samedi 22 avril 2017

Là où tu iras j'irai ; Marie VAREILLE.

Édition : Mazarine.
Prix : 17,90 €
Sortie : 15/03/2017
Pages : 358

Là où tu iras j'irai
Marie VAREILLE.



Résumé.

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique. 

Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier. 

La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde. 

Une comédie pétillante, pleine d’humour et d’émotions.















Je remercie chaleureusement les éditions Mazarine ainsi que Marie VAREILLE pour m’avoir permis de découvrir son nouveau roman.

« Là où tu iras j’irai » va nous raconter l’histoire d’Isabelle, une trentenaire qui va voir son quotidien bouleversé lorsqu’elle refusera la demande en fiançailles de son copain, Quentin, avec qui elle est en couple depuis plus de cinq ans. La raison est simple : il veut des enfants, elle non, et ce différent sonne la fin de leur histoire d’amour.
A la rue et sans le sou, sa carrière d’actrice ne décollant pas et son CDD chez Macdo ne l’aidant pas vraiment à subvenir à ses besoins, elle va se voir proposer un travail par une adolescente, Adrianna. Officiellement, elle doit remplacer sa nourrice et venir en Italie chez sa grand-mère pour la garder elle ainsi que Zoe et Nicolas, sa soeur et son frère. Officieusement, elle doit draguer leur père et faire rompre les fiançailles entre lui et Colombe, une coach bien-être trop parfaite pour être supportable.

Ce nouveau livre de Marie VAREILLE m’a semblé très différent de « Je peux très bien me passer de toi ». Cette histoire est une comédie pure et dure, tout en ajoutant plusieurs sous-genres de manière très subtile, mais mettant vraiment l’aspect ‘comédie’ sur le devant de la scène. J’avoue avoir été déstabilisée pendant les premiers chapitres, ne m’attendant pas vraiment à ce que les évènements soient à ce point tournés au comique et à la dérision, mais l’on s’y habitue plutôt rapidement et l’on rigole beaucoup dans la plupart des chapitres. Cela amène également son lot de citations complètement loufoques, toutes hilarantes et croustillantes à souhait. 
Alors, au final, même si au début on a du mal à croire en la véracité des évènements qui se déroulent dans cette histoire, on se laisse porter par la plume de Marie VAREILLE et par son humour complètement déjanté.

En opposition à cela, l’histoire cache sa part de drame. Cet aspect est emmené avec la famille d’Adrianna. Elle, son frère et sa soeur ont perdu leur mère qui s’est suicidée. Ils cachent leurs lots de problèmes et de peine chacun à leur manière : derrière un sourire, derrière de colère, derrière le silence.
J’ai beaucoup apprécié les chapitres mettant en scène Nicolas, le petit frère d’Adrianna, qui nous émeut à chacune de ses apparitions. C’est celui qui parle le moins, mais qui finalement véhicule le plus d’émotions. Marie VAREILLE a fait un travail exceptionnel avec ce personnage qui ne peut que nous serrer le coeur à chaque fois que l’on croise son chemin.

Il y a également une petite partie enquête, qui apporte de la profondeur au récit. On essaie de chercher, à l’instar d’Isabelle, qui se tapit dans l’ombre et tire les ficelles. On ne trouve pas immédiatement le coupable, alors le pari est plutôt réussi de ce côté-là.

Les chapitres sont la plupart du temps très courts, ce qui empêche de vraiment s’attacher aux personnages. Cet éloignement est encore plus marqué par l’utilisation de la troisième personne du singulier ( il/elle ) plutôt que du ‘je’. C’est plutôt déstabilisant de prime abord, mais ça permet de mettre en valeur le côté comédie avec plus de puissance.

Le final est assez surprenant et a pris une route que je n’attendais pas. J’ai apprécié être surprise, même si j’aurais préféré une autre fin, mais j’en suis satisfaite malgré tout.




En conclusion, « Là où tu iras j’irai » est une comédie pétillante comme on les aime. Marie VAREILLE nous fait rire, nous émeut et nous attendrit. Malgré un récit un peu trop rocambolesque pour être vraisemblable, on se surprend à en redemander encore.
Marie VAREILLE s’installe petit-à-petit dans le panthéon des auteurs de comédies françaises. En tout cas, pour ma part, elle est devenue l’un des auteurs dont je ne louperai plus jamais la sortie de ses prochains livres. 
Si vous n’avez jamais lu de roman de Marie VAREILLE, foncez : vous ratez quelque chose !






Un livre à lire cet été, avec un bon mojito.









Avez-vous lu ce livre ? 

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dimanche 16 avril 2017

Tu peux toujours courir ; Valérie CHEVALIER.

Édition : Charleston Poche.
Prix : 8,50 €
Sortie : 14/04/2017
Pages : 367

Tu peux toujours courir
Valérie CHEVALIER.



Résumé.

Le quotidien de deux copines, entre amour, amitié, ruptures et rencontres ! 

Chanteuse dans un bistro, Alice commence à trouver sa vie un peu monotone quand on lui propose d'intégrer un groupe se produisant dans des soirées privées. Sur le plan affectif, le meilleur reste à venir.
Maud vit en colocation, travaille dans une salle de gym et rêve de l'amour avec un grand A. Elle a du caractère et sait ce qu'elle veut mais, côté coeur, elle a tendance à baisser la garde trop vite et se trouve souvent prise au dépourvu.

Entre deux cinq-à-sept, nos héroïnes courent après le bonheur. Une quête qui affecte leur rapport aux hommes, trame de fond de cette fenêtre ouverte sur leur quotidien tantôt rocambolesque, tantôt douloureux, mais jamais dénué d'humour et d'autodérision.

La comédie romantique de l'été !















Un grand merci aux éditions Charleston pour cette lecture en tant que Lectrice Charleston 2017 !

« Tu peux toujours courir » est l’histoire de deux copines, Alice et Maud. Alors que la première enchaîne les conquêtes, la seconde est casée avec le même homme depuis plusieurs années. Malheureusement, cet équilibre va être chamboulé lorsqu’Alice va tomber sous le charme d’un homme déjà en couple et que Maud va se faire larguer par son copain.
Entre disputes, questionnements et mojitos, les deux femmes sont loin de deviner tout ce qui les attend.

Le résumé me tentait beaucoup. C’était vraiment l’histoire qu’il me fallait, surtout avec les beaux jours qui arrivent.
Autant vous dire que ce livre tient toutes ses promesses. C’est frais, léger et acidulé. 
Les chapitres alternent entre les points de vue d’Alice et de Maud, ce qui fait que l’on suit vraiment leurs deux histoires. Pour chacune, c’est le chaos et les montagnes russes émotionnelles. L’auteur met en scène la vie de tous les jours, ce que peuvent expérimenter les femmes, leurs problèmes et leurs interrogations ainsi que leurs peurs et ça met du baume au coeur. 

Toutes ces thématiques sont bien sûres abordées avec beaucoup d’humour et les passages qui vont vous faire monter le sourire aux lèvres sont nombreux. Oui, c’est terriblement cliché, mais c’est croustillant à souhait.
Petite mise en garde sur le fait que Valérie CHAVELIER est québécoise. Vous allez rencontrer tout au long de votre lecture des expressions purement québécoises et, même si cela est plutôt déstabilisant au début, c’est finalement la petite touche qui rend ce texte unique. Pas la peine d’avoir un moteur de recherche à côté de soi pour comprendre tous ces mots, on comprend très facilement où l’auteur veut en venir à chaque fois et l’on finit par rapidement se familiariser avec ce vocabulaire.

Les héroïnes sont différentes et ont pourtant beaucoup de points commun. L’une cherche l’amour avec un grand A, l’autre ne le cherche pas tant que ça. L’une a un rythme de vie sain et équilibré, alors que l’autre vie au jour le jour. Cela ne les empêche pas de douter d’elles-mêmes, de leurs décisions et de noyer leurs chagrins dans des mojitos et des shots. 
Même si leurs caractères sont exagérés, même si ce sont des personnages clichés, on se retrouve un peu en elles. On a chacune un petit bout d’Alise et de Maud en nous, que ça soit en positif ou en négatif, et c’est en cela que ce livre puise sa force : dans le fait que toute femme peut se retrouver dans les deux personnages principaux.
Par contre, j’avoue ne pas avoir été charmée par la gent masculine présente dans cette histoire. Heureusement que Julien et Alexis étaient là pour remonter un peu le niveau.

Le récit est léger et sans prétention. Il tourne principalement autour des peines de coeur et des relations amoureuses de nos héroïnes.
Quant à la fin, elle est en demi-teinte. Je me doutais comment cela se finirait pour l’une et je ne pensais pas que pour l’autre ça se terminerait ainsi. L’auteur nous laisse peut-être dans le flou en ce qui concerne cette dernière en prévision d’un éventuel second tome ?




En conclusion, « Tu peux toujours courir » est la version québécoise de Bridget Jones. Valérie CHEVALIER nous offre une comédie romantique comme on les aime : légère et croustillante. On rigole, on râle, on se laisse transporter avec joie dans les péripéties d’Alice et de Maud sans difficulté et l’on ne voit pas le temps passer une fois que l’on plonge notre nez dans ce livre.






Un livre à lire cet été sur la plage, pour passer un petit moment de bonheur et de légèreté.









Avez-vous lu ce livre ? 

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vendredi 14 avril 2017

La cueilleuse de thé ; Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT.

Édition : Charleston.
Prix : 18 €
Sortie : 07/04/2017
Pages : 317

La cueilleuse de thé
Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT.



Résumé.

Au Sri Lanka, l'ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l'aube de ses vingt ans, la jeune femme a d'autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n'ont d'autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d'un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d'autres personnes et surtout d'autres envies. La cueilleuse de thé qu'elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

LAURÉAT DU PRIX DU LIVRE ROMANTIQUE.















Je remercie chaleureusement les éditions Charleston pour cette lecture que j'ai pu avoir la chance de lire en avant-première en tant que Lectrice Charleston 2017 !

« La cueilleuse de thé » nous plonge dans l'histoire émouvante de Shemlaheila, une jeune indienne qui travaille en tant que cueilleuse de thé au Sri Lanka.
Vivant dans la misère sous le joug des kanganis, les hommes maîtres qui surveillent les cueilleuses et profitent de leurs situations, elle décide de quitter la plantation après la mort de sa mère. Son but : apprendre l'anglais et la comptabilité pour devenir vendeuse de thé.
Fuyant sa condition, elle va voyager loin et vivre bon nombre d'expériences qui forgeront sa destinée.

Ce livre est un vrai voyage en Inde et au Sri Lanka. 
Dès les premières lignes, nous avons l'impression de faire parti de cette histoire, de ressentir la chaleur sur notre peau, mais aussi la dureté du travail de cueilleuse de thé. 
Je ne suis pas une fine connaisseuse de ces deux pays ni de leurs traditions, mais la plongée dans cette culture a été faite toute en douceur et ce fut comme si je connaissais depuis toujours cette terre. 
N'ayez donc crainte des nombreux prénoms si différents des nôtres, ni des termes utilisés qui sont souvent accompagnés d'une annotation : l'auteur réussi avec brio à nous transporter ailleurs.

La plume de Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT est une véritable surprise. Simple et puissante à la fois, sa force se trouve dans sa capacité à nous faire ressentir des émotions intenses et poignantes. J'ai été totalement transportée, j'ai ressenti les émotions des personnages avec une telle force que j'en reste encore chamboulée. 

Sur la route de Shemlaheila, de nombreux personnages vont croiser son chemin, chacun lui inculquant un savoir ou une leçon.
Alors que je ne me suis pas accrochée à la plupart d'entre eux, il n'y a que Twiny qui a réussi à me faire monter les larmes aux yeux. Cette vieille dame, pleine de bon sens et d'amour qui peu à peu perd son autonomie, nous offre une vraie leçon de vie. 

Alors que le récit se focalise sur l'histoire de Shemlaheila, une partie du livre met en scène quelques personnages restés sur la plantation, comme Datu-Guemi, sa femme et Mohanty. Ces passages sont essentiels et nous rattache au début du livre, à la plantation, continuant à nous raconter les horreurs que subissent les femmes au quotidien dans les plantations de thé.

La fin arrive bien trop subitement.
L'épilogue est pour moi un peu court et nous laisse dans le flou. Beaucoup de questions restent sans réponse : que devient Mohanty ? Et Datu-Guemi et sa femme ? Sans compter Dudley ?
Alors peut-être que l'auteur prévoit un second tome, pour continuer cette histoire, ce que j'espère de tout coeur. Le cycle de Shemlaheila est terminé, mais pas celui des autres personnages, et c'est la seule chose que je reproche à cette histoire.




En conclusion, « La cueilleuse de thé » est une histoire poignante, entre fiction et véritable documentaire. Jeanne-Marie SAUVAGE-AVIT nous plonge littéralement en Inde et au Sri Lanka, dans ces fabuleux pays aux injustices affreuses. En nous racontant ce destin de femme, l'auteur nous fait ressentir des émotions intenses et nous offre une belle leçon de vie.
Après cette lecture, vous ne savourerez plus jamais le thé comme avant.






Un livre à lire si vous aimez voyager.









Avez-vous lu ce livre ? 

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