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jeudi 28 janvier 2021

L'année après toi ; Nina DE PASS.

 




Édition: Hugo Roman
         collection New Way
Prix : 17€
Poche : Oui - 7,60€
Sortie : 14/01/2021 (poche)
Pages : 382
Ebook : Oui - 7,99 €
 
L'année après toi,
Nina DE PASS.



Résumé.

San Francisco, le soir du nouvel an. Cara survit miraculeusement à un tragique accident de voiture. Mais sa meilleure amie, Georgina, n'a pas la même chance…


Après cette terrible nuit, Cara est consumée par le chagrin. Ses parents l'envoient alors dans un lycée international en Suisse pour qu'elle puisse se reconstruire. Au coeur des montagnes, l'ancienne vie de Cara semble bien loin derrière elle. Pourtant, Georgina et la culpabilité restent présentes à chaque instant.



Ici, personne ne connaît l'histoire de Cara et elle compte bien qu'il en soit ainsi. Même si ses nouveaux amis Ren et Hector font tout pour la soutenir et l'aider à avancer. Surtout Hector, qui semble étrangement comprendre le deuil comme personne... 



Cara sait pertinemment qu'il faut laisser le passé derrière soi et s'ouvrir aux autres pour que la vie puisse enfin continuer. Saura-t-elle accepter qu'elle mérite une deuxième chance ?















Je remercie les éditions Hugo Roman la collection Hugo New Way pour cette lecture.
 
 
Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un New Way. « L’année après toi » a rencontré un vif succès lors de sa sortie en grand format et j’ai profité de sa réédition en poche pour enfin me plonger dans cette histoire.

Nous allons y découvrir Cara, une jeune fille de dix-sept ans qui a vu sa vie basculer le soir du nouvel an.
En effet, elle a eu un accident de voiture avec sa meilleure amie, Georgina, qui est décédée.
Effondrée et n’étant plus que l’ombre d’elle-même, les parents de Cara décident de l’envoyer dans un lycée international en Suisse, pour l’aider à surmonter ce drame.
Là-bas, même si personne ne sait ce qu’il lui est arrivé, Cara ressent la présence de Georgina partout. 
Ses amis vont essayer de lui montrer le chemin de la guérison, même si elle ne veut pas le voir…

Quelle claque ! J’ai adoré cette lecture qui est probablement l’un des meilleurs titres publiés chez New Way.

Le récit ne se passe que du point de vue de Cara, nous plongeant dans les pensées troubles de cette jeune fille.
De l’hôpital à son arrivée au lycée, on ne sait pas encore vraiment les circonstances du drame, exceptées que c’était un accident de voiture. 
Cara est pleine de peur, plus que le fantôme d’une adolescente. C’est terriblement poignant de la découvrir complètement effacée et « sans vie », passive. On ressent tout son mal-être dans chaque page et j’ai trouvé que Nina DE PASS nous en faisait baver également de notre côté.

J’ai aimé l’importance des personnages dans ce titre. Il n’y a pas beaucoup de personnages secondaires qui ont vraiment une importance pour Cara, mais ceux-ci ont une grande place dans le récit.
Ren est la parfaite amie qu’il fallait à Cara pour réussir à ouvrir les yeux. J’ai adoré ce personnage qui a ses faiblesses et ses craintes, qui est effacée également, mais fait passer tout le monde avant elle-même.
Fred est celui que j’ai eu le plus envie de secouer et en lisant cette histoire, vous comprendrez.
Hector, comment ne pas succomber face à son charme ? Dès le début on est attirés par lui, comme Cara. Il est un peu la lumière et nous le papillon. Pourtant, derrière ses sourires et ses blagues se cachent beaucoup de blessures que l’on va apprendre à connaître… Il va vous dévaster le coeur également.

On n’a pas de passages dans le passé dès le début, laissant un grand mystère sur les évènements qui se sont passés. 
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est comment Nina DE PASS a réussi à nous tenir en haleine et  à nous mener en bateau. Cara nous mène par le bout du nez, le récit est un peu comme des poupées russes : on ouvre l’une d’elle, mais il y en a encore une autre dans celle-ci et ainsi de suite. Il y a beaucoup de secrets, de non-dits, de vérités déformées qui nous surprennent. Plus on avance dans le récit, plus on s’y attend un peu, mais cela n’empêche pas d’être tristes par ces réalités.

La plume de Nina DE PASS est incroyable. J’espère sincèrement qu’elle écrira d’autres livres parce que rien qu’avec un seul titre, elle a su conquérir mon coeur.

 

En conclusion, « L’année après toi » est une claque ! Nina DE PASS a su m’embarquer dans son univers dès les premières lignes.
Dans ce titre, l’autrice nous parle de deuil, de reconstruction après la perte d’un être cher. Cara est dévastée par la mort de sa meilleure amie, surtout parce qu’elle a survécu à l’accident de voiture et pas elle. Il y a beaucoup de sentiments et j’ai eu le coeur plusieurs fois en mille morceaux à la lecture de certains passages.
Les personnages secondaires sont attachants, tant par les casseroles qu’ils traînent que par leurs caractères et surtout par l’amitié qu’ils partagent.
Un récit beaucoup plus complexe que ce que laisse imaginer le résumé, qui plaira autant aux adolescents qu’aux adultes.

 

L’un des meilleurs New Way sorti à ce jour.




Avez-vous lu ce livre ? 

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mercredi 7 février 2018

Les hautes lumières ; Xavier DE MOULINS.


Édition : JC Lattès.
Prix : 19 €
Sortie : 04/10/2017
Pages : 356
Ebook : Oui - 13,99 

Les hautes lumières
Xavier DE MOULINS.



Résumé.

C’est une histoire d’amour entre ombre et lumières, celle qui unit Nina, la coiffeuse de Bondy, à son mari Tahar, le chauffeur de taxi marocain.

C’est l’histoire d’un combat  : Nina ne parvient pas à tomber enceinte, mais est prête à tout pour devenir mère. Ayant adopté avec Tahar un petit garçon au Maroc, elle se heurte à l’administration, qui refuse qu’il soit ramené en France.

C’est l’histoire de désirs qui s’entrechoquent  : pendant que la jeune femme, à El Jadida, se bat pour aller au bout de l’adoption, Tahar, resté à Paris, s’éprend d’une photographe qui lui propose son aide afin de rapatrier l’enfant clandestinement…
Une terrible course contre la montre s’engage alors  ; dans cette course, certains s’effondreront juste avant la ligne d’arrivée, d’autres parviendront à leurs fins – mais à quel prix  ?
Tous, du moins, auront couru un risque  : le risque d’aimer.

Dans ce roman rythmé et saisissant, Xavier de Moulins interroge la puissance destructrice de nos désirs, l’ambivalence des êtres et l’ironie du sort. 















Je remercie les éditions JC Lattès pour ce service-presse.

Je connaissais Xavier DE MOULINS en tant que journaliste, mais je ne le connaissais pas en tant qu’écrivain. Cette lecture m’a permis de découvrir une facette de cet homme que je n’imaginais pas.

« Les hautes lumières » est l’histoire vraiment intense, forte en émotions, d’un couple parisien.
Nina est coiffeuse, mariée à Tahar, un marocain chauffeur de taxi. Ils n’arrivent pas à avoir d’enfant, Nina ayant malheureusement des problèmes de fertilité.
Alors que sa dernière FIV est un échec, qu’elle pense qu’il serait mieux de quitter Tahar pour le laisser espérer devenir père un jour, une opportunité s’offre à eux : adopter un petit garçon marocain, garçon qui ne leur est pas totalement inconnu.
Alors que Nina se bat avec l’administration pour obtenir un visa à cet enfant et l’emmener en France avec elle, Tahar qui est restée à Paris, s’éprend d’une photographe qu’il va croiser un jour par hasard.

Je ne pensais pas sortir si bouleversée de cette lecture.
On se prend immédiatement d’affection pour Tahar et Nina, ce couple malheureux qui n’arrive pas à concevoir un enfant. Alors que Nina s’effondre, s’enfonce dans la noirceur, Tahar fait tout pour rester positif et lumineux pour sa femme.. Ce qui ne l’empêche pas, dans les coulisses, de laisser libre court à sa peine.
Cette nouvelle lecture m’a permis d’en apprendre encore plus sur la FIV, puisqu’une bonne première partie du livre se focalise dessus. Xavier DE MOULINS ne nous ménage pas, nous montre le côté sombre de la FIV, lorsque les essais ne fonctionnent pas. La froideur des médecins, la peine des parents, la dignité perdue. Il m’est difficile de mettre des mots sur ce que j’ai ressenti, tant c’était intense. J’en ai encore les tripes retournées.

Nina et Tahar, suite à cet ultime échec, vont alors suivre des chemins différents, sans qu’ils ne s’en rendent compte. Nina va tout faire pour ramener ce petit marocain avec elle, Tahar va vouloir passer plus de temps avec cette photographe. Tous les deux sont à la recherche de l’amour : Nina cherche celui d’une mère pour un enfant, Tahar celui d’un homme pour une femme. 
Même si chacun font des choix parfois inacceptables, on ne peut que compatir face à leur quête désespérée.
La question se pose alors : jusqu’où irions-nous par amour ?

Il y a un mélange de culture très intéressant puisque l’histoire se passe entre la France et le Maroc. 
J’ai apprécié ce voyage dans ces terres marocaines, apprendre à connaître leurs coutumes, leurs peurs, leur façon de vivre.. Même si certaines scènes sont choquantes, notamment lorsque cela concerne la place de la femme dans la société ou le rôle de la femme en tant que mère. 

On ne s’en rend pas compte, mais les pages se tournent très rapidement. 
Le rythme du récit est bien géré, entre narration et action, toujours tout en sentiments et en émotions. 
J’ai été surprise par le style d’écriture de Xavier DE MOULINS, qui arrive à véhiculer des ressentis avec facilité. Je l’ai trouvé très tendre également avec ses personnages, même s’il ne les ménage pas. Au final, j’ai presque trouvé que sa plume était féminine, tendre et protectrice.

La fin est intense.
Plus nous approchons des derniers chapitres, plus la tension monte crescendo. Le rythme s’accélère, on vit littéralement ce que les personnages endurent. 
On pensait souffler, mais malheureusement on ressort le coeur brisé de cette lecture. La fin ne nous épargne pas, un peu comme la vie qui est belle, mais difficile.




En conclusion, « les hautes lumières » est un récit aussi lumineux que sombre. Xavier DE MOULINS a vraiment un don pour raconter des histoires, pour faire ressentir des émotions, pour nous faire vivre ce que les personnages vivent, pour nous faire croire que cette histoire est réelle. Je suis encore choquée par ce récit que j’ai vécu intensément du début jusqu’à la fin. J’ai souri, mais j’ai aussi beaucoup pleuré.
C’est un auteur que je suivrai désormais, qui a su me toucher comme peu y arrivent.





Un livre à lire si vous aimez les leçons de vie, belles, dures et intenses.





Avez-vous lu ce livre ? 

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vendredi 17 février 2017

La maison aux secrets ; Catherine ROBERTSON.

Édition : Charleston
Prix : 22,50 €
Sortie : 07/02/2017
Pages : 412

La maison aux secrets
Catherine ROBERTSON.



Résumé.

Depuis que son petit garçon a été renversé par une voiture, April Turner ne vit plus. Cela fait cinq ans maintenant qu'elle s'est écartée de tout ce qu'elle aime et de tous ceux qui l'aiment, et entend bien continuer son existence ainsi.

Lorsqu'une lettre lui parvient de la part d'un notaire anglais, l'informant qu'elle est l'héritière d'une propriété abandonnée en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de résister. Mais le mystère entourant cet héritage est intrigant, et elle décide de quitter temporairement la Nouvelle-Zélande pour le vieux continent, où elle va rencontrer des habitants étonnants, notamment Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans.
Sunny avait connu Empyrean lors de son âge d'or, et son histoire rend le passé encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prête à renoncer à ses principes pour, enfin, revivre à nouveau ?

Une histoire qui vous apprend ce que signifie être vivant…















Un grand merci aux éditions Charleston pour m'avoir envoyé ce manuscrit en avant-première dans le cadre de l'aventure Lectrice Charleston 2017.

« La maison aux secrets » de Catherine Robertson met en scène April, une femme qui décide de vivre une vie austère et sans plaisir suite au décès de son fils.
Cependant, son quotidien va être chamboulé lorsqu’elle va hériter, d'un lointain parent, d’une propriété en Angleterre. Elle va alors quitter la Nouvelle-Zélande pour se charger de la vente de cette maison, ne plus jamais en entendre parler et retrouver son quotidien gris et morne, loin de toute joie et plaisir. 
Mais ce qu'April ne sait pas encore c'est que les nombreux secrets autour de cet héritage vont, petit-à-petit, transformer sa vie.

Dès le début, nous savons que ce récit aura une saveur particulière.
J'ai d'abord été un peu sceptique face aux choix de vie qu'April fait et son quotidien est vraiment particulier. 
Cependant, passées ces premières pages et dès son arrivée en Angleterre, le texte devient subitement plus addictif, plus vivant. 

J'ai été séduite par les paysages, par les personnages et par la propriété, l'Empyrean, qui est également un protagoniste à part entière de ce récit. La plume de Catherine Robertson est touchante, bouleversante et l'on tourne les pages à une vitesse folle : on est vraiment happé par ce récit poignant. 

Chaque personnage, comme la propriété, connaissent une évolution frappante et émouvante. C'est comme si, en redonnant ses lettres de noblesse à l'Empyrean, tous les personnages se voyaient transformés également.

J'ai été tout autant séduite par les passages mettant en scène April que par les chapitres qui nous font retourner dans le passé, à l'époque de cette chère Sunny et de James. Petit-à-petit, nous découvrons chaque secret ou nous les devinons. Tel un bourgeon de fleur, le récit s'ouvre et nous révèle tout son potentiel, nous laissant vraiment pantois face à cette complexité insoupçonnée.

Il y a énormément de messages cachés dans cette histoire et beaucoup de choses inexplicables.
Jack, un homme que va rencontrer April, est-il une personne à part entière ou un fantôme ? On peut se poser cette question puisqu’elle est la seule, pendant tout le livre, à le connaître et même à le voir.
Le rouge-gorge et la couleur rouge sont aussi très présents du début jusqu’à la fin. Symbolisant le renouveau, l’évolution, l’égarement, ils apparaissent de manière anodine, mais sont porteurs de messages.
Enfin, que dire du dernier chapitre avec cette fameuse cabine téléphonique ? April reçoit un appel de qui ? Pourquoi ? Est-ce James ? Jack ou Ben ? Ou les trois ? 
Cette fin ne m’a pas laissée indifférente et je suis curieuse de savoir quel sens vous donnez à ce dernier chapitre et de pouvoir tout simplement échanger avec vous là-dessus.




En conclusion, « La maison aux secrets » m'a vraiment séduite par son univers riche en couleurs et en émotions. Catherine Robertson nous fait rire, pleurer, détester, aimer, rêver. Plus qu'un roman, c'est une vraie ode à l'espoir, à l'amitié et à l'amour qui ne laissera personne indifférent.






Un livre à lire, à savourer.





Les avis des Lectrices Charleston :




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