mardi 17 novembre 2015

Les loups de Huntsville tome 1 : Changement de peau ; Ivy CLARK.

Édition : Láska.
Prix : 0,99 €
Sortie : 16/11/2015
Pages : 75

Les loups de Huntsville tome 1 : Changement de peau,
Ivy CLARK.



Résumé.

Chez les Redhood, on chasse les lycans depuis des générations. 

Annabelle partage la haine de sa communauté pour ces monstres depuis que l’un d’eux a tué sa mère, il y a des années de cela.

Ce jour-là, Annabelle est chargée de livrer des munitions chez les Ferguson. Quand elle arrive, elle se sent fiévreuse, et la neige tombe dru. 

À sa surprise, ce n’est pas le père Ferguson, mais le fils, Zac, qui lui ouvre. Le jeune homme l’invite à rester dîner. 

Pendant la soirée, Annabelle résiste sans mal au charme de son hôte, jusqu’au verre de trop. 

Mais Zac n’a pas l’intention de profiter d’elle ; il a une toute autre raison de la vouloir sous son toit…

















Un grand merci aux Editions Láska pour m'avoir envoyé cet ebook.

Dans « Les loups de Huntsville tome 1 : Changement de peau », nous allons suivre les aventures de Annabelle, qui est une jeune femme pas tout à fait comme les autres. En effet, c'est une chasseuse de lycans, comme tous ses ancêtres avant elle. Annabelle a été formée pour les chasser et sa haine envers eux n'est sans aucune mesure depuis que l'un d'entre eux a tué sa mère. 
Un jour, alors qu'elle doit ravitailler en armes un membre lointain de sa famille, elle se retrouve nez à nez avec son fils, Zac. Son père n'étant pas là, ils décident de l'attendre autour d'un dîner. Alors que la soirée avance, Zac et Annabelle se rapprochent dangereusement.. Jusqu'à ce que l'improbable survienne, mettant Annabelle dans une situation qu'elle n'aurait jamais imaginée.
Que lui réserve donc l'avenir ? Et quel rôle Zac a joué dans tout cela ? 

Le résumé m'intriguait énormément, bien que je ne sois pas trop fan d'histoires mettant en scène des lycans. Mais je me suis jetée dans cette lecture en espérant pouvoir enfin me réconcilier avec eux.. Ce qui est chose faite !

Dans « Les loups de Huntsville », on entre dans le vif du sujet avec Annabelle qui doit livrer son lointain cousin/oncle en armes anti-lycans. Il y a certes quelques petits passages explicatifs sur son passé et sur sa famille, mais cela reste très court et c'est surtout très pratique pour connaître rapidement les grandes lignes de l'histoire de notre héroïne. Certaines de ces explications ne sont par contre pas très clair, notamment le passage où l'on apprend ce que ressentent les personnes qui apprennent le secret de la famille d'Annabelle, mais cela n'entache pas vraiment notre lecture.

J'avoue avoir été très surprise du tournant que prend l'histoire. En lisant le résumé, je ne m'attendais absolument pas à cela. J'avais déjà imaginé les grandes lignes du scénario, comme chaque lecteur en lisant un résumé, mais là j'étais loin d'imaginer que les événements allaient se dérouler comme cela. 
Bien évidemment, j'ai été agréablement surprise. L'auteur met notre héroïne dans une situation que l'on ne voit pas forcément dans ce genre de livres et j'ai apprécié sortir des sentiers battus et être bousculée dans mes habitudes.

La plume de Ivy CLARK est juste parfaite. Bien que son livre ne soit pas épais comme une brique, elle réussit avec brio à nous faire ressentir des émotions au fil de ses pages.

Les personnages sont géniaux.
Annabelle a un caractère bien trempé et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Loin d'être l'héroïne fragile et douce, elle est au contraire brute et un peu garçon manqué.
Zac est vraiment craquant. Je n'aimais pas trop son personnage au début des pages et dans certaines de ses actions, mais j'ai réussi à l'apprivoiser petit à petit et à l'apprécier. Je veux un Zac moi aussi !
Julia et Emeric sont des personnages secondaires plaisants, qui donnent une vraie bouffée d'oxygène au récit, même si l’on n’en apprend guère sur leurs comptes.


La fin de « Les loups de Huntsville » n'est en fait que le début des aventures de Annabelle. J'ai vraiment hâte de connaître la suite et savoir ce que l'auteur a réservé à notre héroïne, mais aussi où elle veut nous mener.




En conclusion, « Les loups de Huntsville tome 1 :  Changement de peau » est un premier tome très prometteur. Ivy CLARK nous offre une histoire de lycans pas comme les autres, terriblement addictive, qui nous laisse cependant un goût de trop peu au vu de la petitesse de l'ouvrage. Vite que le second tome sorte !






Un livre à lire pour ceux qui aiment les romances fantastiques et les créatures surnaturelles.




Note.

19,5/20



Extraits.

Annabelle sort son pistolet de sous son siège et le dépose entre ses cuisses. Le petit calibre est chargé de balles explosives que son père fabrique. Des munitions conçues pour blesser un lycanthrope et répandre une substance toxique dans son sang. Elle n’a pas l’intention de l’utiliser, à priori, seulement de faire comprendre à ses harceleurs que la petite rousse n’est pas au menu. Et puis, sait-on jamais qu’elle se soit trompée sur leur nature.
La fourgonnette arrive à sa hauteur et donne quelques coups de volant pour se coller au 4×4. À cette vitesse, sur cette route enneigée, la manœuvre est dangereusement stupide. La conductrice tient fermement le volant des deux mains, les sourcils froncés, concentrée pour ne pas dévier de sa trajectoire. Quelques insultes s’échappent d’entre ses dents. S’assurant qu’ils retiennent toute son attention, les humanoïdes font de grands gestes obscènes et crachent des noms d’oiseaux derrière leur vitre. L’un d’eux abaisse même son pantalon. Annabelle se concentre sur la maîtrise de son véhicule, jusqu’à ce que, repus de vengeance futile, les pourceaux dépassent le 4×4 et s’éloignent. La température d’Annabelle a augmenté de quelques degrés, tout comme sa tension, et Jim Morrisson s’égosille sur un riff de guitare beaucoup plus nerveux.
Les Ferguson habitent une maison isolée aux abords de la forêt carolinienne, non loin du parc Algonquin. Quand la route est dégagée, deux heures de voiture séparent Kiosk de Huntsville. Annabelle se range sous le hangar à côté d’un véhicule semblable au sien : un 4×4 gris métallisé plus récent. Il fait nuit noire, la température a chuté de dix degrés et la neige tombe à gros flocons. Elle remonte son blouson. Les cachets ont eu peu d’effet sur son état fiévreux. Une lourde migraine s’est ajoutée aux symptômes d’une grippe carabinée.
Avant de frapper à la porte, Annabelle tente de se remémorer les paroles de son père au sujet d’Albus Ferguson. Elle l’a croisé trois fois en tout et pour tout dans sa vie et ne le connaît que très peu. S’agit-il du frère de sa grand-mère ou d’un cousin éloigné de son père ? Sans aucun doute, il fait partie du clan, sinon elle ne transporterait pas ce sac lourd de munitions en argent.
Elle toque plusieurs fois avant que le verrou ne se débloque. La porte s’ouvre. Elle s’attend à un vieux bonhomme aux allures de bûcheron, mais il ne s’agit pas d’Albus. Le jeune homme semble tout aussi surpris. Il dépasse à peine la vingtaine d’années. Ses cheveux châtains retombent devant ses deux billes bleues. Il est bien bâti, pas trop grand et sent les épices. Derrière lui, un feu de cheminée crépite. Les deux individus se dévisagent l’espace de quelques secondes. Puis il remarque le sac sur son dos.

« Tu es Anna ?

— Oui. Tu es… ?

— Zac. Entre.
— Je ne peux pas. Je dois y aller. La route est longue.

— Rentre au moins pour te réchauffer. J’allais dîner. Il y en a largement pour deux.

— Je ne veux pas déranger.

— C’est le moins que je puisse faire pour t’avoir fait déplacer par un temps pareil…

— C’est pas faux. Je vais faire une pause. »

Avec quatre heures de trajet dans les pattes, l’invitation ne se refuse pas. Annabelle entre donc avec son sac sur l’épaule. Dans un élan de galanterie, Zac s’apprête à se saisir de son chargement, mais Annabelle l’en empêche.

« Ça va, je peux le porter ! »

Zac la dévisage comme s’il avait affaire à une extraterrestre. Sans ménagement, Annabelle dépose le sac en heurtant la table en merisier au milieu de la cuisine.

« Je pense qu’il y a le compte. » "















Avez-vous lu ce livre ? 

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mercredi 11 novembre 2015

Famille parfaite ; Lisa GARDNER.

Édition : Albin Michel.
Prix : 22 €
Sortie : 30/09/2015
Pages : 512

Famille parfaite,
Lisa GARDNER.



Résumé.

Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve.

Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. 

Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?



Nº1 sur la liste des best-sellers du new York Times, le nouveau thriller de Lisa Gardner nous plonge dans l’intimité fascinante et terrible d’une famille au-dessus de tout soupçon.

















Un grand merci aux Editions Albin Michel pour ce livre.

Dans « Famille parfaite », nous allons assister à l'enlèvement de trois personnes de la même famille : Jason Denbe, mari et père aimant qui est à la tête d'une entreprise qui vaut plusieurs millions de dollars, Libby Denbe, sa femme qui s'occupe de leur foyer à merveille, et Ashlyn Denbe, leur fille parfaite.
Leur vie est irréprochable, ils sont l'exemple même de la réussite tant au plan professionnel que personnel. Alors pourquoi se font-ils enlever du jour au lendemain ? Qui se cache derrière cet enlèvement ? Que veulent-ils ?
Derrière les apparences, leur image n’est peut-être pas si parfaite que cela.

Je l'avoue sans honte : le thriller ce n'est habituellement pas ma tasse de thé. Je suis une froussarde et j'évite de me faire peur avec ce genre de bouquins.
Sauf que ma grande résolution depuis plusieurs mois est de me pencher un peu plus sur ce genre que je ne connais finalement pas vraiment. 
Donc je me suis jetée sur ce livre qui avait reçu pas mal d’éloges de la part de la presse internationale.

Dès le début nous entrons dans le vif du sujet avec la famille Denbe qui se fait kidnapper.
Nous ne connaissons rien d'eux, mais l'auteur préfère nous jeter d'entrée dans l'histoire et c'est un choix judicieux.

Le récit nous est narré de trois manières différentes.
Nous avons dans certains chapitres la vision des enquêteurs qui cherchent désespérément le moindre indice pour retrouver la famille Denbe. 
Nous retrouvons ensuite le point de vue de Libby qui nous raconte le quotidien que sa famille subit avec ses ravisseurs.
Et enfin, certains chapitres sont des retours dans le passé raconté du point de vue de Libby également.
Pour tout vous dire, j’ai adoré ce découpage !
Nous suivons d'un côté l'enquête policière qui piétine et nous sommes dans la confidence du lieu de détention des otages dans les autres chapitres. Du coup, cela ajoute de la tension dans le récit car nous ne voulons qu'une chose : que les policiers retrouvent cette famille ! De plus, comme nous savons où ils sont tenus enfermés, on se retrouve pas mal de fois à presque secouer le livre pour faire réagir les enquêteurs !

La plume de Lisa GARDNER est une vraie surprise. Légère et puissante, elle arrive à trouver le mot juste au bon moment. Ses phrases, loin d'êtres longues, ne nous étourdissent pas dans de longues descriptions.
Bref, j'ai trouvé que son style d'écriture se prêtait à merveille à ce genre d'histoires.

Les personnages sont tous intéressants à leurs manières.
Petite mention particulière pour Tessa, dont j'ai beaucoup apprécié son histoire et sa personnalité. J'ai par contre eu un peu de mal à cerner tous les personnages qui travaillent pour Justin. Je les ai trouvés un peu trop étranges pour réellement me sentir intéressée par eux.

L'histoire est parfaitement menée et maîtrisée.
Nous avons quelques indices par-ci par là sur l'auteur de cet enlèvement, mais comme les enquêteurs nous pataugeons longtemps.
Malheureusement, j'ai soupçonné le ‘méchant’ avant la fin du livre, ce qui m'a un peu gâché la fin.

Quant au final, il est un peu too-much à mon goût. 
J’ai dû mal à imaginer que cela pourrait se produire.




En conclusion, « Famille parfaite » est un thriller qui nous tient en haleine et qui tient surtout ses promesses. Lisa GARDNER nous plonge dans une folle histoire où les secrets les plus honteux sont dévoilés. Une énorme surprise !






Un livre à lire pour les amoureux de thrillers et pour ceux qui, comme moi, veulent se lancer dans le genre avec une valeur sûre !









Avez-vous lu ce livre ? 

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mercredi 28 octobre 2015

Le sixième sommeil ; Bernard WERBER

Édition : Albin Michel.
Prix : 22 €
Sortie : 30/09/2015
Pages : 416

Le sixième sommeil,
Bernard WERBER.



Résumé.

PHASE 1
Assoupissement

PHASE 2
Sommeil léger

PHASE 3
Sommeil lent

PHASE 4
Sommeil très profond

PHASE 5
Sommeil paradoxal

PHASE 6
Le sixième sommeil.
Celui de tous les possibles.

















Merci aux Editions Albin Michel pour m'avoir fait parvenir ce livre.

Bernard WERBER et moi, c'est une grande histoire d'amour.
Je l'ai connu avec « Les thanatonautes » et depuis je ne loupe aucune sortie de ses livres. Certes, je ne les ai pas tous lus, par manque de temps principalement, mais je suis son actualité avec assiduité. J'ai même eu l'occasion de le rencontrer trois fois, et ce fut extrêmement enrichissant. Cet homme est très instruit et ouvert sur le monde. Si vous avez l'occasion de le rencontrer, n'hésitez pas une seule seconde !

« Le sixième sommeil » est l'histoire de Jacques KLEIN, un homme que l'on va suivre de son enfance jusqu'à ses 48 ans.
Son père est un grand navigateur et sa mère une scientifique qui s'est spécialisée dans le sommeil. Depuis que Jacques est tout jeune, ses parents n'ont pas cessé de lui expliquer que le sommeil est très important. Tellement que, plus tard, il décide de faire carrière dans ce domaine.
Jacques mène donc une vie tranquille jusqu'au jour où, après une expérience ratée, sa mère disparaît subitement. Elle n'a laissé aucun indice derrière elle. 
Attristé, Jacques va tout de même réussir à partir sur ses traces grâce à une aide pour le moins inattendue : son " lui " plus vieux, qui lui rend visite dans ses rêves.
D'abord dubitatif, Jacques ne sait s'il doit croire cet étrange personnage. Mais une question plus importante se pose : a-t-il toujours son libre arbitre dans cette histoire ?
Entre Paris et la Malaisie, ce récit nous dévoile les secrets du sommeil.

J'étais très impatiente de lire « Le sixième sommeil ». 
Il avait d'ailleurs tout pour me plaire sur le papier : l'écriture de Bernard WERBER que j'adore, les thèmes sur le sommeil et les rêves qui me passionnent. 
Bref, j'étais très enthousiaste de commencer ce livre.. Qui ne m'a malheureusement pas autant satisfaite que ce que je croyais.

On peut clairement diviser ce bouquin en trois parties : la première qui se déroule à Paris et qui met en place l'intrigue, une seconde qui se situe en Malaisie qui est plus spirituelle et exotiqus, et enfin la dernière à Paris où l'intrigue se déroule beaucoup plus rapidement.
Si la première partie m'a vraiment plu, la seconde est plutôt ennuyeuse. L'auteur nous fait de très longues descriptions sur la faune et la flore, tellement que l'on se croit presque dans un reportage animalier. De plus, disons-le clairement : le peuple que l'on va découvrir en Malaisie n'est pas vraiment actif, ni très intéressant. Nous nous retrouvons donc pendant une bonne moitié du livre à suivre la vie d'un peuple passif, qui n'attend qu'une chose : partager leurs rêves. Malheureusement, on s'endort un peu avec eux pendant toute cette partie..

Les personnages sont un peu étranges, mais cela est monnaie courante dans les livres de Bernard WERBER. Cependant, ils étaient quand même, généralement, un peu attachants.
Ici, je n'ai pas vraiment été conquise ni émue par les personnages que j'ai tous trouvés froids et distants. Même le peuple Malaisien. 

Je pense que cet effet est surtout dû à l'aspect très scientifique de ce livre, qui aborde pourtant un sujet qui ne l'est pas vraiment de prime abord. 
J'ai eu un peu de mal à suivre certaines explications qui sont un peu poussées, comme j'ai eu souvent du mal à me sentir impliquée dans certains points. Disons que je n'étais pas préparée à border ce thème d'un point de vue scientifique. La littéraire rêveuse en moi n'a pas été satisfaite.

La trame de l'histoire est quant à elle un peu floue. 
On est un peu comme Jacques : perdu. Le personnage n'a pas vraiment de but, si ce n'est retrouver sa mère, et il perd de vue cet objectif très vite. 


Cependant, j’ai quand même retrouvé le style d’écriture de l’auteur qui me charme toujours autant. J’ai aussi apprécié les idées qu’il fait passer à travers son ouvrage, notamment sur le mode de vie de notre société actuelle et sur l’écologie ( bien que ces thèmes soient repris dans la plupart de ses livres ).





En conclusion, « Le sixième sommeil » est un livre qui nous apporte beaucoup de promesses, mais qu'on ne retrouve pas forcément à la lecture de ce livre. Bernard WERBER s'essaye dans un nouveau thème et ce n'est pas vraiment une réussite.







Un livre à lire pour ceux qui aiment les ouvrages de Bernard WERBER, et ceux qui sont passionnés par la thématique des rêves.









Avez-vous lu ce livre ? 

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