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lundi 30 novembre 2015

The Revolution of Ivy ; Amy ENGEL.

Édition : Lumen.
Prix : 15 €
Sortie : 05/11/2015
Pages : 322

The Revolution of Ivy,
Amy ENGEL.



Résumé.

Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ?

J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?


Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
















C'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais ce livre, comme beaucoup d'autres lecteurs. « The Book of Ivy » a été un énorme coup de cœur et j'espérais ressentir les mêmes émotions avec ce second opus.

« The Revolution of Ivy » se passe de suite après les événements du premier tome. Livrée à elle-même, Ivy se retrouve expulsée de Westfall. De nombreuses épreuves l'attendent. Survivra-t-elle à l'extérieur de sa ville ? Trouvera-t-elle des personnes pour l'aider à oublier tout ce qu'elle a perdu et à passer à autre chose ?

Autant le dire de suite : je suis légèrement déçue par ce livre.
J'en attendais tellement que mes attentes étaient apparemment difficiles à combler. 
Disons plutôt que l'histoire à beaucoup de mal à démarrer.

Effectivement, pendant au moins le premier tiers du livre, on s'ennuie.
Ivy est seule, cherche désespérément à survivre hors de Westfall. Autant dire que les passages sont longs et vides. Elle ressasse les mêmes choses, les mêmes peines, et alors qu'au début on compatissait pour elle, on finit vite par être lassé. Même lorsqu'elle se trouve dans un village de ‘survivants’, les tâches se succèdent et se ressemblent. Bien que la vie à l'extérieur de Westfall soit dure, elle n'est absolument pas intéressante, notamment parce qu'Ivy n'a aucun but.
Heureusement, passé cela, un ‘élément perturbateur’ débarque et les choses bougent enfin.

Mais ce qui m'a le plus déçue, c'est l'absence de ‘romance’ pendant tout le premier tiers du livre, mais aussi tous les complots qui se passent à Westfall entre les familles de Ivy et Bishop. Tous ces éléments présents dans « The book of Ivy » font que j'ai apprécié cette histoire. Or tous ces aspects sont inexistants dans cette première partie du livre. 

Dans « The Revolution of Ivy », nous retrouvons Ivy, mais totalement différente de celle que nous avons connu dans le premier tome. Ici, elle est d'abord brisée pour ensuite devenir dure, mais aussi attendrissante et passionnée. Ce personnage évolue et prend son envol. J'ai aimé son parcours, ses choix, sa réaction lorsqu'elle retrouve Bishop. Je me suis beaucoup reconnue en elle et elle m'a vraiment émue.
Que dire de Bishop ? Je suis retombée amoureuse de lui une seconde fois. Il est égal à lui-même, tel qu'on l'a connu dans « The book of Ivy », mais il nous réserve encore plein de surprises. Son comportement nous fait fondre. Il est un mélange de force et de douceur, de dureté et de tendresse. Bref, il fait désormais parti des personnages masculins que je préfère le plus dans la littérature !
Mention spéciale aux deux nouveaux personnages que j'ai adoré : Ash et Caleb. Je ne les appréciais pas vraiment au début, mais on ne peut que les aimer au final tant ils sont adorables. Plus ou moins qualifiés de 'sauvages' car ils vivent hors de Westfall, ils sont finalement bien plus humains que certaines personnes qui résident dans cette ville.

Parlons un peu de la fin, sans trop en dévoiler.
Son dénouement est dur et beau à la fois. Je ne pensais pas que Amy ENGEL réserverait ce sort à certains personnages, mais j'en suis satisfaite. 
Par contre, j'ai trouvé que le dénouement de cette histoire s'est passé trop rapidement. Les événements se sont enchaînés et l'on n'a pas vraiment le temps de réaliser ce qu'il vient de se passer que c'est déjà la fin du livre. 

Ce problème de temporalité est un peu présent dans tout le livre. Il y a beaucoup d'ellipses temporelles dans ce roman, contrairement au premier tome qui se déroule sans vraiment de ‘trous’ dans le récit. Là, des périodes d’une semaine jusqu'à plusieurs mois nous passent sous le nez. J'ai trouvé cela dommage car du coup, en tant que lecteur, on se sent moins ancré dans l'histoire, à cause de tous ces passages passés sous la trappe. Certes, ils ne devaient pas se passer des choses intéressantes, mais bon.




En conclusion, « The Revolution of Ivy » est une suite qui a du mal à démarrer, mais qui rattrape ( trop ) vite son retard. Bien qu'il soit moins bon que « The book of Ivy », cela reste une bonne lecture et une fin satisfaisante pour cette histoire. Amy ENGEL reste sans conteste un écrivain à suivre !






Un livre à lire pour les amoureux de dystopies et ceux qui veulent connaître la fin des aventures de Ivy et Bishop.









Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




lundi 9 mars 2015

The Book of Ivy ; Amy ENGEL.

Édition : Lumen.
Prix : 15 €
Sortie : 05/03/2015
Pages : 342


The Book of Ivy,
Amy ENGEL.




Résumé.

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? 

À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. 
Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. 

Cette année, mon tour est venu. 
Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. 

Mon destin est scellé depuis l'enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. 

Née pour trahir et faite pour tuer... Sera-t-elle à la hauteur ? Book of Ivy est le premier roman d'Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d'amour torturée.
















« Lorsqu’on a un destin tout tracé, comme le mien, on n’a pas le droit d’être dorlotée. Son rôle, c’est de me rendre forte. »


C'est le livre dont tout le monde parle sur la blogosphère depuis plusieurs semaines : « The Book of Ivy ». Tout le monde l'attendait et moi la première. Dès le jour de sa sortie, je me suis précipitée à ma librairie pour me le procurer, tellement curieuse et impatiente de découvrir cette histoire qui me mettait vraiment l'eau à la bouche ( merci aux éditions Lumen pour nous avoir torturé pendant des jours et des jours à coups d'extraits tous plus alléchants les uns que les autres ).

Le livre est juste sublime. Pour une fois que la couverture française est plus jolie que l'originale, ça fait plaisir ! Le choix des couleurs et l'illustration : tout est parfait. 
Un beau bouquin qui embellira ma bibliothèque.

Pour tout vous dire : je n'ai pas pu me détacher de ce livre dès que j'ai lu les premiers mots.
J'ai été emportée dans l'histoire et sans m'en rendre compte, j'en suis devenue accro.
Le style de l'auteur y est vraiment pour quelque chose. Certes, il est simple mais efficace et arrive à nous faire ressentir une palette d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres, à tel point que c'est très agréable de lire chaque phrase. N'attendez donc pas à trouver de longues suites de mots tous plus compliqués les uns que les autres. Amy ENGEL se contente d'aller à l'essentiel et de surtout donner vie aux nombreux sentiments qui sont présents dans son livre.


« C’était mon choix, et j’en suis fière. S’il me rend faible, alors c’est une faiblesse avec laquelle je peux enfin vivre. »


« The Book of Ivy » est du début à la fin narrée à la première personne du singulier, du point de vue de Ivy.
Et ce n'est absolument pas pour me déplaire, bien au contraire.
Ivy est un personnage fort, une héroïne touchante comme on les aime. Au début naïve, elle se rend très vite compte que, parfois, les gens ne sont pas ce qu'ils semblent être et qu'être manipulé est très facile. On la voit évoluer tout au long du livre et elle arrive à nous surprendre jusqu'à la dernière page. Le chemin qu'elle prend est loin d'être celui auquel on pense, mais dès le début, nous savons que sa personne et son destin ne sont pas communs. Sa sauvagerie est touchante, son innocence est attendrissante. Elle est vraie et c'est une réelle bouffée d'oxygène dans la littérature pour jeunes adultes de ne pas retrouver une héroïne niaise.
Que dire de Bishop ? Je suis complètement amoureuse de lui. 
Certes, comme tout personnage principal masculin qui se doit, il est beau. Mais c'est une beauté brute, sauvage, indéchiffrable.. Comme son caractère. Il est tellement mystérieux que, comme Ivy, nous ne savons absolument pas ce qu'il pense ni sur quel pied danser avec lui dans les premiers chapitres. Est-il mauvais ? Est-il en train de mentir ? Ou, au contraire, est-il sincère ? Avec lui, on se questionne et ses longs silences cachent beaucoup plus de choses que ce que l'on pourrait croire. Merci à l'auteur de nous livrer un personnage masculin comme lui, avec ses idées et loin des modèles standards. 
En plus d'eux deux, il y a beaucoup de personnages secondaires qui gravitent autour de Ivy et de Bishop. Ils sont tous différents, ont tous un rôle propre et une importance variable dans le récit mais sont chacun intéressants. La plus grande force de chacun d'entre eux est que l'on ne sait jamais qui est bon ou qui est mauvais, qui ment ou dit la vérité, qui est dans le vrai ou dans le faux. A chaque fois, on se questionne et j'ai adoré cela. Je ne me suis jamais ennuyée, même dans les scènes où l’action est moins présente.

L'histoire est vraiment surprenante.
Dès le premier chapitre, nous découvrons un univers post-apocalyptique comme on en retrouve souvent et l’on se dit que l’on va retrouver un scénario vu et revu.. Mais la fin de ce même chapitre nous laisse littéralement sans voix. L'auteur nous annonce la couleur : attendez-vous à être surpris. Et c'est ce que nous allons ressentir tout au long du livre. On s'imagine une multitude de scénarios qui se révèlent tous être faux au fur et à mesure de notre lecture. 


« Je veux que mon amour soit plus fort que ma haine, ma miséricorde plus forte que mon désir de vengeance. »


La colonne vertébrale de « The Book of Ivy » est basée sur la dualité. Tout est confronté à un double auquel il s’oppose. Cela va des personnages ( Ivy/Bishop, la famille d’Ivy/la famille de Bishop ), aux lieux ( le côté gauche de la ville/le côté droit de la ville, la ville/le monde, l’intérieur/l’extérieur ), aux idées ( mensonge/vérité, vrai/faux, juste/injuste ), aux sentiments ( amour/haine, colère/indifférence, confiance/méfiance ).. Et cette dualité, c’est ce qui fait la force de ce livre. Grâce à cela, nous sommes constamment ballotté d’un côté ou de l’autre et c’est en cela que cette dystopie se démarque des autres. C’est avec ce travail de fond, cette profondeur, que l’auteur réussit à nous captiver et nous livre un récit vraiment abouti. 

Le côté psychologique de l'histoire est aussi beaucoup mis en avant. Jusqu'où pourront aller les personnages ? Qui croire ? C'est une véritable spirale infernale dans laquelle l'auteur nous plonge et c'est tellement enivrant que l'on en demande encore. 
D'ailleurs, je ne sais vraiment pas comment je vais faire pour tenir tant de temps sans lire la suite. Le livre sort en VO en novembre, autant dire que c'est dans très TRÈS longtemps. Seul point positif : c’est un diptyque donc le prochain tome sera le dernier. Pas besoin d’attendre plus longtemps pour connaître la fin !


« Un type qui ne veut pas mentir, marié à une fille qui ne peut pas dire la vérité. S’il existe un dieu, il a un sens de l’humour plutôt tordu ! »


Et enfin, l’histoire d’amour. 
Elle est belle mais aussi terriblement injuste. Ils ne devaient pas s’entendre à ce point, ni même ressentir des choses l’un pour l’autre mais on ne peut rien contre l’amour. Cela nous rappelle forcément les amoureux maudits « Roméo et Juliette ». 
J’ai adoré leur relation qui prend son temps pour s’installer et se développer. Rien ne va vite, tout vient à point. 


« Tu es facile à déchiffrer, Ivy, mais ton livre est compliqué. »



En conclusion, « The Book of Ivy » est une dystopie pas comme les autres, terriblement addictive. Amy ENGEL nous transporte sans aucune difficulté dans son univers et nous torture comme Ivy. On a peur, on est triste, en colère, attendri, perdu.. Préparez-vous a découvrir une dystopie qui ne vous laissera vraiment pas indifférent.






Un livre à lire pour tous les amoureux d'univers post-apocalyptique et d'histoire d'amour torturée. 



Avez-vous lu ce livre ? 

Comptez-vous le faire ?

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