le pays pour l’Australie, cette terre lointaine et sauvage où certains anglais partent pour un avenir meilleur.

J’ai adoré cette lecture.
C’était dépaysant, parfaitement maîtrisé, un savant mélange de plusieurs genres qui ravira un grand nombre de lecteurs.

Nous entrons dans le quotidien de la famille de Cassandra au pire moment pour elles. La crise du coton a commencée et il leur est difficile de pouvoir tout simplement vivre. Il manque du travail et quand quelqu’un en a un c’est très mal payé. La nourriture et les loyers coûtent cher, les gens sont plongés dans une misère sans nom.
Je ne connaissais pas cette période de l’histoire et j’avoue que ce premier coup d’oeil m’a attristé. Il y a un vrai travail effectué par Anna JACOBS pour essayer de rendre son récit le plus crédible possible. On est de suite attendrit et ému par leur misère, leur malheur, mais aussi par leur courage et leur espoir.
Personnellement, ça m’a donné encore plus envie de découvrir cette période de l’histoire de l’Angleterre.

« Le destin de Cassandra » est un récit à plusieurs voix. Nous suivons plusieurs personnages, que cela soit Cassandra, ses soeurs, son oncle, sa tante, des personnages secondaires qui vont petit-à-petit prendre plus d’importance dans le récit.
J’ai adoré cette alternance de points de vue qui nous permet de mieux comprendre toute la complexité de cette histoire.

Car oui, ce n’est pas juste une simple histoire sur une femme qui essaie de survivre et qui trouve l’amour. Si au début de notre lecture on peut penser que l’histoire va tourner en rond et va être simple à deviner, on est très vite surpris par les choix que fait l’auteur et par les destins des personnages. La vie ne va pas être tendre avec eux, elle va les surprendre et nous avec. Plus d’une fois j’ai été étonnée durant ma lecture. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Le récit est trépident, mouvementé, actif. On n’a aucun temps mort et pas une seule fois nous ressentons de l’ennui.

J’ai autant apprécié découvrir l’Angleterre de l’époque que l’Australie qui est encore une contrée sauvage et exotique. Plus d’une fois j’ai été étonnée et j’ai fait des recherches pour voir si les paysages décrits dans le livre étaient identiques aux descriptions de l’époque.
La force de ce récit réside vraiment dans l’envie qu’il nous donne de faire des recherches en parallèle de notre lecture et j’adore lorsque ma curiosité est autant éveillée.

Malgré toutes les épreuves par lesquelles vont passer les personnages, j’ai eu un peu de mal à être totalement convaincue par le final de ce tome. J’ai trouvé les derniers passages trop faciles en comparaison au reste du récit. Alors oui, ils méritent du répit, du bonheur, un peu moins d’adversité, mais j’ai trouvé que ça tranchait un peu trop avec l’ensemble de l’histoire.


En conclusion, « Swan River, tome 1 : Le destin de Cassandra » est une très belle découverte. Anna JACOBS m’a de suite plongée dans son histoire et dans son univers. Sa plume est prenante, son histoire nous rend immédiatement dépendant. J’ai été autant charmée par l’histoire pure et dure que par la fiction. Les personnages attirent de suite notre sympathie et l’on suit leurs péripéties avec avidité.
Même si la fin m’a un peu moins conquise, j’ai hâte de pouvoir lire la suite de cette saga qui est trépidante, prenante et plus profonde que ce que le résumé peut nous laisser croire.








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mercredi 9 octobre 2019

La fille du maître de chai ; Kristen HARNISCH.









Édition : Archipoche
Prix : 7,95 €
Sortie : 04/09/2019
Pages : 384
Ebook : Oui - 7,49 €



La fille du maître de chai
Kristen HARNISCH.



Résumé.

1895. Sarah Thibault, 17 ans, vit avec ses parents et sa sœur Lydie dans le Val de Loire, ou la famille exploite un vignoble.
A la mort de son mari, la mère de Sarah est contrainte de vendre le domaine a une famille de négociants, les Lemieux, dont le fils aîné épouse Lydie.

Mais un nouveau drame oblige les deux sœurs a quitter la France. Sarah, qui n’a pas abandonné son rêve de devenir viticultrice, s’installe dans la Napa Valley, en Californie. Sur place, elle fait la connaissance d’un certain... Philippe Lemieux, qui s’est lui aussi lance dans l’aventure viticole.

Les deux Français décident d’associer leurs talents. Mais les affaires et l’amour peuvent-ils faire bon ménage ? D’autant que Sarah cache un indicible secret...

Dans la lignée des romans de Tamara McKinley et Sarah Lark, le destin d’une jeune femme courageuse qui n’a d’autre choix que l’exil pour réinventer sa vie.















Je remercie les éditions Archipoche, les éditions de l'Archipel, mais aussi Babelio pour cette lecture que j’ai pu faire via leur dernière Masse Critique.


« La fille du maître de chai » va nous plonger dans le quotidien de la famille Thibault.
Sarah a dix-sept ans et elle est la cadette de la famille. Ses parents sont propriétaires d’un vignoble dans le Val de Loire, exploitation qui passionne la jeune fille.
Lorsque le patriarche meurt, la fille aînée de la famille, Lydie, épouse Bastien Lemieux, un fils de négociant de vin. De plus, la mère des deux filles est contrainte de vendre le domaine à Bastien.
Sarah est hors d’elle, elle a tout perdu : son père et ses vignes. Sauf qu’un nouveau malheur va s’abattre sur elles, obligeant les deux soeurs à fuir la France pour les États-Unis.
Sarah qui rêve toujours de travailler dans les vignes, part en direction de la Napa Valley, cette terre riche et nouvellement puissante dans le monde viticole. Là-bas, elle va faire une drôle de rencontre : celle de Philippe Lemieux, qui n’est autre que le frère de Bastien…
Ils vont finir par travailler ensemble, mais les affaires, l’amour et les secrets ne feront peut-être pas bon ménage.

Comment vous dire combien j’ai adoré cette lecture.
Kristen HARNISCH nous immerge dans une saga familiale, féminine et poignante, avec comme décors les exploitations viticoles. Autant dire que c’est tout ce que j’aime.

Le premier chapitre est très mystérieux. Nous découvrons Sarah, à New-York, qui confesse un péché… Sans savoir ce qu’elle a fait ! Puis nous replongeons dans le passé, là où tout à commencé.
Nous avons un aperçu du quotidien de la famille Lemieux avant tous les malheurs qui vont s’abattre sur eux. Leur vie bien ficelée de viticulteurs, leur amour, leur vie simple mais heureuse.
Puis, au fur et à mesure des chapitres, les drames s’enchaînent. Le destin est bien cruel avec cette famille qui est aimante et gentille. Dès lors, nous nous prenons de sympathie pour la jeune Sarah qui voit son univers s’écrouler.

Dès les premières lignes, Kristen HARNISCH arrive à nous plonger dans son univers et à nous rendre addict à son histoire. Elle a une belle plume, simple, mais qui colle parfaitement à ce genre de récit.
Les chapitres sont essentiellement narrés du point de vue de Sarah à la troisième personne. Il y a quelques chapitres du point de vue de Philippe, chapitres qui sont bienvenus, mais qui sont rares. Ils apportent quelques éléments de plus au livre, mais le fait de suivre Sarah dans la grande majorité du récit convient parfaitement et ne nous donne pas le sentiment de rater quelque chose, comme ça peut parfois être le cas lorsque l’on a qu’un seul point de vue.

Sarah est une héroïne que j’ai adorée.
C’est une jeune fille qui adore ses parents, qui adore les vignes, qui est tout simplement heureuse. Elle est jeune, elle n’a rien connu de la vie et pourtant cette dernière va être cruelle avec elle et sa famille. Dès la mort de son père, elle devient la tête pensante puisque sa mère est abasourdie par la perte de son mari et sa soeur est un peu frivole. Seulement, à dix-sept ans, il est difficile de faire entendre sa voix… Ce qui ne va pas aider les filles Lemieux.
Sa combativité est extraordinaire. Pour survivre, elle est prête à tout, même à s’exiler avec sa soeur aux États-Unis. Je me suis prise immédiatement d’affection pour cette fille qui va devenir femme très vite et bien malgré elle.
Philippe n’est pas en reste. C’est un personnage aux multiples facettes, que l’on va apprendre à connaître en même temps que Sarah. Il est victime de ragots, Sarah a une image déjà toute faite de lui. Seulement, les apparences sont parfois trompeuses et on va vite l’apprendre de nous-même.
Il y a beaucoup de personnages secondaires, certains qui vont inspirer de suite notre sympathie comme Marie, Jacques et Aurora ; et d’autres qui vont déchaîner nos sentiments les plus négatifs comme Bastien et son père.

Etant moi-même viticultrice, j’étais autant impatiente qu’inquiète de me plonger dans ce récit où les vignes et le vin ont une place très importante.
En vérité, je suis plus qu’agréablement surprise de trouver autant de détails que cela soit sur les travaux des champs que de la cave. Détails qui sont précis et vrais, ce qui est rare dans les fictions. Pour autant, l’auteur ne nous assomme pas avec une multitude d’informations techniques qui n’intéresseront pas la grande majorité des lecteurs. Ce n’est donc pas incompréhensible ni barbant pour un amateur de lire toute la partie un peu plus technique.
Pour ma part, je suis ravie de trouver un peu de mon quotidien dans cette lecture.

Jusqu’à la fin nous sommes tenus en haleine puisque jusqu’au tout dernier moment les secrets ne sont pas révélés.
Ces derniers rebondissements vont venir donner un nouveau souffle à l’histoire, un dernier moment d’inquiétude pour les personnages et le final de l’histoire.


En conclusion, « La fille du maître de chai » est un beau coup de coeur. Kristen HARNISCH m’a plongée dans son histoire avec une facilité déconcertante. Sarah est une belle héroïne qui a ravi mon coeur dès les premiers instants. Son périple est dur, la vie n’est pas tendre avec elle et ses proches, mais sa ténacité est sans pareille.
L’univers m’a complètement charmée. Je me suis totalement retrouvée dans ce décors où vignes et vins règnent en maîtres.
La romance opère en toile de fond, toute en douceur. Elle n’est pas l’élément principal, mais l’un des nombreux ingrédients de cette belle histoire.
Ce livre est un mélange d’aventure et d’histoires de vie. Il est résolument féminin et incroyablement prenant. Si vous aimez les sagas familiales, les beaux récits de lutte où les femmes prennent leurs destins en main, ce livre est fait pour vous.

En tout cas, je ne manquerai pas de me plonger dans la suite des aventures de ces personnages, dans « Les vignes de Sarah » qui est sorti cette année aux éditions de l’Archipel.








Avez-vous lu ce livre ? 

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