mardi 1 septembre 2015

Par le Sang, épisode 2 : L'oeil de sang ; Florence COCHET.


Édition : Laska.
Prix : 1,99 €
Sortie : 13/08/2015
Pages : 106
Par le Sang, épisode 2 : L'oeil de sang,
Florence COCHET.



Résumé.

Shandra est désormais un maître — une « ombre du palais », comme on appelle ceux qui agissent secrètement pour le compte des souverains. 

Pour la première fois, elle retourne en Thoril, le pays qui l’a vue naître. Son arrivée dans la capitale ne se passe toutefois pas comme prévu : une menace invisible semble peser sur l’empire… et sur ses envoyés.

Sur la foi d’une vision de l’impératrice, Shandra, accompagnée de Shyle, une mystérieuse soeur-sorcière, se lance sur la piste de l’Œil de sang. 


Un autre maître dont elle ignore encore l’identité doit les rejoindre en chemin…
















Un grand merci aux Editions Laska pour leur confiance.

« L'œil de sang » est le second épisode de la série « Par le sang » de Florence COCHET.
Nous retrouvons Shandra quelques mois après la fin du premier épisode. Elle est désormais un maître et a donc quitté l'île où se trouve l'académie qui l'a entraîné depuis son enfance.
Malheureusement, lorsqu'elle débarque, des assassins les attendent, elle et le maître qui l’accompagne. Perdue, Shandra va redécouvrir sa terre natale et tous les problèmes qui s'y trouvent également. 
Entre nouvelles rencontres et quêtes ardues, la jeune femme va aussi revoir une personne qu'elle ne pensait pas rencontrer de nouveau.

Après la lecture du premier épisode, j'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par l'histoire. Certes, elle a du potentiel, mais il y avait un gros problème de temporalité. Les événements s'enchaînaient très vite sur peu de pages, ce qui rendait la lecture difficile.
Je peux vous dire qu'avec ce second épisode, ce problème a été rayé de la carte !
Les événements s'enchaînent bien, pas trop rapidement, mais suffisamment assez pour que l'action et les péripéties s’enchaînent sans que cela nous choque. J'ai donc été agréablement surprise durant l'intégralité de ma lecture.

L'histoire dans « L'œil de sang » est d'ailleurs vraiment différente de ce que l'on trouve dans « Premier sang ».
Alors que dans le premier opus nous nous concentrons exclusivement sur l'entraînement et l'apprentissage de Shandra, ce qui n'est pas vraiment passionnant, dans ce second épisode nous rentrons vraiment dans le cœur du problème du récit. L'histoire se développe plus, nous en apprenons mieux sur l'univers dans lequel évoluent les personnages, mais surtout sur ce qu'il se passe réellement en dehors de l'académie.
J'ai aimé la quête de Shandra, ainsi que les nouveaux décors qui se présentent à nous. L'auteur a réussi à me faire voyager et j'en suis satisfaite.

Shandra est d’ailleurs plus mature dans ce second épisode et je l'ai plus apprécié.
La nouvelle recrue, Shyle, est intrigante et plaisante. Elle donne un nouveau souffle au récit qui est bienvenu.
Les autres personnages sont par contre très secondaires à mon goût. 
J'ai également apprécié de connaître le nouveau peuple que va découvrir Shandra.

La fin nous annonce de nouveaux rebondissements à venir. La quête que poursuit Shandra et ses compagnons est loin d'être terminée, et cela pour notre plus grand plaisir.





En conclusion, « L'œil de sang » a réussit à me convaincre là où l'épisode précédent n'avait pas réussi à me satisfaire. Florence COCHET a vraiment travaillé son texte, sa longueur et sa temporalité pour nous offrir un récit mieux géré. 








Un épisode à lire pour ceux qui ont été convaincu par le précédent, mais aussi par ceux qui ne l'ont pas été pour lui donner une deuxième chance. 




Note.

13/20



Extraits.

« Enfin, je distingue, attachés au tronc d’un arbre, deux destriers, dont la robe poussiéreuse ne parvient pas à dissimuler l’ossature racée. Nos montures pour nous rendre à Evreska sans délai. Leurs piaffements, leurs oreilles plaquées contre leur crâne trahissent leur nervosité. Un mauvais pressentiment me gagne. Où sont les hommes censés nous accueillir ?
À une vitesse inhumaine, Karyl dégaine ses épées alors que je perçois ce qui perturbe les chevaux : l’odeur douceâtre du sang mêlée à la puanteur des entrailles percées, portées à mes narines par le vent des plaines. Je n’ai que le temps de tirer Maël’Yenn de son fourreau avant qu’une dizaine de guerriers jaillissent des herbes. Leurs armures se perdent dans les ombres, leurs visages sont des masques impassibles, l’acier nu scintille. Ils encerclent Karyl dans un silence presque parfait.

« Fuis ! »

Son cri déchire la nuit, heurte mes tympans. Je me raidis : l’abandonner ? Impossible. Et l’enfer se déchaîne, trop loin pour que je puisse intervenir. Les hommes entament un ballet mortel. Les corps tourbillonnent, les lames s’entrechoquent. Cerné, harcelé, Karyl pare sans pouvoir attaquer. Je les regarde, paralysée, incapable de décider si je dois lui obéir ou entrer dans la danse. Ils évoluent avec une grâce et une souplesse incroyables, fascinantes, leur attention tout entière absorbée par leur adversaire. Aucun ne s’intéresse à moi. Pas encore.

« Fuis ; je suis leur cible ! »

Et soudain, je comprends. Ces guerriers sont des danse-lames, des assassins sans âme, des pantins programmés pour éliminer un ennemi désigné : Karyl. Si je reste, je succomberai après lui. Ils sont trop nombreux, trop entraînés, trop… silencieux.
Le tranchant d’une épée déchire le côté de Karyl. Il hurle. Un cri de rage et de désespoir qui me galvanise. Il ne mourra pas en vain. Je cours jusqu’aux chevaux, les libère, saute en selle et enfonce mes talons dans les flancs pantelants. Affolée, ma monture se cabre, puis s’élance au grand galop. Je serre les cuisses et me cramponne aux rênes. Si je tombe, je suis perdue. Derrière moi, les silhouettes s’estompent, me laissant l’impression douce-amère d’un rêve éveillé.
Karyl…
Ce n’est que lorsque mon cheval ralentit, puis s’arrête, écumant, que je me rends compte que mes joues sont humides de larmes. Je suis un maître et j’ai fui. Même si je sais que sauver mon ami était impossible, la honte n’en est pas plus facile à digérer.
Des danse-lames… Quelqu’un a engagé dix des assassins les plus craints de Thoril pour nous éliminer. J’hésite entre me sentir flattée et paniquer. Je dois atteindre Evreska sans délai.
Le second cheval a disparu. Je mets pied à terre, le temps de repérer l’étoile d’Astarian, qui indique le nord.
Karyl, pourtant si secret, m’a poussée à étudier longuement la carte du duché d’Antar afin que je sois capable de rejoindre la capitale, même sans lui.

Il savait. »












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vendredi 21 août 2015

Je peux très bien me passer de toi ; Marie VAREILLE.


Édition : Charleston.
Prix : 19,90 €
Sortie : 08/06/2015
Pages : 320
Je peux très bien me passer de toi,
Marie VAREILLE.



Résumé.

UN PACTE ENTRE COPINES, UN EXIL, UN NOUVEAU DÉPART...
JUSQU'OÙ IRONT-ELLES ?
LA COMÉDIE ROMANTIQUE DE L'ÉTÉ !

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu'au bout des ongles, enchaîne les histoires d'amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s'exiler en pleine campagne avec l'interdiction d'approcher un homme et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman.

Constance, incorrigible romantique, s'engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.


De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu... Réussiront-elles à tenir leur engagement ?
















Avant de commencer ma chronique, je tiens à remercier chaleureusement les éditions Charleston pour ce livre : c’était une agréable surprise. Au fil de mes lectures et de mes mails avec Elise, ainsi que de ma rencontre avec Karine, j’apprends de mieux en mieux à connaître cette maison d’édition et je l’affectionne à chaque fois un peu plus.

« Je peux très bien me passer de toi » est l'histoire de deux copines, Constance et Chloé. Alors que la première n'a plus eu aucune relation sexuelle avec un homme depuis X mois et n'arrive pas à sortir avec un garçon car elle rêve du grand amour, la seconde enchaîne les coups d'un soir et s'autorise même à coucher avec son ex qui va se marier avec une autre femme.
Chacune ne supporte plus cette situation et elles se lancent alors un pari : Constance à 4 mois pour lâcher prise et faire le plus de rencontres possibles, alors que Chloé devra partir chez la famille de Constance dans le Bordelais pendant 4 mois, ne coucher avec aucun garçon et se pencher exclusivement sur l'écriture de son livre et passer du temps avec sa grand-mère, qui vit également dans ce village. 
De remises en question aux situations les plus absurdes, ces deux amies se sont lancé bien plus qu'un petit pari d'un jour : c'est plutôt leurs vies qui vont radicalement changer.

C'est le premier livre de Marie VAREILLE que j'ai eu l'occasion de lire et je peux vous dire que ça ne sera pas le dernier.
Son écriture est simple, mais accrocheuse. Elle mène avec subtilité humour, références modernes et classiques et réussi à exécuter un savant mélange d'émotions pour nous charmer. 

Les chapitres sont une alternance entre le point de vue de Constance et de Chloe. 
Nous suivons ces deux bouts de femmes dans chacune de leurs galères, partageant aussi leurs secrets les plus inavoués.
J'ai cependant trouvé que Constance était un peu laissée de côté, les chapitres la mettant en scène un peu plus courts que ceux de sa congénère. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur elle et sur le développement de la relation qu’elle va avoir avec un homme à la fin du livre. 

Parlons un peu des personnages de cette histoire.
Constance est une femme sympathique, qui nous ressemble. Elle est jolie, peu sûre d’elle et rêve de sortir avec Mr Darcy. Autant dire qu’elle réunit beaucoup de similitudes avec la plupart des lectrices. La plupart des situations qui la mettent en scène sont complètement loufoques et à mourir de rire. 
Chloe est la femme sexy qui sort avec tout le monde et n’est avec personne en même temps. Au début du roman, elle nous paraît un peu hautaine et carrément masochiste vu la situation dans laquelle elle se trouve, mais petit à petit nous apprenons à voir sous les apparences. Elle est en fait perdue et seule. J’ai adoré découvrir ce personnage qui prend vraiment de l’ampleur dans cette histoire. Elle réussit d’ailleurs à faire de l’ombre à Constance. 
Vincent est déstabilisant. Au début antipathique et imprévisible, nous apprenons au fil des chapitres à le connaître et il est loin d’être le rustre qu’il nous laisse voir. Son passé n’est pas facile, son présent également, mais un océan d’amour est présent dans son coeur. J’ai fondu comme une guimauve face à ce grand ours au coeur tendre. Je veux le même !
Guillaume est tout le contraire de Vincent. Au début, on pense que c’est quelqu’un de gentil, mais plus l’histoire avance et plus on a envie de le taper. C’est une véritable ordure. Je ne comprends absolument pas ses intentions si ce n’est qu’il s’est comporté comme un égoïste professionnel !
Les autres personnages sont sympathiques, mis à part Emma que je n’ai vraiment pas aimé également ( et encore plus quand j’ai appris sa véritable identité ! Finalement, elle fait bien la paire avec son homologue masculin ).

La fin est telle que je l'avais souhaitée pour Chloe.. Mais énorme retournement de situation pour Constance ! Je n'ai absolument pas vu venir la chose et j'en reste encore sous le choc. 

Merci Marie d'avoir endormi mon esprit de lectrice et de m'avoir surprise : cela fait un bien fou !





En conclusion, « Je peux très bien me passer de toi » est une romanche chick-lit que j’ai énormément apprécié. Marie VAREILLE nous offre une histoire de qualité, travaillée et très prenante. Certes, ce récit ne ressemble pas à la grande majorité des autres livres sortis chez les éditions Charleston, qui sont des sagas familiales avec de la romance, mais c’est un vent de fraîcheur inattendu et plaisant qui arrive doucement dans cette maison d’édition. J'ai été tout simplement conquise. Bref, ce fût un véritable coup de coeur !








Un livre à lire pour tous les amoureux de chick-lit et de romances.


dimanche 9 août 2015

Fleurs sauvages ; Kimberley FREEMAN.


Édition : Charleston.
Prix : 22,50 €
Sortie : 09/03/2015
Pages : 448
Fleurs sauvages,
Kimberley FREEMAN.



Résumé.

Beattie : Glasgow, 1929.
Beattie Blaxland avait des rêves. De grands rêves. Elle rêvait d'une vie remplie de mode et d'étoffes. Ce dont elle n'avait jamais rêvé, c'était de tomber enceinte de son amant, un homme marié, à la veille de son dix-neuvième anniversaire. 

Emma : Londres, 2009.
Emma Blaxland-Hunter vivait son rêve. Danseuse étoile au London Ballet, elle avait tout. jusqu'au jour où elle a tout perdu. 

Des décennies les séparent et les deux femmes doivent trouver la force de reconstruire leur vie. Un héritage mènera l'histoire à Wildflower Hill, là où une femme peut apprendre à se relever et savoir ce qu'elle veut vraiment. 

Des différences de classes sociales à Glasgow pendant la dépression aux pâturages vallonnés d'une ferme dans la campagne tasmanienne : une histoire inoubliable pleine de passion, d'amour, de secrets et de malheurs.
















Merci aux éditions Charleston pour ce superbe cadeau. Ce livre m'a été remis lors de ma rencontre avec Karine BAILLY à Limoges. Nous avons passé un agréable après-midi à parler livres, maison d'édition et à échanger des anecdotes sous les effluves de thés et des gourmandises.

« Fleurs sauvages » est l'histoire d'Emma, une célèbre danseuse étoile trentenaire qui profite pleinement de sa carrière à Londres. Mais un soir tout bascule : son petit-ami la plaque et lors d'un entraînement nocturne, elle se blesse. Le verdict tombe : elle ne pourra plus jamais danser. 
Complètement dévastée, Emma repart voir sa mère en Australie. Là-bas, elle découvrira que sa grand-mère décédée, Beattie, lui a légué un bien : sa maison en Tasmanie. Décidée à ne pas garder la maison, elle décide d'y aller quelques semaines pour dépoussiérer les lieux et ranger les affaires qui traînent pour pouvoir vendre le bien.
Seulement, Emma va aller de surprises en surprises : en déballant les cartons de sa grand-mère, elle va découvrir que celle-ci, en plus d'avoir eu une vie difficile, a de nombreux secrets qu'elle a toujours caché à sa famille.
Va-t-elle résoudre ces nombreux mystères ? A travers cette chasse aux souvenirs, Emma pourrait bien réussir à se retrouver elle-même.

« Fleurs sauvages » est vraiment dans la lignée de grandes romances historiques, telles que « Les roses de Somerseth ».
Emma a une famille composée de personnes qui ont réussi et elle est elle-même un exemple à suivre dans son domaine.

Plusieurs générations s'entrecroisent dans ce récit en deux temps.
Nous suivons tout d'abord dans le présent Emma qui, après avoir perdu sa carrière professionnelle et ne pas avoir réussi sa vie amoureuse, décide de s’exiler loin du monde dans la maison qu'elle a hérité de sa grand-mère en Tasmanie. Là-bas, nous allons découvrir en même temps qu'elle les nombreux secrets cachés de son aïeule. Comme elle, nous voudrons résoudre ces mystères, mais nous suivrons aussi sa reconstruction en tant que femme.
Dans un second temps, nous suivons l'histoire de Beattie dans le passé, la grand-mère de Emma. Issue d'une famille très modeste, nous allons découvrir comment elle est devenue cette grande femme riche et puissante, qui a réussi à se faire un nom dans la mode.

Les deux récits sont passionnants, chacun à leurs manières, mais ils sont surtout très bien organisés. Kimberley FREEMAN a une pleine maîtrise de son sujet, des histoires de chacun de ses personnages, et arrive à savamment dosé les moments dans le passé et ceux dans le présent.
Son écriture est d'ailleurs un élément qui nous plonge encore plus dans cette histoire. Sa plume est fluide, mais aussi intense. A chaque phrase nous pouvons ressentir toutes les émotions par lesquelles passent les personnages. C'est puissant et intense.

Que dire des personnages ?
Emma incarne parfaitement la femme accomplie dans son travail de nos jours. Passionnée, butée, acharnée, elle a tout sacrifié pour arriver à avoir ce qu'elle désire, laissant alors de côté sa vie amoureuse et amicale. Cette femme nous paraît d'abord froide et un peu hautaine, puis nous découvrons au fur et à mesure des chapitres une personne émotive et peu sûre d'elle. Sa remise en question est vraiment touchante. Je me suis retrouvée en elle et j'ai aimé le dénouement que lui offrait l'auteur.
Beattie est une femme passionnante. Du début à la fin du livre, nous la suivons dans son évolution de femme, de mère et de patronne. Ce personnage est multi-facettes dans ces aspects, mais aussi dans son caractère : forte et émotive, passionnée et peu sûre d'elle. Son chemin est exemplaire.
Tous les autres personnages qui gravitent autour de ces deux femmes sont importants et jouent un rôle dans l'évolution de nos deux personnages principaux.
J'ai aimé Lucy, qui est l'autre personnage féminin clé de cette histoire et qui joue de lien entre le passé et le présent. Sans elle, Beattie ne serait pas ce qu'elle est devenue et sans elle, Emma n'aurait jamais réussi à se reconstruire. Bien que 'fantôme' de l'histoire, elle tient peut-être le rôle le plus important du récit.
J'ai adoré Mikhail et Charlie. Ces deux hommes sont attachants. 
Mention spéciale pour Patrick qui est vraiment adorable et émouvant.

La fin est vraiment belle et intense en émotions.

L'auteur aura réussi du début à la fin à nous tenir en haleine sur le passé de Beattie et le futur de Emma. Je n'ai absolument pas été déçue du dénouement qui nous offre toutes les réponses à nos questions.




En conclusion, « Fleurs sauvages » est une romance historique passionnante, forte et bouleversante. Kimberley FREEMAN nous livre une saga comme on les aime, mettant en scène des femmes fortes. Un sans faute qui nous donne qu'une envie : lire ses autres livres.








Un livre à lire pour tous les amoureux de sagas historiques, mêlant la romance et l'histoire, tout en mettant la ‘femme’ à l'honneur.






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dimanche 2 août 2015

Jusqu'au Crépuscule ; Laurent ANDRE & Christelle HEDIN


Édition : AETH.
Prix : 19,90 €
Sortie : 02/12/2013
Pages : 274
Jusqu'au Crépuscule,
Laurent ANDRE & Christelle HEDIN.



Résumé.

Paris, 13ème arrondissement, été 70, cinq enfants font connaissance.

Une belle amitié va naître entre Marie, Julie, Christophe, Philippe et Lucas, intemporelle malgré les années qui passent. Espiègles, débordants d'énergie et de lubies, ils se lient un peu plus chaque jour, partageant jeux, activités sportives, découvertes technologiques, fous rires, peines et drames familiaux.

Les cinq amis grandissent, toujours animés par cette même amitié devenue fusionnelle, et vivent leur premier amour, leur première expérience sexuelle. Qui n'a pas un jour rêvé de revivre ses premières fois exaltantes ?


Une histoire qui vous transporte dans les années 70-80 et vous immerge dans la vie trépidante de ces cinq enfants à la vie, à la mort…
















Je remercie les éditions Aeth pour m’avoir fait parvenir ce livre.
On entend de plus en plus parler de ce récit sur la blogosphère et alors que petit à petit il se fait sa place dans les bibliothèques des lecteurs, il s’avère que c’est déjà un grand succès en Indonésie. Rien que pour cela, il mérite d’être lu : pour savoir qu’est-ce qui plaît tant aux indonésiens dans ce livre français.

« Jusqu’au Crépuscule » est l’histoire de cinq enfants : Lucas, Marie, Julie, Christophe et Philippe. Ils se rencontrent alors qu’ils ne sont encore que des bambins, au parc pour enfants de leur quartier à Paris. 
Une forte amitié entre eux va naître et ne va pas cesser de croître. De la maternelle au lycée, ils se suivent et expérimentent les choses de la vie qui font grandir. Farces, mais aussi bêtises et premiers amours, la vie de ces jeunes se verra aussi grandement changée grâce aux avancées technologiques que leur époque va connaître ( années 70-80 ).

La grande particularité de ce livre est qu’il n’a pas un auteur, mais deux. Oui, c’est bien un récit à quatre mains que Laurent ANDRE et Christelle HEDIN nous offre à travers ce livre. 
Contre toute attente, le style d’écriture est simple et l’on ne ressent pas de différence entre le style des deux auteurs. Un vrai travail a été effectué pour réussir à faire fusionner les deux écritures, pour ne pas déranger le lecteur, et le résultat est vraiment à la hauteur. Le style est donc simple, mais il invite au voyage. Il nous permet aussi de retomber en enfance et de grandir à nouveau, en même temps que les personnages, et de nous replonger dans nos souvenirs qu’ils soient bons ou mauvais, mais que l’on garde au fond de notre mémoire.
Malgré cela, le petit défaut que j’ai trouvé au niveau de l’écriture est les trop nombreuses répétitions de mots, voir de phrases, qui alourdissent vraiment le récit. Je conçois qu’il faut parfois répéter les choses pour mettre l’accent dessus, mais ici il y en a vraiment trop. Du coup, on a tendance à lire rapidement ces longs passages sans y prêter trop d’importance et c’est donc l’effet inverse qui s’effectue. Enlever ces répétitions permettraient d’alléger le récit, mais aussi de ne pas perdre l’attention du lecteur.

L’histoire peut nous sembler de prime abord simple, mais elle devient de plus en plus complexe au fur et à mesure des pages. Oui, les auteurs nous racontent une histoire que tout le monde peut vivre ou a déjà vécu, ‘l’histoire de la vie’, avec ses hauts et ses bas, tout en cachant de nombreux messages à travers les lignes. Plus qu’un documentaire, Laurent ANDRE et Christelle HEDIN nous montrent que l’on peut se sortir de mauvaises passes, quelles que soient les épreuves, si on en a la volonté et si l’on s’en donne les moyens. Certes, on ne peut pas tout contrôler, mais on peut donner un sens à sa vie.

Les personnages sont sympathiques à suivre. Ils ont chacun leurs propres personnalités, font chacun leurs propres bêtises, mais aussi leurs bonnes actions, et ce comme tout le monde. J’ai aimé ce côté très humain que les auteurs ont réussi à donner à tous leurs personnages, que ce soit les cinq principaux ou les secondaires.
Cependant, je trouve que l’histoire reste trop centrée sur Lucas, voir sur Marie et Christophe, et laisse complètement en retrait les autres personnages. Certes, ce trio est très intrépide et les deux autres plutôt timides, mais j’aurais aimé pouvoir en apprendre un peu plus sur Julie et Philippe.

La fin est surprenante et loin de ce que je pouvais m’imaginer. Je me suis d’ailleurs pris une petite claque car le personnage que j’appréciais le plus est affecté par les derniers évènements. Cette fin annonce de grands changements pour le second tome, qui ne peuvent qu’être bénéfiques à l’histoire car les vies des personnages vont devenir plus intenses, mais ils vont surtout sortir de leur monde d’adolescents pour entrer vraiment dans l’âge adulte.




En conclusion, « Jusqu’au Crépuscule » est avant tout l’histoire de la vie. Les auteurs auront réussi à me surprendre malgré un thème très vaste, surtout grâce à leur écriture qui prête vraiment au voyage. Plus qu’une lecture, c’est un retour en enfance assuré.







Un livre à lire si vous voulez replonger avec nostalgie dans vos souvenirs d’enfance.






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