jeudi 9 mars 2017

Les étés sur la côte, tome 1 : Les filles de l'été ; Mary Alice MONROE.

Édition : Charleston.
Prix : 8,90 €
Sortie : 17/02/2017
Pages : 512

Les étés sur la côte, tome 1:
Les filles de l'été
Mary Alice MONROE.



Résumé.


Trois petites-filles. Trois mois. Une maison d'été.

La villa historique de Sea Breeze est la demeure ancestrale de Marietta Muir. Jadis, ses petites-filles adoraient venir y passer leurs vacances. Mais Mamaw craint qu'une fois qu'elle aura quitté ce monde, les liens entre elles ne s'effritent. Le sang de leur ancêtre, un capitaine pirate, coule dans les veines des trois petites-filles. Alors Marietta décide de jeter comme une bouteille à la mer une subtile promesse de butin pour les appâter et les inciter à revenir. 

Pendant des années, Carson Muir a erré, sans jamais vraiment s'installer, certaine d'une seule chose : qu'une vie loin de l'océan est une vie vécue à moitié. Perdue, sans le sou, elle quitte la Californie et arrive la première à Sea Breeze, se demandant à quel moment les choses ont pu si mal tourner… jusqu'à ce que l'océan lui envoie son petit miracle. 

Le lien étonnant qu'elle entretient avec un dauphin l'aiderat-il à renouer avec ses soeurs et à affronter les souvenirs obsédants du passé ?
















Merci aux éditions Charleston pour me faire découvrir cette nouvelle parution poche que j'ai pu lire en tant que Lectrice Charleston 2017.

« Les filles de l’été » nous raconte l’histoire de trois femmes qui ont le même père, mais pas la même mère. Dora, Carson et Harper avaient pour habitude de passer leurs étés chez leur grand-mère paternelle à Sea Breeze, en Caroline du Sud. Véritable petit cocon familial, les fillettes passaient des étés extraordinaires.
Seulement, elles ont maintenant grandi et ont perdu tout contact. C’était sans compter la détermination de leur grand-mère qui, à la veille de son quatre-vingtième anniversaire, leur demande de venir le fêter à ses côtés.
Les filles vont accepter, pour des durées plus ou moins longues, emmenant avec elles leurs lots de mésaventures et de contraintes.

Ce roman sent bon l’air marin et les chaudes journées ensoleillées.
Alors oui, j’ai passé un agréable moment de lecture, mais le récit est un peu en dents de scie.
Le début est très en longueur et l’intrigue met du temps à se mettre en place. Il y a d’ailleurs très peu de dialogues au début du livre, ce qui contribue à cette impression de lourdeur. Nous nous sentons éloignés des personnages, vraiment spectateurs de cette histoire et pas vraiment impliqués.

Passées les cent premières pages, l’histoire devient plus légère. Nous apprenons à connaitre les personnages, leurs problèmes et une romance pointe le bout de son nez.
Ce premier tome est plutôt centré sur l’histoire de Carson. Cette femme qui travaillait en tant que photographe lors des tournages de cinéma se retrouve sans emploi et sans le sou. Elle décide de quitter sa maison et de profiter d’être chez sa grand-mère pour trouver un nouveau travail. Très sportive, elle va se faire attaquer par un requin lors d’une sortie en mer, mais sera sauvée par un dauphin. Cet animal va venir la voir plusieurs fois, liant une amitié hors du commun avec elle.
J’ai trouvé son histoire touchante, même si les côtés sombres de Carson m’ont dérangés. Je n’ai pas réussi à être trop attendrie et concernée par son histoire et par ses problèmes.

Ses soeurs, Harper et Dora, ont un fort potentiel qui sera certainement dévoilé dans le(s) prochain(s) tome(s). Ce sont des femmes comme tout le monde, qui sont confrontées à des problèmes qui relèvent du quotidien, comme le divorce ou la pression au travail.
J’ai apprécié la façon dont l’auteur aborde ces thèmes. Avec beaucoup de douceur, elle introduit ces problématiques qui peuvent concerner tout un chacun.

La fin arrive subitement, les péripéties s’enchaînent. 
Je reste un peu mitigée face à cela et j’avoue que je ne sais pas encore si je lirai le second tome.




En conclusion, « Les filles de l’été » est une lecture qui m’a laissée en demi-teinte. Mary Alice MONROE a su parfois me captiver, parfois m’ennuyer. Les problématiques de ce récit peuvent correspondre à n’importe quel public, car elle aborde ‘ les choses de la vie’ : l’abandon, la maladie, le divorce, l’alcoolisme.






Un livre à lire pour se dépayser.









Avez-vous lu ce livre ? 

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vendredi 3 mars 2017

Room Hate ; Penelope WARD.

Édition : Hugo Roman
          Collection New Romance.
Prix : 17 €
Sortie : 09/02/2017
Pages : 313

Room Hate
Penelope WARD.



Résumé.

Justin et Amélia sont amis depuis l’enfance. 
Ils ont même été amoureux à l’adolescence. Ils ont passé toutes leurs vacances dans la maison de la grand-mère d’Amélia, leurs parents respectifs étant souvent absents.

Quelques années plus tard, ils héritent de la maison.

Amélia, qui est institutrice, décide immédiatement d’aller passer ses vacances dans ce lieu qu’elle aime tant. Elle est loin d’imaginer que Justin a eu la même idée. Il débarque un matin avec sa guitare et sa petite amie Jade. 

C’est là que les choses vont se compliquer et que les incompréhensions du passé vont ressurgir. 

La cohabitation va s’avérer plus que difficile.
















Merci aux éditions Hugo&Cie et à la collection New Romance pour cette lecture.

Après la déception que j’ai eue en lisant « Step Brother » du même auteur, je voulais laisser une seconde chance à Penelope WARD. Presque un an après la sortie de « Step Brother », nous la retrouvons dans un nouveau récit.

Avec « Room Hate », nous allons faire la connaissance d’Amelia, une femme qui hérite de la moitié de la maison de sa grand-mère, suite à son décès. L’autre moitié de la demeure revient à Justin, son meilleur ami de jeunesse. Celui qu’elle a fuit suite à une grande révélation. Depuis plus de dix ans, ils ne se sont pas revus et n’ont jamais reparlé. 
Alors qu’elle décide de passer quelques semaines d’été dans la maison de sa grand-mère, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’un beau jour Justin débarque avec sa copine, Jade.
La cohabitation va être difficile, notamment à cause du comportement de Justin, mais aussi parce que tous les sentiments qu’ils ont ressentis l’un pour l’autre vont ressurgir.

Avec cette histoire, Penelope WARD nous offre une romance charmante et pétillante.
Justin et Amelia se cherchent, se testent, se détestent et apprennent de nouveau à se connaître. Ce jeu du chat et de la souris est plutôt bien fait, même si certaines scènes sont à mon sens un peu exagérées ( quand Amelia espionne Justin notamment ).
J’ai eu peur que l’histoire devienne rapidement un triangle amoureux ou qu’il y ait tromperie, mais on ne dépasse jamais la ligne à ne pas franchir. 

Le livre se divise en deux parties, la première se passant au moment où Justin et Amelia se retrouvent après avoir hérité de la maison et la seconde se passant huit mois plus tard.
Entre temps, ils ont chacun fait leurs vies de leurs côtés, évoluant en parallèle. 
La force de ce récit réside dans le fait que l’histoire se passe sur une année environ. Alors même si le livre est court, l’auteur sait exactement quels passages occulter, quand placer correctement une ellipse temporelle pour faire avancer la trame sans que l’on se sente perdu. 
Il y a également des chapitres se passant dans le passé, lorsque Justin et Amelia n’étaient encore que des adolescents. Ces moments sont à savourer. J’ai adoré ces petits instants de tendresse et d’innocence.

En ce qui concerne les personnages, j’ai complètement fondu face à Justin. Il parait d’abord brut, mais il cache bien son jeu. Son passé en a fait un homme censé, qui réfléchit avant d’agir et pense toujours aux conséquences que les actions peuvent avoir. Ceci fait que l’on se retrouve avec un personnage masculin très sensible et attendrissant.
Amelia est touchante, même si parfois certaines de ses réactions m’ont déconcertées. J’ai beaucoup aimé son duo avec Bea.

La plume de Penelope WARD m’a laissée un peu sur ma faim. Alors qu’elle gère bien la construction de son récit, j’ai trouvé que ses phrases et ses dialogues sont plus maladroits. Parfois, les évènements s’enchaînent vite, trop vite et l’on a l’impression d’être à la traîne ou d’avoir sauté une page ( plusieurs fois j’ai vérifié si je n’avais pas tourné une page en plus ). Quant aux dialogues, souvent il n’y a pas de précision sur qui commence à parler, et l’on se retrouve à certains moments sans savoir quel est le personnage qui dit telle ou telle phrase. Heureusement, cela n’arrive jamais à des moments clés.

Les derniers rebondissements à la fin de l’histoire sont inattendus, sans l’être également. On sait que quelque chose va arriver, comme la plupart du temps dans les romances, mais je ne m’attendais pas à cet évènement.
Par contre, dès le début nous savons comment tout cela va se terminer et c’est ce qui arrive, sans grande surprise.




En conclusion, « Room Hate » m’a fait passer un bon moment de lecture, sans être le livre de l’année. Penelope WARD a réussi à me séduire avec une histoire plus tendre, avec des personnages plus matures et des problématiques qui me parlent. Malheureusement, son livre aurait mérité plus de travail, notamment sur la construction de ses dialogues, pour que l’on puisse pleinement profiter de cette romance.






Un livre à lire pour passer un petit moment de lecture sympathique, entre deux grosses lectures.









Avez-vous lu ce livre ? 

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jeudi 2 mars 2017

Dark Romance ; Penelope DOUGLAS.

Édition : Harlequin
          Collection &H.
Prix : 14,90 €
Sortie : 08/02/2017
Pages : 497

Dark Romance
Penelope DOUGLAS.



Résumé.


Leur amour peut les sauver… ou les détruire.

Michael Crist. Un nom qui fait frissonner chaque fille de notre petite communauté privilégiée de la côte Est. Moi comme les autres. Sauf que moi, ce n’est pas sa beauté à couper le souffle ou le fait qu’il soit riche et adulé qui me fascine – enfin, pas seulement. 

Non, moi, c’est la noirceur que je devine sous sa carapace dorée. La violence dans son regard noisette. Son mépris pour les règles, les lois, la morale. Ce miroir permanent de tout ce qui est noir et sombre au fond de moi. 

En dix-neuf ans, Michael ne m’a jamais jeté un regard. Mais, le jour où il s’intéresse à moi, je ne sais pas si je dois être excitée… ou terrifiée.
















Merci aux éditions Harlequin et à la collection &H pour cette lecture.

Ce début d’année est décidément placé sous le signe de la dark romance. Ambiances noires, amours torturés, sujets difficiles, les maisons d’éditions misent beaucoup sur cette nouvelle forme de romance qui fait petit-à-petit sa place.
Si vous n’avez toujours pas lu d’histoire de ce genre, quoi de mieux que de commencer avec ce livre qui a un titre pareil ?

Dans « Dark Romance », nous faisons la connaissance de Rika, une belle jeune femme à qui la vie aurait dû sourire. Sauf que c’est finalement tout le contraire. Même si elle vient d’une famille aisée, son père est décédé et sa mère est depuis devenue alcoolique. Elle a été couvée par les meilleurs amis de ses parents, qui ont deux fils : Trevor et Michael. 
Alors que le premier est l’exemple parfait du garçon de bonne famille, et accessoirement l’ex petit-ami de Rika, le second est tout son contraire. Ténébreux, dangereux, imprévisible, il croque la vie à pleines dents et ne laisse absolument pas la jeune femme indifférente.
Seulement, Michael ignore Rika, et cette dernière en a vraiment marre de passer pour la jeune fille de bonne famille, fragile et incapable. Elle décide alors de changer d’université et de déménager, loin de sa famille et de ses amis, pour savoir ce que ça fait de devoir se débrouiller seule, dans un endroit où personne ne la connaît.
Ce dont elle ne se doute pas, c’est que des gens lui veulent du mal. Des personnes veulent se venger d’elle et de la fameuse nuit durant laquelle des vies ont basculé. 

J’avoue que la mention de Jay CROWNOVER sur le livre m’a en grande partie convaincue de me plonger dans cette histoire. Elle a déjà écrit une série avec un univers sombre, « Bad », publiée également chez Harlequin. Ca a été un énorme coup de coeur et j’espérais retrouver tous les éléments que j’avais appréciés de la série de Jay CROWNOVER dans « Dark Romance ».

La surprise a été grande lorsque je me suis rendu compte que Penelope DOUGLAS nous plonge dans une histoire encore plus sombre que prévue.
On se prend littéralement en pleine figure son univers qui est noir, à la limite du dérangeant. On parle de manipulations, de vandalisme, de mensonges, de chantages, de vengeance, de haine et de meurtre. La descente aux enfers de Rika est à chaque nouveau chapitre plus grande et l’on se demande quand est-ce que tout cela va se terminer, jusqu’où l’auteur et les personnages vont aller ?

Car oui, la grande force de cette histoire, l’élément qui vient donner cette profondeur et cette noirceur si particulières au récit sont les personnages masculins.
Michael est sans limite. Vraiment. Peu importe la chose qu’il fait, il ne s’impose aucune règle. Son côté fougueux et imprévisible est en totale opposition avec la façade qu’il adopte face aux autres. Il ne parle pas, n’exprime aucune émotion, domine tout le monde et même sa famille. Ce mélange donne un résultat particulier, extrême, sexy, mais surtout dangereux. 
Il est accompagné de ses trois meilleurs amis, qui sont tous aussi imprévisibles et fous que lui. Kai, Will et Damon ont chacun des particularités qui les distinguent des autres, mais ils ont beaucoup de points communs et font les quatre cents coups ensemble. Certains ne nous paraissent pas sains d’esprits, comme Damon qui a un comportement plus qu’extrême. Je n’aimerais absolument pas me retrouver face à lui.

Tous ces éléments, tant au niveau des personnages que des problématiques abordées, nous entraînent dans une spirale complètement addictive. L’auteur a une plume intense, elle a le mot juste et sait parfaitement doser les moments d’actions et les instants plus ‘calmes’. A tel point que, même si l’on est dérangé par ce que nous sommes en train de lire, nous en redemandons. 
Plusieurs fois, j’ai lu des passages qui m’ont déplu, mais je me suis prise au jeu et j’en voulais encore plus. Je souhaitais savoir ce qui allait arriver à Rika, pourquoi elle subissait tout cela.

J’ai également beaucoup aimé l’aspect psychologique dans « Dark Romance ». 
La vengeance que va subir Rika n’est pas tellement ‘physique’ et est plus basée sur la manipulation et sur la pression psychologique. 
Les chapitres alternent entre passé et présent, mais aussi entre le point de vue de Michael et de Rika, de telle sorte que l’on découvre au fur et à mesure de l’histoire pourquoi Rika se retrouve dans cette situation, mais aussi ses sentiments sur ce qu’elle subit, en plus du point de vue de Michael. Tout cela combiné nous rend complètement accro et à cran. 
Penelope DOUGLAS ne révèle jamais les plans de/des (l’)agresseur(s) et nous sommes autant dans le flou que Rika. Elle nous lance sur de fausses pistes, occultant des dialogues et des passages pour nous faire imaginer le pire et nous imposer des images et des réflexions sombres et négatives. Nous avons peur et nous tremblons vraiment pour cette jeune femme qui ne voit rien arriver.

Malgré ces énormes points positifs précédemment listés, le point faible de cette histoire réside dans le personnage principal : Rika.
Cette jeune femme belle et d’apparence fragile est en fait tout le contraire. Forte, elle aime le danger et la peur est son adrénaline. Toute en contradiction, elle a parfois des réactions qui m’ont paru difficilement acceptables, à la limite du masochisme. Il est certain que si elle n’insistait pas autant, l’histoire n’aurait jamais commencé, mais il aurait été plus intéressant de la rendre moins extrême, tout en gardant son côté audacieux.

De même, certaines scènes sont complètement surréalistes. 
La fin, sur le bateau, me paraît impensable. Ils sont jeunes, mais vivent de ces histoires.. 
Ensuite, toutes les scènes de sexe m’ont dérangée. Elles sont extrêmes, voir parfois un peu flippantes. On apprécie ou pas, mais ça reste dans l’esprit de cette histoire et du livre, du coup on lit quand même. 
Quant au fameux chapitre 25, je n’ai pas compris. Le comportement de Michael est incompréhensible et va à l’encontre de lui-même. C’est vraiment la seule incohérence sur ce personnage que j’ai pu constater. 

La fin m’a surprise, notamment l’épilogue.
J’ai beaucoup apprécié ce dernier instant qui nous montre à quel moment toute l’histoire a réellement commencé. Ce clin d’oeil au passé, qui peut sembler de prime abord futile, prend tout son sens. 
C’était la bonne note, la surprise toute en émotions pour terminer cette histoire.




En conclusion, « Dark Romance » est un livre qui ne laisse absolument pas indifférent. Penelope DOUGLAS nous fait ressentir beaucoup d’émotions qui sont, la plupart du temps, dérangeantes. Son univers est très sombre, froid et particulier, mais c’est exactement ce que l’on recherchait en allant vers ce livre. Sa force réside en ses personnages masculins et sur l’aspect psychologique très présent. Même si l’on n’aime pas, même si ce qu’on lit est dérangeant, on en redemande encore. J’ai complètement été happée dans cette histoire et Penelope DOUGLAS a réussi à me sortir de ma zone de confort tout en me faisant aimer ça. 
Je n’ai maintenant qu’une hâte, pouvoir découvrir au plus tôt la suite de cette série qui comporte trois autres tomes, chacun sur l’un des amis de Michael.






Un livre à lire absolument pour s’initier au monde particulier de la dark romance.









Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




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