mardi 17 mars 2015

Le livre perdu des sortilèges ; Deborah HARKNESS.

Édition : Orbit.
Prix : 19,80 €
Sortie : 04/05/2011
Pages : 517


Le livre perdu des sortilèges,
Deborah HARKNESS.




Résumé.

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé dpuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. 

Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. 

Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. 

Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.
















« Au commencement étaient l’absence et le désir.
Au commencement étaient le sang et la peur. 
Au commencement était le livre perdu des sortilèges. »


J’ai acheté et lu « Le livre perdu des sortilèges » il y a au moins deux ans. 
Tout ce que je peux vous dire c’est que j’avais adoré ! L’histoire, le style d’écriture et les personnages : rien ne m’avait déplu. Et pourtant, ce n’était pas gagné. En effet, j’avais lu énormément d’avis mitigés au sujet de ce livre. Avec chance, j’avais fait partie de la catégorie qui l’avait aimé.

Comme le second tome venait tout juste de sortir, j’ai préféré attendre que le troisième et dernier opus soit à la vente pour le lire. Seulement, je ne pensais pas attendre autant de temps !
Du coup, j’étais obligée de relire le premier livre pour me replonger dans cette histoire qui est, somme toute, assez dense.
Et je n’ai absolument pas regretté le voyage.

( Cette chronique sera un mix entre celle que j’avais faite il y a deux ans et mon ressenti d’aujourd’hui. Ne vous étonnez donc pas de retrouver certains éléments que vous avez peut-être déjà vu quelque part. )


« Je ne renoncerais jamais à la peine si cela m'obligeait à ne plus connaître la joie. »


Je peux vous dire que, même après relecture, c’est un ÉNORME coup de coeur.
Quand j'ai commencé à lire « Le livre perdu des sortilèges », je me suis dit que j'en aurais pour un long moment, vu la taille du pavé et la police qui est plutôt petite. Il n'a duré que deux jours. J'ai littéralement dévoré le livre. C’était tout simplement enivrant. 
On peut être déstabilisé au début par l'écriture de l'auteur qui est extrêmement précise quant aux recherches de Diana ( qui est une historienne spécialiste de l'alchimie ) : on a des noms de livres, d'auteurs qui existent réellement, des termes scientifiques aussi. Pour information, je suis une littéraire pure et dure, la chimie/physique/biologie ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais on accroche tellement que dès qu'il y a une référence, on a envie d'en savoir plus et on va chercher sur internet des précisions ou demander des informations a des amis qui connaissent ces domaines. 
Et c’est dans cet aspect que l’auteur puise sa plus grande force : dans la vraisemblance de son histoire. Elle mêle avec brio la fiction et le réel, l’imaginaire et l’histoire que nous-mêmes, nous ne pouvons que nous demander si son récit est réel. C’est un vrai délice.


« J'ai déjà vu un tel courage, surtout chez des femmes, continua-t-il sans relever. Les hommes ne le possèdent pas. Notre résolution naît de la peur ; ce n'est que de la bravade. »


Quant aux personnages, ils sont vraiment bien travaillés et j'ai adoré qu'ils soient adultes : l’histoire en est que plus profonde. De toute façon, elle n'aurait pas pu être crédible avec des adolescents et elle a bien fait de ne pas tourner ce livre exclusivement vers un public plus jeune ( petit point coup de gueule : sur certains sites, ce livre apparait dans la catégorie « Young Adult ».. Et je pense qu’ils font gravement erreur. Ce livre est destiné à un public de jeunes adultes ET SURTOUT d’adultes. C’est quand même affligeant de voir que, pour mieux vendre, certains n’hésitent pas à classer des livres dans des catégories qui sont en plein boom comme le New Adult ou le Young Adult. Bref, je referme cette parenthèse. )
Diana est plutôt attachante, Matthew est attendrissant et tous les autres personnages dans ce livre sont vraiment bien dépeints et inventés. Toutes les actions, les pensées de chacun sont vraiment réalistes. A aucun moment on ne peut se dire que c'est tiré par les cheveux. Je suis agréablement surprise par ce travail de la part de l’auteur. Elle ne délaisse pas les personnages secondaires, au contraire de beaucoup de récit que l’on peut retrouver en librairie. 


« C'est moi qui rassemble les éléments et les accorde.Ce qui est humide, je l'assèche et ce qui est sec, je le détrempe. Ce qui est mou, je l'endurcis et ce qui est dur, je l'adoucis. Je suis la fin et mon amant est le commencement. Je tiens dans mon sein tout l'univers de la Création et toute la connaissance est chachée en moi. »


J’ai lu sur beaucoup de sites que plusieurs personnes avaient trouvé le comportement de Matthew anormal, irréaliste ou tout simplement nul car il est plutôt platonique et ‘vieux jeu’ mais j'aimerais répondre à ces critiques. Certes, parfois, on a l'impression qu'il a un bâton dans les fesses mais il y a une information à prendre en compte : à un moment donné dans le livre, on apprend à quelle époque il a vécu en tant qu’humain et donc quand il est devenu vampire ( je ne ferais aucun spoiler ). Donc, à partir de cette information, on peut comprendre pourquoi il réagit comme ceci ou comme cela. Notre comportement est complètement différent des époques précédentes et il a vécu pas mal de temps avant notre époque justement. De plus, on précise bien qu'il ne côtoie pas grand monde, qu'il n'accepte aucun étudiant pour des stages donc c'est bien normal qu'il agisse de manière si retenue avec Diana. Certains n'aimeront quand même pas son comportement malgré cette explication, mais ce n'est pas un roman d'amour donc si c'est vraiment ce que vous cherchez, vous serez obligatoirement déçus. Mais moi j'adore cette relation à l'ancienne entre eux deux, et ça change un peu de toutes les histoires où les personnages se tombent déçus dès les premières pages, se séparent, se retrouvent, se re-séparent, un autre homme arrive pour foutre la pagaille, .. La romance est quand même très présente car c’est l’un des fils conducteurs de l’histoire, mais s’est juste un aspect parmi tant d’autres.


« La ‘normalité', c'est une fable que les humains se racontent pour se réconforter, quand ils sont confrontés à la preuve que presque tout ce qui les entoure est tout sauf ‘normal’ »


Oui, dans « Le livre perdu des sortilèges » on retrouve encore des vampires mais cette fois-ci, ils sont accompagnés par des sorcières, des démons et des humains. Chacun à sa place, ses caractéristiques, ses faiblesses, son histoire, sa hiérarchie,.. Bref, c'est vraiment bien mené et à aucun moment on ne le compare à d'autres livres du même genre. On est bien loin des histoires de vampires à la Twilight qui sont un peu niaises à mon goût et trop portées sur la romance. 
Deborah HARKNESS offre une nouvelle histoire à ces créatures surnaturelles, plus vraisemblable, une nouvelle hiérarchie et des caractéristiques parfois différentes de ce que l’on peut trouver habituellement et cela m’a plu.

L'histoire est donc passionnante. Même les pages consacrées à l'étude scientifique sont géniales. On lit sans voir passer les heures. C'est tellement bien ficelé que l'on est perpétuellement tenu en haleine, on ne sait vraiment pas ce qu'il va se passer et pour ça, j'en remercie grandement l'auteur ! Le cadre est tellement réaliste. On voit qu'elle maitrise complètement son sujet, son histoire, autant pour le décors que pour les recherches, les personnages, .. Ce n'est pas un roman écrit à la hâte mais mûrement réfléchi et travaillé.
Son style est un délice. Elle va dans les détails sans nous ennuyer et nous transporte littéralement à l'intérieur de son monde, de son univers. 


« La magie est le désir fait réalité. »



En conclusion, autant vous dire que je suis vraiment tombée amoureuse de cette histoire et de l'auteur. Deborah HARKNESS est devenue l'une de mes auteurs préférés. J'étais tellement dans le livre que les heures ont défilées sans que je ne m’en rende compte. Maintenant j'espère que ce deuxième roman sera tout aussi bon que le premier.






Un livre à lire absolument. Je vous le conseille vivement. J'espère qu'il vous plaira tout autant qu’à moi, que vous prendrez autant de plaisir que j'en ai eu à le lire et à l'apprécier. J'en suis tombée amoureuse, vraiment.




Avez-vous lu ce livre ? 

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lundi 9 mars 2015

The Book of Ivy ; Amy ENGEL.

Édition : Lumen.
Prix : 15 €
Sortie : 05/03/2015
Pages : 342


The Book of Ivy,
Amy ENGEL.




Résumé.

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? 

À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. 
Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. 

Cette année, mon tour est venu. 
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. 

Mon destin est scellé depuis l'enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. 

Née pour trahir et faite pour tuer... Sera-t-elle à la hauteur ? Book of Ivy est le premier roman d'Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d'amour torturée.
















« Lorsqu’on a un destin tout tracé, comme le mien, on n’a pas le droit d’être dorlotée. Son rôle, c’est de me rendre forte. »


C'est le livre dont tout le monde parle sur la blogosphère depuis plusieurs semaines : « The Book of Ivy ». Tout le monde l'attendait et moi la première. Dès le jour de sa sortie, je me suis précipitée à ma librairie pour me le procurer, tellement curieuse et impatiente de découvrir cette histoire qui me mettait vraiment l'eau à la bouche ( merci aux éditions Lumen pour nous avoir torturé pendant des jours et des jours à coups d'extraits tous plus alléchants les uns que les autres ).

Le livre est juste sublime. Pour une fois que la couverture française est plus jolie que l'originale, ça fait plaisir ! Le choix des couleurs et l'illustration : tout est parfait. 
Un beau bouquin qui embellira ma bibliothèque.

Pour tout vous dire : je n'ai pas pu me détacher de ce livre dès que j'ai lu les premiers mots.
J'ai été emportée dans l'histoire et sans m'en rendre compte, j'en suis devenue accro.
Le style de l'auteur y est vraiment pour quelque chose. Certes, il est simple mais efficace et arrive à nous faire ressentir une palette d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres, à tel point que c'est très agréable de lire chaque phrase. N'attendez donc pas à trouver de longues suites de mots tous plus compliqués les uns que les autres. Amy ENGEL se contente d'aller à l'essentiel et de surtout donner vie aux nombreux sentiments qui sont présents dans son livre.


« C’était mon choix, et j’en suis fière. S’il me rend faible, alors c’est une faiblesse avec laquelle je peux enfin vivre. »


« The Book of Ivy » est du début à la fin narrée à la première personne du singulier, du point de vue de Ivy.
Et ce n'est absolument pas pour me déplaire, bien au contraire.
Ivy est un personnage fort, une héroïne touchante comme on les aime. Au début naïve, elle se rend très vite compte que, parfois, les gens ne sont pas ce qu'ils semblent être et qu'être manipulé est très facile. On la voit évoluer tout au long du livre et elle arrive à nous surprendre jusqu'à la dernière page. Le chemin qu'elle prend est loin d'être celui auquel on pense, mais dès le début, nous savons que sa personne et son destin ne sont pas communs. Sa sauvagerie est touchante, son innocence est attendrissante. Elle est vraie et c'est une réelle bouffée d'oxygène dans la littérature pour jeunes adultes de ne pas retrouver une héroïne niaise.
Que dire de Bishop ? Je suis complètement amoureuse de lui. 
Certes, comme tout personnage principal masculin qui se doit, il est beau. Mais c'est une beauté brute, sauvage, indéchiffrable.. Comme son caractère. Il est tellement mystérieux que, comme Ivy, nous ne savons absolument pas ce qu'il pense ni sur quel pied danser avec lui dans les premiers chapitres. Est-il mauvais ? Est-il en train de mentir ? Ou, au contraire, est-il sincère ? Avec lui, on se questionne et ses longs silences cachent beaucoup plus de choses que ce que l'on pourrait croire. Merci à l'auteur de nous livrer un personnage masculin comme lui, avec ses idées et loin des modèles standards. 
En plus d'eux deux, il y a beaucoup de personnages secondaires qui gravitent autour de Ivy et de Bishop. Ils sont tous différents, ont tous un rôle propre et une importance variable dans le récit mais sont chacun intéressants. La plus grande force de chacun d'entre eux est que l'on ne sait jamais qui est bon ou qui est mauvais, qui ment ou dit la vérité, qui est dans le vrai ou dans le faux. A chaque fois, on se questionne et j'ai adoré cela. Je ne me suis jamais ennuyée, même dans les scènes où l’action est moins présente.

L'histoire est vraiment surprenante.
Dès le premier chapitre, nous découvrons un univers post-apocalyptique comme on en retrouve souvent et l’on se dit que l’on va retrouver un scénario vu et revu.. Mais la fin de ce même chapitre nous laisse littéralement sans voix. L'auteur nous annonce la couleur : attendez-vous à être surpris. Et c'est ce que nous allons ressentir tout au long du livre. On s'imagine une multitude de scénarios qui se révèlent tous être faux au fur et à mesure de notre lecture. 


« Je veux que mon amour soit plus fort que ma haine, ma miséricorde plus forte que mon désir de vengeance. »


La colonne vertébrale de « The Book of Ivy » est basée sur la dualité. Tout est confronté à un double auquel il s’oppose. Cela va des personnages ( Ivy/Bishop, la famille d’Ivy/la famille de Bishop ), aux lieux ( le côté gauche de la ville/le côté droit de la ville, la ville/le monde, l’intérieur/l’extérieur ), aux idées ( mensonge/vérité, vrai/faux, juste/injuste ), aux sentiments ( amour/haine, colère/indifférence, confiance/méfiance ).. Et cette dualité, c’est ce qui fait la force de ce livre. Grâce à cela, nous sommes constamment ballotté d’un côté ou de l’autre et c’est en cela que cette dystopie se démarque des autres. C’est avec ce travail de fond, cette profondeur, que l’auteur réussit à nous captiver et nous livre un récit vraiment abouti. 

Le côté psychologique de l'histoire est aussi beaucoup mis en avant. Jusqu'où pourront aller les personnages ? Qui croire ? C'est une véritable spirale infernale dans laquelle l'auteur nous plonge et c'est tellement enivrant que l'on en demande encore. 
D'ailleurs, je ne sais vraiment pas comment je vais faire pour tenir tant de temps sans lire la suite. Le livre sort en VO en novembre, autant dire que c'est dans très TRÈS longtemps. Seul point positif : c’est un diptyque donc le prochain tome sera le dernier. Pas besoin d’attendre plus longtemps pour connaître la fin !


« Un type qui ne veut pas mentir, marié à une fille qui ne peut pas dire la vérité. S’il existe un dieu, il a un sens de l’humour plutôt tordu ! »


Et enfin, l’histoire d’amour. 
Elle est belle mais aussi terriblement injuste. Ils ne devaient pas s’entendre à ce point, ni même ressentir des choses l’un pour l’autre mais on ne peut rien contre l’amour. Cela nous rappelle forcément les amoureux maudits « Roméo et Juliette ». 
J’ai adoré leur relation qui prend son temps pour s’installer et se développer. Rien ne va vite, tout vient à point. 


« Tu es facile à déchiffrer, Ivy, mais ton livre est compliqué. »



En conclusion, « The Book of Ivy » est une dystopie pas comme les autres, terriblement addictive. Amy ENGEL nous transporte sans aucune difficulté dans son univers et nous torture comme Ivy. On a peur, on est triste, en colère, attendri, perdu.. Préparez-vous a découvrir une dystopie qui ne vous laissera vraiment pas indifférent.






Un livre à lire pour tous les amoureux d'univers post-apocalyptique et d'histoire d'amour torturée. 



Avez-vous lu ce livre ? 

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vendredi 27 février 2015

Claire ; Louise BACHELLERIE.


Édition : Delpierre.
Prix : 20 €
Sortie : 12/12/2014
Pages : 420

Claire,
Louise BACHELLERIE.




Résumé.

Elevée à Paris par Moses et Ursule Dimanche de Cambremer, à la fin du XVIIIe siècle, Claire n'a rien d'une enfant ordinaire. Dès son plus jeune âge, elle fait montre d'un tempérament de feu et d'une vive intelligence, délaissant les fanfreluches et les bals pour les mathématiques et l'astronomie. 

Fascinée par les sciences et les voyages, à l'image de son ancêtre Suzon, devenue son idole, Claire décide de marcher dans ses pas et de se travestir en homme pour se faire enrôler comme assistant astronome dans l'expédition de M. de La Pérouse, afin de parcourir le monde. Découvertes et déconvenues s'enchaînent à bord de la Boussole et de l'Astrolabe, tandis qu'en France, les prémices de la Révolution menacent de mettre Paris à feu et à sang. 

Claire doute de retrouver un jour le chemin de son foyer, mais l'horizon ne reste-t-il pas la destination la plus fascinante qui soit ?

















« Aux marches du palais.
Aux marches du palais.
Y a une tant belle fille, lonla,
Y a une tant belle fille.
Elle a tant d’amoureux.
Elle a tant d’amoureux.
Qu’elle ne sait lequel prendre, lonla.
Qu’elle ne sait lequel prendre. »


Merci à Babelio et à sa fameuse Masse Critique, ainsi qu'aux éditions Delpierre pour m'avoir envoyé ce livre. 
Quelques mots sur l’objet en lui même : il est juste sublime et de très bonne qualité. La couverture est faite avec une matière solide et douce, comme duveteuse et j’adore cette matière sur les couvertures. L’illustration est de toute beauté et donne vraiment envie d’ouvrir le bouquin. Seule petite déception : Claire est censée être blonde.. Et l’on retrouve une femme aux cheveux gris. Je suis un peu déçue à ce niveau-là.

« Claire » est le troisième tome de Louise BACHELLERIE et fait parti d'une saga historique mettant en scène à chaque fois une femme, toute étant la fille de la précédente. « Claire » est donc la fille de « Louise » ( tome 2 ) et la petite-fille de « Suzon » ( tome 1 ).

« Claire » est à l'instar de sa grand-mère Suzon, une jeune femme avide de connaissance et d'aventures. Les bals et les réceptions que sa mère aime, ainsi que toutes les femmes de l'époque : très peu pour elle. Sa passion c'est l'astronomie et son rêve est de partir à l'aventure sur d'autres terres, de connaître le monde. 
En plus de sa tête bien remplie, la jeune femme est très belle. Tous vantent ses charmes. Et c'est grâce à cela qu'elle va pouvoir embarquer sur une frégate mandée par le roi, en charmant son ami. 
Déguisée en homme, elle va partir aux quatre coins du monde. Seulement, son aventure risque d'être plus longue, plus périlleuse et bien loin de ce qu'elle avait imaginée.

Bien que je n'aie pas lu les deux premiers tomes, ma lecture n'a été en tout point gâchée par cela.
Certes, certains éléments dans le livre font référence à d'autres qui se sont passés dans les précédents tomes mais cela n'empêche en rien la lecture et la compréhension de l’histoire.


« - Vous ne m’aimez donc point ? demanda-t-il, posant sur elle un regard implorant.
- Devrais-je vous aimer ?
- La justice le voudrait, qui me voit éconduire alors que vos regards et manières me laissent imaginer que…
- Est-ce là le discours d’un savant monsieur ? Est-ce votre imagination qui guide vos actions ? La raison veut que nous reprenions ensemble nos calculs et expériences et oubliions ce moment d’égarement. »


Parlons du style de Louise BACHELLERIE. Il est développé, plaisant et agréable. Par contre, j'ai été assez surprise de lire un vocabulaire aussi riche, je ne m’y attendais pas. Cela m'a d'abord déstabilisée, j'ai eu du mal à accrocher pendant les premières pages puis tout a ensuite coulé de source.

Le début du livre est d’ailleurs assez dense en informations.
Je ne sais pas si c'est le cas avec le premier tome mais ici, on se retrouve avec une foule d'informations autant sur l'histoire de Claire et des adultes qui l'entourent, que des véritables événements historiques qui se passent en France pendant cette période.. Autant dire qu'il faut s'accrocher !
Mais une fois les premières pages passées qui plantent le décor, le récit commence pour de bon et  l’on entre dans la vie trépidante de Claire avec plaisir.

L'histoire en général est plaisante et surtout prenante.
Pourtant je ne pensais pas me prêter autant au jeu !
Chaque moment de la vie de Claire est assez passionnant, surtout à partir de son adolescence. En effet, dès qu'elle atteint l'âge de sortir et de faire des rencontres, ses aventures deviennent plus trépidantes. 

Le petit point négatif de ce livre est, de mon point de vue, la précision de certaines informations qui ne sont vraiment pas nécessaires au récit, comme notamment la prolifération de longitudes et de latitudes pendant son voyage sur les eaux. 
Je ne sais pas si cela apporte de réelles informations à l'histoire puisque je n'y connais absolument rien en navigation, mais ce sont des données que je n'ai très souvent pas lues, car longues et ne m’apportant pas du tout des données nécessaires à la compréhension de l’histoire. 
De plus, toute la partie en Russie sur les traîneaux est très très longue.. On a vraiment l'impression d'être avec Claire et de ne pas voir le temps s'écouler. L'auteur a bien réussi à le retranscrire mais c'est assez ennuyant pour nous, lecteurs.
La plupart des descriptions pendant toute la durée de son voyage sont d’ailleurs assez denses.. Cela alourdit la narration et donne comme résultat un récit en dents de scie, avec de longs moments descriptifs et des moments où l’action est vraiment présente.


« Claire regardait obstinément les larmes de cire qui coulaient sur les pattes ouvrées d’un candélabre. Elle aurait ardemment souhaité, à ce moment, être née garçon, n’avoir point été dotée d’un coeur si faible, quand sa volonté était si forte. »


Le vrai petit plus de ce livre est les petits apartés historiques qui sont présents tout au long du livre. Cela renforce cette impression de vraisemblable : on a vraiment la sensation que Claire et sa famille existent réellement. Les personnages sont tout au long du livre victimes des évènements qui se déroulent et qui se sont déroulés pour de vrai, surtout durant cette période révolutionnaire qui fût assez sanglante.

Quant aux personnages, ils sont tous agréables et différents bien que seul le personnage de Claire soit vraiment développé.
C'est une jeune femme plaisante à suivre, à fort caractère qui sait ce qu'elle veut et ne veut pas. Elle est intelligente et à ses propres idées et c'est pour cela qu'on l'aime. Par contre, son côté égoïste est très souvent détestable mais personne ne peut être parfait.
Les personnages secondaires sont sympathiques mais on ne s'attarde malheureusement sur aucun d'eux.


« Elle s’était alors forgé une conviction : les pires perfidies que pouvaient concevoir une femme seraient toujours moins funestes que les manoeuvres des hommes. »



En conclusion, une histoire de femme d'aventures et de passions, intense et plaisante à suivre. J'ai été surprise de ce livre et compte bien me plonger dans les autres livres de Louise BACHELLERIE qui mérite d'être connue.







Un livre à lire pour les amoureux d’aventures, d’histoire et d’héroïnes aux forts caractères.



Avez-vous lu ce livre ? 

Ou l'un des premiers tomes ?

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jeudi 19 février 2015

Wonder Mum en a ras la cape ; Serena GIULIANO LAKTAF.


Édition : Baudelaire.
          collection L'étincelle.
Prix : 9,90 €
Sortie : 26/04/2014
Pages : 116

Wonder Mum en a ras la cape, 
Serena GIULIANO LAKTAF.



Résumé.

Si tu es une mère imparfaite, allaitante ou pas, que tu portes en poussette, en écharpe ou à dos de chameau, que tu cuisines pour tes enfants ou que tu ne jures que par les petits pots, que tu aies aimé être enceinte ou détesté le ventre rond, si tu as envie de faire du mal à Dora, que parfois tu te sens dépassée, que tu as un peu d'humour et beaucoup de second degré ce livre devrait te parler ! 

Tu es un papa ? il se peut qu'il t'intéresse aussi, et quant à toi, personne sans enfant, être chanceux de ton état, cet ouvrage te décidera peut-être à sauter le pas… OU PAS !





















« Alors qu'il ne fait pas loin d'1m90, pour intimider nos enfants, le mâle de la maison dégaine une phrase qui marche toujours : ‘Arrêtez ou j’appelle votre mère !’ »


Merci aux éditions Baudelaire de m'avoir permis de lire ce livre. 
Je ne connaissais ni le bouquin ni l'auteur malgré qu'elle soit elle aussi blogueuse et qu'elle rencontre actuellement un petit succès sur la toile.

" Wonder Mum en a ras la cape " n'est pas une histoire à proprement parler. Ici, vous trouverez le quotidien de l'auteur, mais également celui de chaque parent vivant sur terre. Car oui, être parent est normalement source de joie et de bonheur, mais c'est aussi être confronté à beaucoup de situations cocasses, de soucis et de problèmes. 

Tout d'abord, un petit mot sur une partie du livre dont je ne parle pas assez habituellement : la couverture. Je suis agréablement surprise par sa qualité : elle est vraiment jolie. L'illustration est très bien faite et la matière de la couverture est très agréable.

Dès les premières pages, on se rend très vite compte que ce livre ne suivra pas le schéma narratif classique.
Il est organisé sous forme d'anecdotes, de bulles, allant de quelques lignes à quelques pages. Cela nous rappelle bien entendu les petites brèves à la "VDM", voir les BDs féminines que l'on peut retrouver depuis quelques années et qui rencontrent un franc succès ( comme celles de Pénélope Bagieu ). Ce mix narratif rend la lecture du livre agréable, les anecdotes étant légères et drôles. On passe un agréable moment, enchantés par la plume de l'auteur qui est simple mais efficace.
L'humour est bien présent, parfois exagéré mais souvent drôle, et l'on se surprend à rigoler à voix haute à certains moments.  


« Ahh le père de mes enfants, cet être utopiste qui pense qu'il peut acheter une brosse à dents électrique à notre aîné et une normale à notre cadet, sans obtenir, comme seul résultat, une crise de ce dernier. Mouhahaha. »


La touche originale de ce bouquin est son côté interactif.
Plus qu'un ouvrage où l'on lit les aventures de l'auteur et où l'on se reconnaît en elle, certaines pages nous donnent clairement la parole. A certains moments, nous avons des lignes où l'on peut écrire nos confessions, ou des espaces où l'on peut épingler des photos de nos petites canailles et de leurs bêtises. Je trouve que c'est très bien joué et que c’est une excellente idée : cela permet d'interagir avec nous, lecteur, et d'en faire bien plus qu'un roman. 
Il se transforme en album de famille, en journal intime, en souvenir. 

Malgré tout, le petit point négatif que je pourrais sortir est la petitesse de l'ouvrage. Il aurait été sympa que le livre contienne plus d'anecdotes, d'histoires et de secrets de l'auteur. Mais en soit ça n'est pas réellement dérangeant, car cela permet de lire ce livre léger rapidement.

La présence de couleur à l'intérieur aurait pu être aussi sympa.
Effectivement, les illustrations sont toutes en noir et blanc. Une touche de couleur aurait renforcé ce côté " album de famille ".


« - Tu crois que je lui mets ses bottes de neige ?
- Bah y'a 20 cm dehors, m'enfin si tu penses qu'il y a plus approprié, ma foi… »


En conclusion, un livre original, une lecture sympathique.

Je le conseille à tous les jeunes parents pour rigoler un bon coup et pour le garder précieusement sur vos étagères, mais c'est un très bon livre à offrir aussi ( ce que je ne vais pas tarder à faire ).







Un livre à lire pour tout jeune parent ( et pas que ).



Note.

17/20



Extraits.

" Tu pensais savoir compter jusqu'à 7 ?
Attends d'avoir à préparer un biberon avec ses dosettes de lait à 3 heures du mat'. "

___________________________________




" Tu sens que la maternité t'a bouffé quand, de bon matin, tu commences à chercher les étoiles avec cette connasse de Dora. "


___________________________________




" Ce monde se divise en deux catégories :
Il y a les mères qui arrivent devant l'école vingt bonnes minutes avant la sortie de leurs enfants.
Et celles qui partent de chez elles trois minutes avant l'heure H en se disant 'Chui large !'.
Je file, chui large ! "






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