mercredi 3 février 2016

La Princesse et le Dragon ; Ivy CLARK.

Édition : Láska.
Prix : 1,99 €
Sortie : 10/12/2015
Pages : 142

La Princesse et le Dragon,
Ivy CLARK.



Résumé.

Pour Juliette, les vacances s’annoncent mal. 
Non seulement Vincent a osé la quitter (cet abruti !), mais en plus, elle doit supporter l’évènement le plus grotesque de l’année : le mariage parfait de sa sœur modèle.

Heureusement, à Lisbonne, ville où elle a passé la moitié de son enfance, Juliette retrouve quelques alliées. Entre une cousine délurée, une montagne de pâtisseries et une rivière de rhum, Carla resurgit, et avec elle, le souvenir enfoui de sa première expérience sensuelle.


Face à l’interdit, aux sensations inédites, en plein combat avec ses démons intérieurs, Juliette tente de sortir vainqueur, ou au moins, en un seul morceau…
















Merci aux éditions Láska pour cet ebook.


« La princesse et le dragon » nous raconte l'histoire de Juliette, une jeune femme qui va se faire quitter par son copain. La cause : elle est soit-disant frigide et leurs ébats sexuels ne sont pas très passionnés.
Déprimée et déconcertée, Juliette va partir chez sa famille au Portugal avec ses parents, sa sœur et son beau-frère. Ces deux derniers vont d’ailleurs se marier et tout le monde est à la fête.
Seulement, notre jeune héroïne va retrouver son premier amour de jeunesse : Carla. C'est une femme garçon manqué qui lui a fait connaître, plus jeune, ses premiers ébats amoureux.
La revoir va la chambouler et remettre en question ses préférences sexuelles.

J'avais adoré la plume de Ivy CLARCK dans « Les loups de Huntsville tome 1 », mais aussi son histoire qui était vraiment sympa à suivre.
J'espérais ici avoir le même coup de cœur, mais ce ne fut pas le cas.

« La princesse et le dragon » est la première romance entre deux femmes que je lis. Autant j'ai un peu de mal avec les relations homme-homme, tout simplement parce que cela ne m'émoustille pas, autant j'étais curieuse de lire une romance avec deux femmes.
Finalement, cela ne m'a ni choqué ni plu. Les scènes de sexe ne sont pas très longues ni trop détaillées. Tout est suggéré et cela passe plutôt bien.

La plus grande force de ce livre est aussi sa plus grande faiblesse : l'écriture.
Ivy CLARK nous narre cette histoire avec un langage très particulier, a mi-chemin entre le réel et le récit fantastique.
D'une manière générale, cette originalité est plutôt plaisante. Certains passages sont vraiment exquis, la réalité flirtant avec l'irréel grâce aux mots que cet auteur a choisis. 
Malheureusement, on se retrouve parfois avec des passages difficiles à comprendre. Ces petits moments sont plutôt mal gérés et l'on se sent un peu perdu. De même, certaines fois le ‘fantastique’ était un peu trop présent à mon goût. 
Du coup, je pense que j'aurais préféré lire cette histoire avec un style normal.

La temporalité est aussi un peu difficile à suivre.
Nous nous égarons un peu, à certains moments, ne sachant pas où l'on en est dans la chronologie de l'histoire. On le devine, par la suite, mais cela alourdit le récit et nous empêche de pleinement profiter de l'histoire.

La fin n'est pas très surprenante et nous laisse un petit goût d'inachevé. 
Un petit saut dans le futur pour savoir ce que sont devenues nos deux héroïnes n'aurait pas été de trop.




En conclusion, « La princesse et le dragon » me laisse un peu mitigée. Ivy CLARK m'avait complètement séduite avec « Les loups de Huntsville », mais le charme n'a pas opéré avec cette histoire. Cependant, le style d'écriture très particulier de ce livre fait qu’il mérite d'être lu.






Un livre à lire pour ceux qui veulent se plonger dans une romance plutôt particulière.




Note.

11,5/20



Extraits.

Un livre à lire pour ceux qui veulent se plonger dans une romance plutôt particulière. 
Dores est souriante dans sa décapotable. Elle vient de nous récupérer à l’aéroport de Lisbonne. Sa façon de conduire est le signe d’une grande instabilité émotionnelle. Ma mère lui rappelle une des règles basiques du code de la route, qui consiste à regarder devant soi.
Ma sœur continue de piailler pour la seule personne ayant les nerfs assez élastiques pour l’écouter de bout en bout sans flancher, le mec le plus tolérant de la planète : mon père. À l’arrière, Afonso assure la cohésion du groupe. Il rassure ma mère, au bord de la crise cardiaque, en la laissant arracher ses poils d’avant-bras. Et en plus d’écouter Dores, il acquiesce à la moindre question rhétorique. C’est dire s’il est pour moi l’équivalent d’un saint, un modèle de patience défiant toutes les lois sociales et physiques.
Quand il s’agit de son aînée, Afonso manque de poigne et d’objectivité. Mon père admire sa fille, qui s’en sort admirablement dans le monde adulte. Son nez droit est là pour témoigner de la passation des gènes, tout comme la courbure naïve des sourcils que Dores parvient à transformer en menace vibrante. Pour moi, elle se rapproche plus de l’Antéchrist que de la Vierge, mais à quoi bon chipoter sur la provenance ?
Le Portugal est la destination de nos vacances. Si l’on exclut du mot vacances toute notion de repos et de tranquillité. Il s’agit d’une de ces années où l’on a l’intuition que l’été consistera à tolérer ses semblables et à donner son avis sur le climat. Rupture précoce et crise familiale ouvrent le bal.
Je ne trouve aucun partisan ni réconfort au sein de ma famille. Dores ne peut prendre le chagrin de sa benjamine trop à cœur, au risque de réveiller sa sciatique. Elle m’a brièvement serrée dans ses bras musclés pour ensuite partir dans un délire égocentrique et raconter qu’un jour, je trouverai l’homme de ma vie et que je serai heureuse, comme elle. Un jour, moi aussi, je réaliserai le rêve de toutes les petites filles du monde : j’abandonnerai mon nom et mon ambition pour signer un contrat et faire le guignol dans une église. J’ai rétorqué ce que j’espère du fond de mon cœur malade : que l’heureux élu, si je l’envisage un tant soit peu, ne ressemble ni de près ni de loin à son prince en carton. Puis je lui ai demandé si elle savait que Patrick était homosexuel. Ce jour-là, elle m’a rayée de la liste des invités avant que ma mère n’intervienne. "














Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




lundi 1 février 2016

Digitale ; Sarah WAGON.

Édition : Pocket Jeunesse.
Prix : 14,90 €
Sortie : 20/08/2015
Pages : 256

Digitale,
Sarah WAGON.



Résumé.

Un monde sans émotions, le bonheur sous contrôle.

Jade, vingt ans, vit dans une société parfaite, ou la violence a été éradiquée. Comme tout le monde, elle porte, implantée dans la nuque, une puce digitale qui régule ses émotions.
Guérisseuse au Centre de Reboot, Jade traite les déficients dont la puce a buggé...

Jusqu'à l'arrivée de Sacha Fleery. Toutes les réinitialisations échouent sur ce jeune homme exalté, sauvage. Malgré l'aversion qu'il lui inspire, Jade accepte de s'approcher de lui pour tenter de le sauver.


Un choc. Si bouleversant que la puce de Jade disjoncte. 
Reconnectée, Jade découvrira la peur, le désir... et la révolte.

















Avant de commencer, je tiens à remercier Adeline et Pocket Jeunesse pour avoir eu la gentillesse de m’envoyer ce livre.

« Digitale » nous présente une vision futuriste de notre monde.
Suite aux nombreuses mauvaises actions des humains, les ‘autorités’ ont décidé de placer des puces électroniques dans chaque humain, chaque puce contenant un programme unique. Ce dernier a pour but de contrôler toutes les émotions humaines, de les diminuer, voir de les éliminer. Ainsi, le monde est censé mieux se porter, sans violence ni excès.
Jade est une jeune femme de vingt ans qui travaille dans un centre spécialisé dans lequel elle soigne les personnes qui ont une puce qui est défaillante. C’est ainsi qu’elle va faire la connaissance de Sacha, un défaillant fraichement arrivé au centre.
En se penchant sur son cas, Jade est loin de se douter que son destin va changer à tout jamais.

Depuis sa sortie, ce livre me fait de l’oeil. Le résumé me donnait envie de me plonger dans cette lecture.

Nous entrons rapidement dans le vif du sujet avec l’arrivée de Sacha au Centre de Reboot dans lequel Jade travaille. Ainsi, l’intrigue se met en place sans passer par quatre chemins et j’ai apprécié que cela ne traîne pas en longueur.
Cependant, c’est tout le récit qui va un peu trop vite à mon goût. Il y a déjà plusieurs ellipses temporelles qui nous font faire des sauts dans le temps fréquemment, alors que ces passages auraient pu permettre à l’auteur de développer un peu plus son univers.

De même, la romance se développe trop rapidement. 
Certes, elle est emmenée subitement, par une action qui va entraîner beaucoup de bouleversements dans cette histoire. Malgré tout, j’aurais apprécié que leur attirance soit introduite un peu plus longuement, avec plus de tension et moins de facilité.

Jade est une héroïne sympathique et plutôt attachante. Son histoire est intéressante, notamment tout ce qui concerne sa mère. 
Sacha est particulier, mais attendrissant. Sa spontanéité tranche avec l’univers froid et fermé présenté dans le livre et c’est ce qu’il nous fallait. De plus, il cache encore beaucoup de choses qui font que ce personnage sera encore plus intéressant à découvrir dans le prochain tome.
Tous les personnages qui sont ‘connectés’ à leurs puces digitales sont sans relief et ternes. Cependant, on n’en tient pas vraiment rigueur car c’est comme cela que l’auteur nous les présente. Pari donc réussi sur cet aspect là.
Quant aux nouveaux personnages présentés dans les derniers chapitres de « Digitale », ils auraient mérité un peu plus de développement. Sarah WAGON aurait dû s’attarder un peu plus longtemps sur la fin de son livre. A cause du rythme trop soutenu, le temps passe trop vite et ces personnages qui sont plus hauts en couleur ne sont pas assez mis en valeur.


La fin de ce livre est vraiment surprenante. On aboutit sur une scène que l’on n’attendait absolument pas et j’ai été agréablement surprise. L’auteur, avec ce dernier chapitre, réussi à nous donner envie de savoir ce qui va se passer dans le tome suivant.




En conclusion, « Digitale » est une dystopie sympathique et originale. Sarah WAGON nous offre un univers particulier, mais il lui manque encore un peu de profondeur à son histoire pour en faire une référence du genre.






Un livre à lire pour les amoureux de dystopies.









Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




jeudi 28 janvier 2016

La danse hésitante des flocons de neige ; Sarah MORGAN.

Édition : Harlequin.
Prix : 10,90 €
Sortie : 01/10/2014
Pages : 505

La danse hésitante des flocons de neige,
Sarah MORGAN.



Résumé.

Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. 

Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. 

Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

















J'avais gagné ce livre il y a un an suite à un concours organisé par les Editions Harlequin, mais je  l’avais laissé dans ma PAL depuis.
C’est grâce à Laurine de Team Littéraire que j’ai commencé sa lecture. Elle nous inondait littéralement de messages sur les réseaux sociaux, n’arrêtant pas de dire que c’était une excellente lecture, chargée en émotions.
Donc, ni une ni deux, je m’y suis mise également.

Dans «  La danse hésitante des flocons de neige », nous faisons la connaissance de Kayla Green, une jeune femme aussi belle que brillante à son travail. 
Travaillant dans la communication, elle aura quelques jours avant Noël la mission de faire connaître au plus grand monde Snow Crystal, une station de ski méconnue et au bord de la faillite. C’est Jackson O’Neil qui porte le dossier à l’entreprise dans laquelle travaille Kayla pour lui demander ses services.
Kayla profite de cette opportunité pour partir une semaine dans cette station de ski, loin de tout, pour oublier la fête qu’elle déteste le plus au monde : Noël. Elle espère être coupée du monde et voir le moins de guirlandes clignotantes et de Pères-Noël. 
Cependant, entre le charme ravageur de Jackson et sa famille qui est très ‘Noël’, Kayla va devoir combattre autant son attirance pour son client que l’esprit de Noël de la famille O’Neil.

Dès le début, nous entrons très vite dans l'histoire et le vif du sujet car Kayla se charge très rapidement du dossier de Snow Crystal. 
Ce n’est absolument pas pour me gêner car les débuts tout en longueur ne me plaisent pas forcément.

La romance est le thème principal dans cette histoire. Elle est comme Noël, magique. 
Les deux personnages principaux sont exceptionnels et portent cette romance avec brio. 
Cependant, j’émets un petit bémol pour l'attirance très rapide qu'ils ont. Oui ils sont jeunes, beaux et tout leurs réussit, mais un peu plus de suspens et de tension n’auraient pas été de trop.

Kayla est une femme attachante. Elle représente la réussite sociale par excellence et à un corps de déesse. Sauf que sous cette apparence lisse se cache une personne torturée et mal dans sa peau. Elle a vécu jeune des choses dures qu’une enfant ne devrait pas vivre et ces traumatismes sont toujours présents. Au fil de l’histoire, elle va réussir à dompter ses démons et à s’épanouir. J’ai aimé suivre cette évolution, toute en douceur. Chacune de ses rencontres à Snow Crystal va la faire évoluer et surmonter ses craintes. 
Jackson est irrésistible. Loin de l’image de patron tyrannique et fort de son succès, c’est un être tendre qui aime sa famille et protège les siens. Il fait preuve d’une patience hors norme tant avec Kayla qu’avec tous les autres personnages. J’avoue, sans honte, être tombée sous le charme devant ce genre de personnage masculin et Jackson a réussi à me faire fondre comme neige au soleil.
Toute la famille O’Neil est formidable. C’est une vraie petite tribu, ils sont tous unis et affrontent les problèmes ensemble. J’ai particulièrement aimé Walter, le grand-père, qui nous paraît être un vrai ours mal léché, mais qui finalement protège autant sa famille que Jackson. De même la mère de Jackson m’a beaucoup touchée dans sa solitude. 
Élise et Brenna sont deux bouts de femmes qui m’ont bien fait rire. 

Bien entendu, la fin n’est pas très surprenante, mais nous satisfait amplement. En commençant ce genre de livres, on attend forcément une fin comme celle-là.

Encore un grand merci à Laurine qui m’a donné envie de sortir de ma PAL ce livre et, de ce fait, m’a fait passer un superbe moment de lecture.




En conclusion, « La danse hésitante des flocons de neige » est une romance douce et tendre, qui nous fait expérimenter un grand nombre de sentiments. Sarah MORGAN nous séduit de la première à la dernière page et l’on a qu’une seule envie à la fin de son bouquin : acheter le second tome.






Un livre à lire de toute urgence pour tous les amoureux de romance.









Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...