vendredi 3 janvier 2020

Une enquête de Loveday & Ryder, tome 1 : Le corbeau d'Oxford ; Faith MARTIN.







Éditions : Harper Collins
           Collection Harper Collins Noir.
Prix : 14,90 €
Poche : -
Sortie : 13/11/2019
Pages : 306
Ebook : Oui - 9,99 


Une enquête de Loveday & Ryder, tome 1 :
Le corbeau d'Oxford
Faith MARTIN.



Résumé.

Oxford, 1960.

Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…
















Je remercie les éditions Harper Collins et la collection Harper Collins Noir pour cet envoi.

« Le corbeau d’Oxford » est le premier opus de la série « Une enquête de Loveday & Ryder ».
Nous nous retrouvons à Oxford en 1960. Un riche industriel, Marcus Deering, reçoit plusieurs lettres anonymes lui exigeant de se racheter ou sinon son fils mourra. Contre toute attente, alors que tout le monde pensait que le corbeau ne sévirait jamais, un meurtre est bel et bien commis.
Trudy Loveday est une toute jeune policière. En plus de son jeune âge, elle est la seule femme dans son commissariat. Même si elle rêve de participer à l’enquête du corbeau d’Oxford, elle n’est pas étonnée lorsqu’elle est de suite écartée de l’affaire.
En revanche, elle est surprise d’être chargée d’assister le Dr Clément Ryder, un médecin légiste, qui décide de rouvrir une affaire qui a été, à son avis, mal jugé. Même si Trudy est d’abord déçue de cette décision, elle va bientôt se rendre compte que Ryder n’avait pas tord en rouvrant cette enquête… Et que cette affaire classée pourrait sûrement les aider à découvrir le fameux corbeau.

J’ai adoré cette histoire !
Parfois, j’aime lire un policier pour changer un peu de genre et je peux vous dire que ce livre m’a fait un bien fou.

Tout d’abord, Faith MARTIN nous tient en haleine avec un prologue plein de mystère.
Dès ce premier chapitre, je me suis demandée pourquoi cette entrée en matière, pourquoi tant de mystère ?
J’ai aimé cette entrée en scène qui donne envie de continuer notre lecture pour savoir le pourquoi du comment. Cette frustration est vraiment un élément clé de l’histoire qui nous permet de plonger dans le récit immédiatement.

Comme vous l’aurez compris en lisant le résumé, il y a donc deux enquêtes qui s’imbriquent dans ce premier tome.
D’un côté, un riche industriel reçoit des lettres anonymes et menaçantes depuis quelques temps. Il a peur pour ses proches et encore plus lorsqu’il y a bel et bien un meurtre.
De l’autre, Ryder ressort une affaire qui a pourtant été classée. Une jeune fille est retrouvée morte chez elle à cause d’une overdose médicamenteuse. Elle était un peu extrême dans son comportement, les médicaments lui faisaient perdre la mémoire et pour le tribunal il ne faisait aucun doute qu’elle s’est donnée la mort accidentellement.

Pourtant au fur et à mesure de notre lecture, il ne va pas sans dire que ces deux enquêtes complètement différentes sont pourtant belles et bien liées.
Alors non, ce n’est pas un spoil ni un mystère parce que cette information arrive dès le début de notre lecture.
Dès lors, j’ai échafaudé toutes les théories, tous les plans possibles, tous les complots imaginables. Je suis partie dans tous les sens. Il y avait du vrai, il y avait aussi du faux. Même s’il arrive que des histoires soient prévisibles, j’aime malgré tout faire fonctionner mes méninges et m’imaginer pourquoi le récit va se terminer comme cela.
« Le corbeau d’Oxford » fait partie de ces histoires dont il n’est pas très compliqué de deviner les grands tenants, mais qui arrive pourtant à nous faire réfléchir du début à la fin du livre et parfois même à nous surprendre.

Concernant les personnages, j’ai adoré les protagonistes principaux !
Trudy Loveday est charmante et plaisante à suivre. Elle débute sa carrière dans la police, mais elle fait aussi ses premiers pas dans l’âge adulte. Elle n’a pas d’expérience ni dans son métier, ni dans la « vie », pourtant on voit tout le potentiel qui se cache en elle.
Ryder est tout le contraire de la jeune fille. Il est médecin à la retraite, mais il continue sa carrière en étant coroner. On peut dire qu’il en a vu des choses et son regard est plus expérimenté que celui de Trudy, forcément.
Séparément, on n’aurait jamais pu imaginer que ces deux personnages iraient ensemble. Pourtant ce duo est détonant. Je les ai aimés autant séparés qu’unis, et chacune de leur rencontre et de leur interaction est plaisante à suivre.

La fin est vraiment le contraire du reste du livre.
Alors que les deux enquêtes avancent lentement, j’ai trouvé que le final était trop rapide. Tant dans l’annonce du ou des coupable(s) que dans la clôture du livre. Je n’étais pas prête à laisser les personnages de cette manière, mais l’on peut dire que c’est bon signe : ça veut dire que j’ai passé un bon moment de lecture à leurs côtés.


En conclusion, « Une enquête de Loveday & Ryder, tome 1 : Le corbeau d’Oxford » m’a vraiment surprise. Faith MARTIN m’a immédiatement conquise avec son prologue plein de mystère, mais aussi avec ses deux enquêtes différentes et pourtant liées.
Les personnages attisent de suite notre sympathie et le duo que forment Trudy et Ryder est détonnant.
De manière générale, c’était une bonne lecture même si certains points ne m’ont pas complètement convaincus.
Par contre, je suis sûre d’une chose : je ne louperai pas la suite !









Avez-vous lu ce livre ? 

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jeudi 2 janvier 2020

Les ambitieuses de l'âge d'or, tome 1 : Du pacte au scandale ; Maya RODALE.






Éditions : Harlequin
           Collection Victoria.
Prix : 7,90 €
Poche : Oui - 7,90 €
Sortie : 01/01/2020
Pages : 352
Ebook : Oui - 5,99 


Les ambitieuses de l'âge d'or, tome 1 :
Du pacte au scandale
Maya RODALE.



Résumé.

 New York, 1895

J’y consens. Adeline regrette déjà son imprudence.  

Elle vient d’accepter de revoir le séduisant duc de Kingston pour l’aider à trouver la sublime héritière qu’il recherche.

En retour, leur accord lui permettra d’accompagner le duc à des réceptions mondaines pour promouvoir ses créations de mode.

Un tremplin inespéré pour lancer sa propre affaire à New York et devenir une femme d'affaires accomplie.

Une femme moderne à l’extrême opposé du monde traditionnel auquel appartient le duc…
















Je remercie Harlequin, la collection Victoria et NetGalley pour cette lecture.

Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée dans une romance historique. Terminer l’année 2019 avec cette lecture a été une bonne idée !

« Du pacte au scandale » est le premier tome d’une nouvelle série publiée dans la collection Victoria de Harlequin : « Les ambitieuses de l’âge d’or ».
Nous allons suivre Adeline, une jeune couturière ambitieuse à New-York. Elle travaille pour une styliste, mais elle rêve d’ouvrir sa propre boutique et d’habiller les plus riches new-yorkaises avec ses créations novatrices.
Lors de l’une de ses visites à une cliente, elle va tomber par hasard sur le duc de Kingston. Entre eux, le courant passe immédiatement. Seulement ce dernier est venu d’Angleterre pour trouver une épouse riche qui pourra l’aider à payer ses factures et autant dire qu’Adeline est loin de la jeune fille qu’il imaginait.

Sans en attendre beaucoup, ce livre a réussi à me surprendre.

Pour autant, je ne peux pas nier que ce n’est pas une histoire qui révolutionne le genre, en tout cas pendant la première partie du récit.
Adeline et le duc de Kingston se voient pour la première fois et le charme opère. Un coup de foudre comme il peut faire toujours rêver, mais qui ne m’enchante guère. Je suis de moins en moins fan des amours au premier regard, mais cela reste un point qui ne concerne que mes goûts personnels.

Même si l’histoire reprend les clichés et grands traits que l’on retrouve dans ce genre de romans, j’ai beaucoup aimé apprendre à connaître cette période de l’histoire, cet âge d’or qui a propulsé des familles ambitieuses en riches familles, tout ça grâce à leur travail.
C’est comme si à cette époque, toute personne méritante avait le pouvoir de réussir vite et bien.
J’ai vraiment hâte de lire les prochains tomes de cette série pour mieux m’immerger dans cette période de l’histoire qui m’a vraiment surprise et plu.

« Du pacte au scandale » est aussi une belle histoire de « girl power ». Adeline est ambitieuse et travailleuse, elle veut réussir dans la vie et se donne les moyens pour y arriver. J’ai beaucoup aimé son personnage qui est très contemporain par rapport à ceux que l’on peut croiser dans ce genre d’histoire.
Il y a également une envie d’ouvrir plus de droits aux femmes, mise en scène par le fameux club qui va aider Adeline. J’ai adoré toutes ces réunions même si elles étaient finalement peu nombreuses, toutes ces femmes modernes qui ne veulent plus se laisser marcher sur les pieds.
En cela, cette histoire pourra plaire à ceux qui veulent commencer à lire des romances historiques.

Même si l’histoire d’amour est convenue et que la première partie ne m’a pas totalement charmée, j’ai beaucoup aimé la façon dont leur relation évolue par la suite.
Ce n’est pas une relation simple, surtout à l’époque où se marier par amour n’était pas vraiment une option. Sans compter que le duc a besoin d’une héritière fortunée et que Adeline ne veut pas partir de New-York.
Autant dire que finalement, le coup de foudre n’est pas que l’unique thématique de cette romance et j’ai plus apprécié les autres problématiques de leur relation.

La fin est mignonne et nous tient en haleine.
Les personnages prennent de nombreux chemins qu’on n’aurait pas soupçonné et qui les amènent qu’au dernier chapitre à leur décision finale.


En conclusion, « Les ambitieuses de l’âge d’or , tome 1 : Du pacte au scandale » est une romance historique certes classique, mais surprenante sur certains points. Maya RODALE commence avec une simple histoire d’amour au premier regard entre une simple couturière new-yorkaise et un duc anglais. Finalement, le récit prend un tournant inattendu lorsque l’on plonge dans la réalité de l’Age d’or, cette période de l’histoire où le travail est récompensé et où les gens s’enrichissaient en prenant des risques.
Adeline est une héroïne moderne et ambitieuse qui fait plaisir à suivre, notamment dans ce genre d’histoire.

Sans bousculer les codes de la romance historique, j’ai aimé découvrir cette période de l’histoire où les femmes réclamaient enfin plus de liberté et de droits. J’ai hâte de lire la suite !








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dimanche 22 décembre 2019

Meg Corbyn, tome 4 : Empreintes fauves ; Anne BISHOP.





Édition : Milady
          Collection Bit-Lit.
Prix : 22 €
Poche : Oui - 8,20 €
Sortie : 15/02/2017
Pages : 425
Ebook : Oui - 5,99 


Meg Corbyn, tome 4 :
Empreintes fauves
Anne BISHOP.



Résumé.


La paix fragile qui règne depuis des siècles entre les Autres et les humains est sur le point d'être brisée.

L'alliance des Autres avec les cassandra sangue, prophétesses de sang exploitées pour leurs dons, a modifié l'équilibre des pouvoirs entre les espèces, et si Simon Wolfgard, chef de l'enclos de Lakeside, et son amie Meg Corbyn considèrent ce changement comme une amélioration, tous ne sont pas convaincus.

Une poignée d'humains radicaux cherche à usurper les terres sauvages en attaquant les terra indigene.

Ils sont loin d'imaginer qu'il existe des êtres beaucoup plus anciens et plus dangereux que ceux qui peuplent les Enclos - et qu'ils sont prêts à tout pour protéger les leurs...















Attention, cette chronique contient des spoilers.
Pour retrouver mon avis sur le premier tome, « Lettres écarlates », cliquez ici.


 

Alors que les Autres et les humains vivaient dans une fragile cohabitation, aujourd’hui tout a changé. Les humains veulent récupérer les terres des Autres, des terres qu’ils considèrent comme leur appartenant. Dans l’ombre, ils fomentent de terribles actions qui vont faire rugir les crocs et les griffes de Namid.
Ces derniers réapparaissent pour venger toutes les mauvaises actions commanditées par les humains. Ils vont alors poser une question à Simon, une question qui peut changer leur monde à tout jamais : que doit-on garder des humains ?
Ce dernier va réfléchir aux côtés de ses amis et de Meg, mais il se pourrait bien qu’il soit déjà trop tard.

Encore une fois, je suis tombée amoureuse de ce tome, qui est encore meilleur que tous ceux parus avant !

Alors que « Gris présages », le troisième tome, était vraiment un opus transitoire dans la série, dans « Empreintes fauves » les choses changent vraiment.

Si vous trouviez déjà l’univers de Anne BISHOP sombre, attendez de lire ce tome.
Au fur et à mesure des chapitres, l’ambiance devient de plus en plus pesante, presque oppressante même pour nous, lecteurs. J’ai vraiment adoré la manière dont l’auteur présente son histoire et ses changements, sans aucune peur de choquer en montrant toute la sauvagerie dont peut faire preuve les humains.

Car oui, le conflit entre les humains et les Autres est bel et bien enclenché. Jusqu’au bout on pense que la limite ne sera pas franchie et pourtant, c’est le cas.
J’ai été passionnée par cette intrigue, autant par les complots des humains que par la réponse des Autres. Il y a des chapitres qui nous montrent ce que veulent faire les humains, toute la cupidité et la méchanceté qui commandent leurs actes. On comprend aussi comment on peut manipuler une opinion, comment quelqu’un de suffisamment fort psychologiquement peut embrigader une population entière.
Il y a également des chapitres du point de vue des Autres, notamment des crocs et des griffes de Namid. Ces Autres qui se cachent dans les terres sauvages, qui ne se montrent à personne. Tellement dangereux, tellement terrifiants qu’ils font trembler les métamorphes. J’ai vraiment été surprise de la manière dont l’auteur les met en scène. J’ai trouvé que c’était particulièrement réussi et j’aimerais en apprendre encore plus sur eux.

Si vous avez lu le tome 3 et que vous avez adoré l’aspect politique qui y était présent, vous serez servi dans cet opus. Il y a un vrai soucis du détail dans toutes les petites intrigues et complots qui rendent vraiment le tout parfaitement plausible et addictif. C’est bien mené, bien pensé et parfaitement réalisé.

J’ai également beaucoup aimé la façon dont est mis en lumière Meg et les autres cassandra sangue, notamment Espoir qui me plait tellement. Elles ont un vrai rôle et elles prennent des risques pour les Autres.
De plus, j’ai trouvé que Meg évoluait beaucoup dans ce tome, autant personnellement que dans sa relation avec les autres et avec Simon. On est encore loin de la romance que nous attendons tous, mais elle arrive !

La fin est un condensé d’émotions. Ca faisait longtemps que je n’avais pas été autant happée par un final. Il y a de l’action, de l’émotion et de la tension, un cocktail explosif qui vous empêchera de reposer votre livre.


En conclusion, « Meg Corbyn, tome 4 : Empreintes fauves » est un opus particulièrement réussi. Anne BISHOP arrive à rendre son univers encore plus sombre et cruel, chose que je n’aurais jamais imaginé. Toutes les intrigues sont parfaitement menées, à tel point qu’elles sont toutes passionnantes.
Ce tome est également celui de toutes les questions, notamment celle sur les humains. Les personnages évoluent et prennent position. Ils vont chacun devoir prendre des décisions qui vont influer autant leur vie que la destinée du monde.
Un gros coup de coeur pour cet opus !








Avez-vous lu ce livre ? 

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