jeudi 21 mars 2019

Ce qui ne te tue pas... ; Georgia CALDERA.


Édition : J'ai lu.
Prix : 13,40 €
Sortie : 20/03/2019
Pages : 320
Ebook : Oui - 9,99 

Ce qui ne te tue pas...,
Georgia CALDERA.



Résumé.

Le bac en poche, les années lycée et leur lot de terribles souvenirs derrière elle, Violette se réjouit de pouvoir enfin tourner la page. 

C’est par un déménagement et l’intégration d’une école de graphisme de renom que débute sa nouvelle vie. 
Artiste dans l’âme, Violette espère se révéler et s’épanouir à Arte-Sup. 

Or, son bonheur a un prix : Adam, le fils de son nouveau beau-père. 

Car le jeune homme, aussi ombrageux qu’insaisissable, avec lequel elle va devoir désormais partager un couloir, semble la haïr par-dessus tout. 
Et lui aussi étudie les arts graphiques au sein de la même formation...
















Georgia CALDERA n’est plus à présenter. Ses livres ont trouvé son public et sa gentillesse séduit tout le monde.
Lors de mon passage à Livre Paris, je me suis laissée tenter par sa nouveauté : « Ce qui ne te tue pas… ». J’ai attendu trois heures pour le faire dédicacer, quel succès ! Sur le trajet du retour, je me suis plongée dans son histoire et tout ce que je peux vous dire c’est que je l’ai dévoré.

Dans « Ce qui ne te tue pas… », nous allons suivre Violette. Elle vient d’avoir son baccalauréat et décide de faire de sa passion pour l’art son parcours de vie. Elle laisse derrière elle son père et son frère pour aller s’installer chez sa mère, fraichement remariée, pour pouvoir intégrer la fameuse école d’art Arte-Sup.
Sauf que vivre dans le nouveau foyer de sa mère veut dire co-habiter avec son beau-père, mais aussi avec son fils : Adam. Il est ombrageux, mystérieux et ne parle pas. Ils partagent le même couloir et la même école puisque lui aussi va intégrer l’école d’art. 

J’avais été prévenue par Georgia CALDERA : le personnage masculin de cette histoire est torturé. Sincèrement, je ne pensais pas que ça serait à ce point. N’ayant jamais lu d’histoire de cet auteur, je ne saurai vous dire si ses récits sont aussi sombres et intenses que celui-ci. 

Les chapitres alternent entre les points de vue de Adam et de Violette.
Dès le début, nous entrons dans le vif du sujet avec l’arrivée de la jeune femme chez sa mère. D’apparence, le cadre est idyllique, le foyer est heureux. Jusqu’à la fameuse rencontre avec Adam, l’ombre à ce parfait tableau. Violette ne comprend pas pourquoi il est comme ça, pourquoi il ne s’exprime pas. Il a un passé trouble, sa mère l’avait prévenue. Seulement, Violette aime se faire son propre avis, n’écoute personne, et pour cause : elle aussi a souffert du jugement des autres.

Le duo que forment Adam et Violette est assez détonnant. 
Il est l’ombre, elle est la lumière. Lui le silence, elle la parole. Tout les oppose et pourtant, derrière leurs masques, ils se ressemblent tellement. La passion pour le dessin va les réunir bien malgré eux, à force de petits coups du destin.
Ils vont se tendre mutuellement la main, essayer d’aider l’autre à aller mieux. Ils sont tout aussi surpris de trouver une épaule sur laquelle s’appuyer chez l’autre, alors qu’ils ne pouvaient pas s’encaisser.

Tous les deux portent leurs propres casseroles et plus nous avançons dans l’histoire, plus nous en apprenons. J’ai été autant touchée par l’histoire de Violette que par celle d’Adam, même si le jeune homme m’a clairement chamboulée. 
Son histoire, son passé et son présent sont difficiles. On ne peut pas rester de marbre face à toutes les situations atroces dans lesquelles il se retrouve. J’en ai encore le coeur serré, la boule au ventre. J’ai eu souvent les larmes aux yeux et plus d’une fois j’ai été obligée de poser le livre quelques minutes pour souffler.
Violette n’est pas en manque non plus de son côté. Vous comprendrez mieux en lisant ce livre, mais c’est un thème qui est d’actualité. Comment l’auteur l’aborde rend cette situation également atroce. J’ai trouvé que c’était très bien retranscrit, avec la froideur qui caractérise ces actes.

Bien plus qu’une romance, « Ce qui ne te tue pas… » est un portrait des maux que peuvent subir les gens. Le silence qui peut enfermer des personnes dans une situation dont ils ne peuvent plus sortir. Des oeillères que se mettent les gens, préférant ne rien voir plutôt que d’aider. Pire : des masques que peuvent porter les gens, des personnes d’apparences innocentes qui sont en fait les tortionnaires. 
Georgia CALDERA a vraiment réussi à me faire réfléchir sur toutes ses situations, à me faire voir le monde d’un autre oeil. Les mots peuvent autant blesser que les paroles. La bienveillance ne coûte rien et peut sauver des vies. De près ou de loin, nous avons tous touché du doigt ou vécu une situation que vous retrouverez dans ce livre et c’est ce qui arrive à nous ébranler, nous lecteurs. Il m’est difficile de clairement exprimer ce que j’ai pu ressentir en lisant cette histoire, mais encore aujourd’hui j’en ai les doigts qui tremblotent. 

La fin est le point qui m’a le plus gênée, même si ce n’est pas un problème.
L’histoire aura un second tome, à paraître en mai. Je pensais qu’il y aurait un petit cliffhanger pour me tenir en haleine, hors ce n’est pas le cas. L’histoire est tout simplement coupée. Il me manque ce petit sentiment d’attente et de surprise, mais c’est une suite que je ne louperai sous aucun prétexte.


En conclusion, « Ce qui ne te tue pas… » est une belle surprise, intense et poignante. Georgia CALDERA a réussi à me toucher, à prendre mon coeur et à le serrer de la première à la dernière page. En commençant cette lecture, je ne pensais pas trouver un texte aussi émouvant, prenant et difficile à lire. Pourtant, c’est le cas. L’auteur aborde des thématiques difficiles, mais cruellement d’actualité. D’une histoire toute mignonne, nous plongeons dans un cadre plus sombre. Nous sommes un peu comme Alice qui suit le petit lapin blanc. 
C’est clairement une lecture qui ne m’a pas laissée indifférente, qui m’a touchée comme jamais je n’aurai pensé. Georgia CALDERA m’a surprise et en plus de la suite que j’attends avec impatience, je me promets de découvrir son univers au plus vite.








Avez-vous lu ce livre ? 

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mercredi 20 mars 2019

The Shakespeare Sisters, tome 1 : Les promesses de l'été ; Carrie ELKS.


Édition : Hugo&Cie
          Collection New Romance.
Prix : 17 €
Sortie : 14/03/2019
Pages : 377
Ebook : Oui - 9,99 

The Shakespeare Sisters, tome 1 :
Les promesses de l'été,
Carrie ELKS.



Résumé.

Cesca Shakespeare peine à garder son job, son appartement, et végète à Londres, six années après que sa pièce de théâtre, promise à un grand succès, a été subitement déprogrammée. 
Elle pense avoir touché le fond lorsque son parrain lui offre de passer l'été dans le cadre idyllique d'une villa en Italie, pour l'inciter à se remettre à écrire. À contrecoeur, elle accepte et découvre, trop tard, que la maison appartient à son ennemi juré, Sam Carlton, le responsable de sa chute. 

Sam Carlton, l'idole hollywoodienne, voit son nom traîné dans la boue par la presse à scandale et n'a plus qu'une idée en tête : se cacher. De sa famille, de ses fans... et, plus que tout, de l'homme qu'il est devenu. Il se réfugie pour la période estivale, dans la maison familiale inoccupée, au bord de lac de Côme. Sauf qu'à son arrivée, la résidence n'est pas aussi vide qu'il l'espérait.. 

Au cours de cet été torride, Cesca et Sam doivent affronter leur passé. Leur amitié, d'abord hésitante, évolue rapidement vers une vive attirance, puis bascule dans une aventure brûlante. S'agit-il d'une idylle aussi courte qu'un été, ou leur amour sera-t-il assez fort pour résister à toutes les tempêtes ?















Je remercie les éditions Hugo&Cie et la collection New Romance pour cette lecture.


« The Shakespeare Sisters » est la nouvelle série phare de Hugo New Romance. Nous allons y suivre quatre soeurs, chacune différente des autres. Chaque tome mettra en scène l’une d’elle.

Le premier opus est donc « Les promesses de l’été ». 
Dans celui-ci, nous allons faire la rencontre de Cesca. Sa situation est catastrophique, on peut dire qu’elle vit au jour le jour en enchaînant les petits boulots qu’elle n’arrive malheureusement pas à garder. Sans compter qu’elle vit en colocation dans un petit appartement minable et que sa colocataire est plus heureuse quand Cesca n’est pas là. 
Pourtant, la jeune femme est dotée d’un incroyable talent : celui d’écrire des pièces de théâtre. Seulement, le lendemain de l’avant-première de sa toute première oeuvre, le rôle principal s’est enfui, plongeant Cesca dans l’enfer des déprogrammations et des artistes radiés du devant de la scène. Depuis, elle souffre du symptôme de la page blanche.
C’est alors que son oncle a l’idée de l’envoyer dans la maison de ses amis pendant plusieurs semaines pour faire du gardiennage car ils ne sont pas là. Elle se situe au bord du lac de Côme, en Suisse, autant dire que c’est assez dépaysant pour la londonienne. Et qui sait ? Elle y retrouvera peut-être l’inspiration.
Alors qu’elle décide d’accepter, un invité surprise va venir chambouler son quotidien : le fils du propriétaire, qui n’est autre que Sam, le fameux acteur qui l’avait laissé tomber plusieurs années auparavant. 

J’ai passé un agréable moment avec cette lecture.
Cette nouvelle série est fraiche, pétillante, une bouffée d’air frais. C’est une vraie comédie romantique, avec des joutes verbales et des situations loufoques qui vont vous faire mourir de rire. 

Alors autant vous dire de suite : ce n’est pas le roman le plus épicé que vous retrouverez dans la collection New Romance. Il y a quelques scènes suggestives, mais elles sont peu nombreuses et ne font pas tout le roman.
Et sincèrement, ça fait un bien fou. L’auteur se concentre vraiment sur l’évolution des personnages et leur relation, sans pour autant passer par la case « sexe » rapidement. La tension monte, les protagonistes se cherchent. C’est frais, c’est intense, c’est mignon et tendre. 

Cesca est un peu à un carrefour de sa vie. Elle ne cesse de se faire renvoyer et n’arrive plus à écrire, alors que c’est sa passion et sa raison de vivre. Partir en Suisse va être pour elle une vraie retraite. Elle va se questionner sur sa vie, ses attentes, mais aussi sortir de sa zone de confort. J’ai adoré ce personnage qui est sincère et vrai. Ca peut parfois lui jouer des tours, parfois la mettre dans des situations rocambolesques, mais sa spontanéité est l’un des traits que j’ai le plus adoré.
Sam est quant à lui assez touchant. Son métier le met sur le devant de la scène, mais après un scandale il souhaite disparaître. Sa maison au bord du lac de Côme était censé être son refuge, mais il ne s’attendait pas à être bousculé par Cesca. Ce personnage a énormément de qualité, malgré un passif qui aurait pu le rendre plus torturé. Sa relation avec sa famille est touchante ( je parle surtout de son lien avec ses soeurs ). 
Le duo qu’ils forment est d’abord improbable. Ils se cherchent, ils se chamaillent sans arrêt. Ils ne peuvent absolument pas supporter la présence de l’autre. Mais au fur et à mesure des chapitres, que le temps passe, on se rend compte en même temps qu’eux qu’ils partagent beaucoup de points communs, qu’ils se complètent. 

La plume de Carrie ELKS est une vraie surprise. 
Son style d’écriture se prête parfaitement à ce genre d’histoire, très douce, mais avec des thèmes un peu difficiles. Elle écrit à la troisième personne, alternant les points de vue entre Cesca et Sam. Personnellement, cela ne m’a pas dérangée. J’ai eu l’impression de retourner en arrière, quand les romans étaient écrit pour la plupart à la troisième personne. Le narrateur est omniscient, on est vraiment dans la tête et les pensées des personnages. Si vous n’y êtes pas habitué, laissez une chance malgré tout à ce récit : vous ne ressortirez pas déçu. 

En plongeant dans cette histoire, j’ai eu vraiment l’impression d’être dans un cocon. Même s’il se passe des évènements pas si joyeux, j’ai ressenti tout au long de ma lecture un sentiment de bien être. 
Ca m’a un peu rappelé l’univers de « Quatre filles et un jean » de Ann BRASHARES, en plus adulte bien évidemment.

J’ai beaucoup apprécié la fin, qui est un peu plus dramatique et un peu moins comédie romantique.
Il y a beaucoup de révélations, pas forcément joyeuses. Le rythme s’accélère et fait battre notre coeur. Il me manque quand même quelques chapitres pour vraiment dire au revoir au duo, même si je ne doute pas que nous les retrouverons dans les prochains opus.


En conclusion, « The Shakespeare Sisters, tome 1 : Les promesses de l’été » est une belle entrée en matière dans cette nouvelle saga. Carrie ELKS nous plonge dans son univers tendre et comique avec facilité. On passe des rires aux frissons et j’ai aimé cette sensation de bien être que j’ai ressenti tout au long de ma lecture.
Ce premier tome est empli de douceur, un vrai bol d’air frais dans l’univers de la new romance.








Avez-vous lu ce livre ? 

Votre avis m'intéresse donc n'hésitez pas à poster un petit commentaire.




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